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KING KONG REVIENT ! (A*P*E)

 
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MessagePosté le: 30/05/2018, 16:30    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

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A l’occasion de la sortie imminente d’une édition DVD française de KING KONG REVIENT! (A*P*E), chez l’éditeur Ciné2genre, un nouveau topic tout beau tout neuf est mis en place afin de rendre justice à l’un des plus incroyables navets de l’histoire du cinéma. Outre une version française et une VOST, ainsi que trois cartes collector, les bonus qui accompagnent cette édition ont intégralement été réalisés par certains membres du forum et du collectif CPPFFJ.

Avant de parler du film, j’aimerais remercier chaudement mes joyeux camarades du forum grâce à qui ces bonus ont pu se faire : Titou, initiateur du projet et grand manitou ayant supervisé toute l’opération, ainsi que Supermegalosaurus, qui s’est prêté de bonne grâce au jeu du présentateur érudit avec le naturel qu’on lui connaît. Merci également aux membres du collectif CPPFFJ à qui l’on doit les biographies des acteurs et du réalisateur, ainsi qu’à Ciné2genre qui nous a laissé une totale liberté sur cette édition.




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MessagePosté le: 30/05/2018, 16:42    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

KING KONG REVIENT !

(A*P*E / KING KONGUI DAEYEOKSEUB)




France : KING KONG REVIENT
Belgique : LA REVOLTE DE KONG
U.S.A. : APE / THE NEW KING KONG / SUPER KONG / SUPER KING KONG / SUPER APE / ATTACK OF THE GIANT HORNY GORILLA / HIDEOUS MUTANT / 3-D MUTANT / KING KONG VS JAWS / KING KONG VS THE SHARK / KING KONG GOES APE / KING KONG GOES BANANAS / KING KONG AGAINST THE U.S.A.
Asie : APE, ATTACKING PRIMATE MONSTER
Corée du Sud : KING KONGUI DAEYEOKSEUB
Philippines : THE KING APE (titre anglais)

Réalisateur : Paul Leder
Produit par : K. M. Young & Paul Leder
Producteurs associés : Tony Francis, Reuben A. Leder & Yang Tseng Hsiu.
Scénario : Reuben & Paul Leder
Musique : Bruce Mac Rae

Interprètes : Rod Arrants, Joanna de Verona (Joanna Kerns), Alex Nicol, Nak-hun Lee, Wooyoin Jong, Jerry Harke, Larry Chandler, Walt Myers, J. J. Gould.

Sortie en Corée du Sud : 23 juillet 1976
Sortie aux Etats-Unis : octobre 1976
Sortie en France : 15 février 1978





L'HISTOIRE :

Sur le pont d’un cargo, le capitaine et l'un de ses hommes discutent de leur extraordinaire cargaison : un gorille de 9 mètres de haut qu’ils viennent de capturer sur une île. Mais l’effet des gaz employés pour l’endormir s’étant dissipé, le singe brises ses chaînes et s’échappe, coulant le navire et affrontant au passage un requin géant qui passait par là. Arrivé sur les cotes coréennes, il continue sa marche à travers les villes du littoral, semant panique et destruction.

Pendant ce temps à Séoul, une jeune actrice américaine, Marilyn Baker, retrouve son fiancé Tom Rose, un journaliste qui vient la rejoindre alors qu’elle s’apprête à tourner un film sur place. Face aux appels de détresses qui commencent à lui parvenir, le colonel Davis, d’abord dubitatif, finit par envoyer ses hommes sur les lieux mais ceux-ci ne peuvent que constater l’ampleur des dégâts. Par mesure de sécurité, l’armée ordonne de faire évacuer les villages autour de Séoul ainsi que le personnel civil de la base américaine. Pendant que les militaires partent à la recherche du gorille, avec l’ordre de le capturer vivant, Tom lui, cherche à décrocher un scoop. Lors d’une conférence de presse, il retrouve son vieil ami le capitaine Kim - qui n’est autre que le chef de la police nationale - et s’arrange pour l’accompagner dans une de ses patrouilles.

De son coté, Marilyn, alors en plein tournage, tombe sur l’animal qui l’enlève. Le primate se réfugie dans les montagnes où il commence à examiner sa proie. Dérangé par les hélicoptères de l’armée, il laisse s’échapper la jeune starlette qui se cache dans une cavité rocheuse. Avec la permission du capitaine Kim, Tom emprunte une jeep pour tenter de sauver sa fiancée pendant que les militaires lâchent des gaz. Alors que le gorille a fort à faire avec les hélicoptères, Tom parvient à tirer Marilyn des griffes du monstre.

Arrivé dans les faubourgs de Séoul, l’animal continue de causer des ravages. Il finit par retrouver la trace de Marilyn qui se croyait en sécurité chez le capitaine Kim et l’enlève à nouveau, laissant derrière lui un champ de ruines dévoré par les flammes. Devant cette catastrophe, l’armée décide d’en finir une bonne fois pour toutes et poursuit le singe géant jusque dans les montagnes. Devant le feu nourrit de l’armée, la bête livre une lutte acharnée mais le combat est trop inégal et, sentant sa fin proche, l’animal dépose Marilyn à terre avant de s’effondrer, mortellement blessé.






LES PREMICES DU CINEMA FANTASTIQUE COREEN



King Kong Revient - que nous appellerons ici APE pour plus de commodité - est une co-production entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. Un choix qui peut paraître bizarre car à l’époque, contrairement au Japon, la Corée n’est pas vraiment réputée pour ses films fantastiques, qui plus est avec des monstres géants. Pourtant, il y eu bien quelques tentatives dès le début des années 60, la plus connue étant une production de 1967, Yongary, une variation sur le thème de Godzilla avec un dinosaure géant ressuscité par des extra terrestres. Ce film a même été distribué aux Etats-Unis sous le titre « Yongary, Monster From the Deep ».









En 1967 également, la Corée a produit Monster Wangmagwi , un film beaucoup plus obscur qui était autant influencé par King Kong que par Godzilla. Wangmagwi, un robot géant ayant vaguement l’apparence d’un singe, est envoyé sur Terre par des aliens qui veulent détruire Séoul. Le monstre finit par tomber sous le charme d’une jeune mariée qu’il capture. Malheureusement, ce film n’a jamais franchi les frontières de la Corée et n’a jamais fait l’objet d’une quelconque diffusion à la télévision ou même en vidéo. Resté de ce fait très confidentiel, il est quand même cité dans le livre des records pour être l’un des trois films dans l’histoire du cinéma qui a utilisé le plus grand nombre de figurants. (1)









Malgré quelques rares exemples de ce type, le kaiju eiga à la sauce coréenne n’a jamais vraiment prit. Ceci s’explique d’une part à cause du manque d’experts en effets spéciaux à cette époque et d’autre part parce que la Corée bénéficiait de l’abondante production japonaise qui était facilement disponible et qui, du coup, rendait les projets locaux beaucoup plus risqués en termes de production. Malgré tout, les coréens n’étaient pas non plus dénués d’ambitions et ils se sont lancés dans quelques co-productions dans la perspective d’une diffusion internationale. C’est comme ça que deux compagnies coréennes, Lee Ming Film et Kuk Dong Compagnie, se sont associées avec le réalisateur américain Paul Leder pour faire un film qui devait marquer une nouvelle étape dans leur production cinématographique. Ne restait plus qu’à trouver le sujet.


LA GUERRE DU GORILLE : PARAMOUNT VS UNIVERSAL



Et le sujet était tout trouvé, car il faut savoir que APE a été produit et réalisé dans un contexte bien particulier, qu’on a appelé à l’époque « la kongomania ». Cette période, qui s’est étalée sur un peu plus d’un an entre 1975 et 1977, a découlé d’un événement un peu resté ignoré en France mais dont on a beaucoup parlé aux Etats-Unis : « la guerre du gorille ». Ce terme fait référence à une bataille juridique entre la Paramount et Universal pour savoir qui détenait les droits de King Kong. En fait, vers la fin de l’été 1975, Dino de Laurentiis, le célèbre producteur italien, annonce son intention de réaliser un remake à gros budget de King Kong pour le compte de la Paramount, remake dont il avait acquis les droits auprès de la RKO, société productrice du film original de 1933. Le problème c’est qu’une autre importante compagnie hollywoodienne, Universal, était elle aussi en train de préparer son propre remake. Déjà, dans les années 60, Universal avait obtenu les droits auprès de la RKO pour distribuer les deux King Kong japonais d’Ishiro Honda sur le territoire américain, laissant penser à la compagnie qu’elle détenait toujours ces fameux droits. C’est comme ça que les deux studios ont déterrés la hache de guerre et qu’ils ont monopolisés toute une bardé d’avocats pour avoir le dernier mot. Ils avaient aussi des idées diamétralement opposées dans leurs façons de concevoir leurs remakes respectifs. Universal, qui avait appelé son projet The Legend of King Kong, voulait rester fidèle au film d’origine et utiliser la technique d’animation image par image pour faire évoluer les dinosaures. Le studio envisageait même de réutiliser la musique de Max Steiner et simplement actualiser le film par l’emploi de la couleur. Dino de Laurentiis, lui, trouvait les vieilles techniques d’animation ringardes et voulait faire quelque chose de beaucoup plus moderne. C’est pour cette raison qu’il a fait fabriquer à grands frais un robot grandeur nature qui n’a jamais vraiment fonctionné, l’obligeant à se rabattre sur un acteur en costume, en l’occurrence le génial Rick Baker, qui après ça a fait une grande carrière à Hollywood dans le domaine des effets spéciaux.



Dino de Laurentiis et son King Kong grandeur nature.




L’affaire, qui a été beaucoup relayée dans la presse, a fait grand bruit. Pendant que la cour de justice débattait pour trancher la question des droits, un des avocats de la Paramount a proposé de créer une affiche teaser au plus vite. Il est allé trouver les responsables du département marketing et leur a dit : "nous avons besoin d’une affiche qui va enterrer complètement le projet Universal et nous en avons besoin maintenant !". Ce poster teaser avait été spécialement conçu pour créer un impact fort dans l’esprit du public. Dans un des premiers jets du scénario, qui date de septembre 1975, le climax du film devait se situer au sommet de l’Empire State Building, et la décision de changer le lieu pour les tours jumelle du World Trade Center a été prise juste avant la réalisation de l’affiche, au mois de décembre. C’est l’artiste John Berkey qui fut choisi pour réaliser cette affiche. Il était déjà connu pour ses illustrations de vaisseau spatiaux dont il s’était fait une spécialité, comme Chris Foss à la même époque, mais on lui doit également quelques affiches de films qui ont fait parler de lui comme celles des Dents de la Mer en 1975 ou La Guerre des Etoiles en 1977. L’artiste a bénéficié de seulement quelques jours pour travailler avant que l’affiche soit publiée dans le numéro du 30 novembre 1975 du New York Times, soit un an avant la sortie du film. Comme slogan, on pouvait lire les mots « Il n'y a qu'un seul King Kong ». Cette petite phrase revancharde, à priori inoffensive, était bien entendu adressée à la Universal et le résultat a été payant pour Paramount car l’effet escompté a dépassé leurs espérances. Au bas de la page, un coupon offrait d’envoyer un exemplaire gratuit du poster à toute personne qui en ferait la demande.

Dès le lendemain de la parution du New York Times, le journal reçut 219 lettres. Le jour suivant, c’est pas moins de 4000 demandes qui arrivèrent sur le bureau et le troisième jour, 8000 nouvelles lettres ! En tout ils ont du gérer plus de 60 000 demandes.
Finalement, on trouva un arrangement : chaque studio pourrait produire sa propre version mais Universal s’engageait à ne sortir son King Kong que 18 mois après la version de la Paramount. En retour, cette dernière offrirait à Universal des compensations financières concernant les droits de distribution internationale en dehors du sol américain. Après plusieurs mois de pré-production, Universal jeta l’éponge et décida d’annuler le projet.



Le poster paru dans le New York Times du 30 novembre 1975.



LA KONGOMANIA



Le battage médiatique autour de cette affaire a été tel qu’il a donné des idées à plusieurs producteurs, qui ont tout de suite flairés un filon à exploiter. C’est ainsi qu’on a eu droit à toute une ribambelle de projets avec des singes géants, dont la plupart n’ont jamais été réalisé d’ailleurs. C’est la fameuse kongomania, évoquée un peu plus haut. Un des premiers à annoncer sa propre version de King Kong a été Roger Corman qui voulait profiter du fait que les droits sur le roman soient tombés dans le domaine public pour faire son propre remake via sa société de production New World Films, mais apparemment il abandonna l’idée assez vite. De son coté, la compagnie japonaise Toei envisageait de produire un kaiju eiga à gros budget appelé Kongorilla. La compagnie anglaise Amicus, rivale de la Hammer à l’époque, devait co-financer le projet mais retira ses billes assez vite. Il y avait aussi un projet assez farfelu, The Illegitimate Son of you Know Who que devait produire et diriger David Winters. Le scénario dû à Bob Kane (le créateur de Batman) mettait en scène un gorille un peu gay sur les bords qui tombe amoureux du jeune premier au lieu de s'intéresser à l'héroïne. On peut citer également Attack of the Giant Apes, The return of King Kong, deux projets chinois. Le calamiteux Mighty Gorga, sorti en 1970, devait même faire l’objet d’une cure de jouvence puisque les producteurs avaient prévus de retourner toutes les scènes avec le gorille, qui était interprété par un acteur en costume, pour les remplacer par une figurine animée image par image et de ressortir le film. En Europe aussi il y a eu quelques tentatives pour profiter du buzz. En Italie, Mario Bava devait réaliser Baby Kong, un projet qui a été un peu plus loin que les précédents puisqu’on avait réalisé une affiche, écrit un scénario et dessiné un storyboard. Mario Bava avait même préparé les effets spéciaux et le tournage devait se passer à Ponza. Et puis tout est tombé à l’eau quand le remake de Dino de Laurentiis est sorti. Pour la petite histoire, De Laurentiis avait d’ailleurs dans un premier temps proposé à Mario Bava de prendre en charge les effets spéciaux de son King Kong. Vu son passé, Bava était tout indiqué pour ce poste mais il déclina l’offre. Le fait de devoir s’expatrier aux Etats-Unis le temps du tournage le contrariait beaucoup et c’est lui-même qui suggéra à De Laurentiis d’engager Carlo Rambaldi à sa place. Connaissant le bouillant caractère de De Laurentiis, on peut supposer que celui-ci, déçu de la défection de Bava – et souhaitant de toute manière écarter tout projet similaire pouvant nuire à sa version - ne lui ait mis des bâtons dans les roues quand il a eu vent du projet.





Dans le tas, quelques productions ont pu être menées a terme, comme The Mighty Peking Man (Le Colosse de Hong Kong), un film chinois de la Shaw Brothers, plus habituée des films d’arts martiaux et de samouraïs. La compagnie s’en est très bien sortie néanmoins avec ce film de singe géant vivant sur les contreforts de l’Himalaya, dans la jungle indienne, en compagnie d’une jeune et jolie sauvageonne interprété par la suissesse Evelyne Kraft. On a eu aussi droit à Yeti, le Géant d’un Autre Monde, film italien avec un yéti géant qui reprend vie après avoir été découvert en antarctique et décongelé avant d’être amené à Toronto pour y être exhibé. Au brésil, Il y a eu le méconnu Costinha e o King Mong. Costinha était un célèbre acteur comique à l’époque, un peu l’équivalent de notre Louis de Funes en terme de popularité, et après avoir joué dans un tarzan parodique, il apparaît également dans cette suite avec un gorille géant vénéré par une tribu sauvage et qui finit par escalader la statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro. Et puis il y a eu le fameux Queen Kong, une production entre L’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie, tourné par un producteur et réalisateur égyptien, Frank Agrama. De son vrai nom Farouk Agrama, il a également réalisé un film de momie en 1981, Dawn of the Mummy, sorti en France sous le titre l’Aube des Zombies. Le cas de Queen Kong est assez particulier car il n’a quasiment pas été exploité lors de sa sortie. En effet, le film a écopé d’une interdiction de diffusion d’une durée de 25 ans dans de nombreux pays. Etrangement, parmi tous ces projets, Queen Kong a été le seul film à encourir les foudres de De Laurentiis, qui dégaina ses avocats pour faire un procès carabiné et empêcher la sortie du métrage. Celui-ci ne connut qu'une furtive distribution en salles en Italie et en Allemagne et resta invisible de longues années, avant que des copies pirates sur VHS ne circulent sous le manteau à la fin des années 90, suivit d’une distribution en DVD dans les années 2000.











(1) : Monster Wangmagwi a été montré en 2008 au Korean Film Festival. Apparemment, la Korean Film Archive (KOFA) possède deux copies 35mm. Depuis, le film aurait été vu dans d’autres festivals mais toujours uniquement en Corée. Néanmoins, la fondation qui gère les films coréens a annoncé qu’elle pourrait dans l’avenir proposer le film sur Youtube quand les problèmes de copyright seront réglés.


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MessagePosté le: 30/05/2018, 17:08    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

LA PRODUCTION DE A*P*E



C'est dans ce contexte que les producteurs coréens ont décidés de s’engager dans la course au gorille et de produire APE. D’ailleurs, ils ont été parmi les premiers à réagir puisque APE est le seul film avec Queen Kong à entamer son tournage pendant le procès opposant Universal et Paramount. Pour se démarquer des concurrents, ils décidèrent de tourner leur version en relief et de baptiser celle-ci « The New King Kong » mais des pressions de la part de la Paramount obligèrent les producteurs coréens à changer le titre de leur film en A*P*E.





Le budget du film était ridiculement maigre – 23,000 $ à peine - dont la plus grande partie fut apparemment engloutie dans l’utilisation de la couleur, de l’équipement stéréo et de la 3D. Le budget consacré aux maquettes (essentiellement des immeubles) était seulement de 1,200 $ et aucun effet optique ne fut utilisé du fait de leur interférence avec le procédé en 3D. On n’ose même pas penser à la somme allouée au costume qui, vu le résultat, ne devait pas excéder quelques dizaines de dollars. Dans un premier temps, les producteurs de APE firent appel à Rick Baker pour confectionner le costume du gorille alors que celui-ci avait déjà commencé à travailler sur le remake de Paramount. Connaissant les limites du budget, Baker leur fit une offre adaptée mais c’était encore trop pour les producteurs qui utilisèrent en fin de compte un costume standard acheté au studio Don Post (Don Post et son studio sont célèbres pour avoir été parmi les premiers à produire, dès la fin des années 30, une multitude de masques en latex, souvent destinés aux fêtes d’Halloween mais aussi pour l’industrie cinématographique. Les costumes de gorilles sont une de leurs spécialités. Le studio a fermé en 2012). Le tournage a duré seulement 14 jours et autant dire que ça se voit tant le film est approximatif.





En fait, APE est si mauvais qu’il en est consternant. Et en même temps il fait partie de ces films tellement nuls qu’ils en deviennent géniaux. Le principal intérêt du film, mis à part des effets 3D assez primitifs, réside dans le fait qu’il ne se prend pas trop au sérieux. Dès l’ouverture du film, le capitaine du bateau qui achemine le singe confie à un matelot que c’est pour l’exhiber à travers le monde, la première étape étant Disneyland ! Un peu plus tard, sur le tournage d’un film de kung-fu, les acteurs s’en prennent à l’animal car il vient de ruiner leur prise. Les acteurs lui tirent dessus avec des flèches enflammées et, pour justifier le tournage en relief, on voit bien que les flèches sont accrochées a des fils pendant qu’elles fonce sur l’écran. L’une des scènes les plus mémorables est celle ou le singe adresse un doigt d’honneur à un hélicoptère en train de s’écraser sur le flanc d’une montagne. On peut retenir également celle où il enjambe une vache en plastique d’une vingtaine de cm placée au milieu d’un champ avant d’aller faire mumuse avec un parapentiste qu’il finit par laisser repartir en applaudissant, tout en arborant le sourire béat du crétin satisfait. Il y a une scène ou Paul Leder fait un caméo en tant que réalisateur du film dans le film qui est aussi assez amusante. Pendant les répétitions, Leder (qui se prénomme Dino dans le film, fallait oser) exhorte son acteur principal à violer sa starlette avec plus de douceur. Un peu plus tard, alors qu’il tourne une scène ou Marilyn s’enfuit en hurlant, poursuivit par le violeur, celle-ci atterrit droit dans la main du singe qui l’enlève. Elle hurle de plus belle pendant que Dino qui ne la voit pas, ne cesse de lui répéter « J’ai dit coupez !».

Le script de APE en fait un clone assez évident de King Kong. Il y a même quelques lignes de dialogue hautement référentielles : le colonel Davis, qui est harcelé de coups de téléphone pour lui annoncer qu’un singe géant approche dans sa direction, répond « Si vous lui rentrez dedans, demandez lui s’il s’appelle King Kong » . Il est d’ailleurs le seul qui s’en tire bien dans son rôle de colonel incrédule, persuadé pendant la moitié du film qu’on lui raconte des conneries. Les autres acteurs sont à la rue, la palme revenant à celui dans le costume de singe qui est en roue libre. Quand il ne secoue pas frénétiquement un pauvre requin déjà mort, il passe son temps à déambuler dans des décors bons marché et à piétiner des maquettes approximatives tout en faisant des moulinets avec ses bras.









La majeure partie du film se passe à Suwon, qui est la capitale et la plus grande ville de la province de Gyeonggi, située à environ 30 km au sud de Séoul. Vu le maigre budget, le montage du film fait en sorte que le déploiement militaire paraisse plus important qu’il ne l’est en réalité. Les images où on voit un camion et un tank ont été montées en boucle pour faire croire à une file ininterrompue d’engins militaires. Le film fait également directement référence au dictateur coréen Park Chung -hee, en place à l’époque. Bien qu’on ne le voie jamais à l’écran, c’est celui qui appellerait l’officier américain le plus présent à l'écran. La façon dont il s’acharne pour récupérer le singe vivant, au nom de la science coréenne et au mépris de la vie de centaines de paysans, serait un des éléments les plus réalistes du film selon un critique coréen.

Dans le scénario, Marilyn Baker était supposé être une ex star du porno qui tentait de se reconvertir dans le cinéma traditionnel mais le montage final occulte totalement ce point, sans doute pour ne pas être victime de la censure. Dans le même ordre d’idée, pendant la promotion du film avant sa sortie, il avait été annoncé que l’actrice principale serait nue dans toutes les scènes où elle était dans la main du singe. A l’écran, il n’en n’est rien bien évidemment mais on ne sait pas si c’est parce que Joana Kerns refusa de tourner nue ou si, là encore, c’était pour ne pas encourir les foudres de la censure. Dino De Laurentiis avait d’ailleurs annoncé la même chose pendant la promotion de son remake, probablement pour se faire un peu de pub car on ne peut pas penser une seconde qu’il aurait renoncé à un public familial sur un film qui avait coûté des millions de dollars. Et si on veut remonter encore plus loin, sur le King Kong de 1933, les deux réalisateurs Merian Cooper et Ernest Schoedsack voulaient que Fay Wray termine complètement nue pendant la célèbre scène d’effeuillage où Kong lui enlève et renifle ses vêtements, ce qu’elle refusa catégoriquement.


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MessagePosté le: 30/05/2018, 20:45    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

DISTRIBUTION MONDIALE






APE est sorti aux Etats-Unis en octobre 1976, soit deux mois avant le remake de King Kong produit par De Laurentiis, pour pouvoir profiter de l'engouement provoqué par celui-ci. C’est un spécialiste des films d’exploitations, le producteur Jack H. Harris, qui s’est chargé de la distribution sur le territoire américain par le biais de Worlwide Entertainment Corporation. On lui doit plusieurs séries B très sympathique, comme Schlock, Equinox, Dinosaurus, Dark Star et surtout The Blob, un classique de 1958 avec Steve McQueen. Il est d’ailleurs derrière la suite du Blob, réalisé par Larry Hagman, l’ignoble J.R. de la série Dallas et du remake réalisé par Chuck Russell en 1989. Au cours de sa carrière, il a quand même produit une série A, Les Yeux de Laura Mars avec Faye Dunaway en 1978. Paramount, qui trouvait que APE commençait sérieusement à empiéter sur son King Kong, a exercé quelques pressions pour amoindrir les références et obtint de la cour de justice que la mention en grosses lettres « à ne pas confondre avec King Kong » soit ajoutée sur les affiches américaines, alors que Jack Harris s’était vu accordé par cette même cour une liberté totale sur la publicité du film. A la vue du résultat final, Paramount décida finalement qu’un nouveau procès ne servirait qu’à faire de la publicité à un film destiné à être oublié aussi vite qu’il était sorti.





Sur les affiches et tout le matériel promotionnel le titre a été orthographié A*P*E pour que dans l’esprit du public il puisse être associé avec M*A*S*H. Le film de Robert Altman était un des tous premiers films à sortir en vidéo VHS et c’était même le premier film produit par une major à être disponible dans ce nouveau format. A part ça, les seules similitudes entre les deux films sont qu’ils se passent en Corée et qu’ils évoquent des opérations militaires. D’ailleurs, les initiales de A*P*E signifient Attacking Primate MonstEr. Alors oui je sais, c’est un peu tiré par les cheveux mais avec un film pareil, on est plus à ça près.





Toute la promotion du film était axée sur la scène avec le requin géant pour profiter du succès des Dents de la Mer, sorti un an plus tôt. Curieusement, une des photos fournies par la production pour la promotion de cette scène en particulier montre non pas une image du film, mais deux jouets, qui représentent un gorille et un requin (un singe qui ressemble à la maquette Aurora de King Kong, sortie en 1964 et la figurine de Bruce, le requin blanc de Jaws, ainsi surnommé par l’équipe du film), qu’on a mis en scène dans ce qui doit probablement être une baignoire ou quelque chose dans le style. Si il est déjà assez surréaliste de penser que des gens impliqués dans un film puisse imaginer des trucs pareils, il est effarant de constater qu’en plus cette photo a fait le tour du monde puisque c’est l’une des plus utilisées dans l’iconographie du film. Cette scène, qui est sensée constituer le « morceau de bravoure » du film, a été tournée, oh surprise, avec un vrai requin. Sauf qu’il s’agit d’un requin mort auquel on a visiblement prédécoupé la mâchoire inférieure pour qu’elle puisse s’ouvrir plus facilement. En plus regardez bien car c’est dans cette scène qu’on aperçoit le t-shirt de l’acteur qui incarne le singe à travers son costume. Il a des trous sous les bras et il est probable que cette scène était la dernière qu’ils aient tournée avec le costume parce qu’après son séjour dans l’eau, il devait être bon à jeter.





Cette scène du combat avec le requin est celle qui a été mise en avant sur la plupart des affiches internationales. Au Mexique et dans une partie de l’Amérique latine, on a appelé le film Gorila Contra Tiburon, qui signifie Gorille contre Requin. Il y a même un King Gorila Contra Tiburon. La scène est également illustrée sur la couverture du n° 146 de Famous Monsters of Filmland, sorti en 1978. Sur les affiches, en plus du requin, on trouve également un python géant qui apparaît bien dans le film, à condition de ne pas cligner des yeux. La scène où il apparaît dure 20 secondes montre en main et met en scène un vulgaire serpent, pas trop gros bien évidemment, que le singe se contente de ramasser et de jeter sur l’objectif de la caméra sans aucun combat préalable. Des rumeurs font état d’un prologue qui aurait été tourné et qui recyclait des stock shots de dinosaures et des scènes sous marines tirées de Dinosaurus, un film produit par Jack Harris. On y voyait également Ape combattre avec une marionnette d’araignée géante ou bien un crocodile sur une île. Apparemment la scène n’aurait pas été utilisée parce qu’elle n’était pas crédible. Le prologue aurait donc été supprimé et c’est pourquoi le film démarre directement sur le pont du bateau où deux marins évoquent la capture du singe géant sur une île.







Aux Etats-Unis, le film est non seulement sortit sous différents titres mais également avec des montages différents. Parmi les titres les plus répandus il y avait Attack of the Giant Horny Gorilla, Hideous Mutant, 3-D Mutant, Dinosaurus 2 et Super Kong, titre on ne peu plus prémonitoire. La rumeur veut que les copies étaient envoyées aux exploitants de salles avec des bobines sans titre sur l’étiquette. De cette façon, l’exploitant pouvait promouvoir le film à sa guise, même en utilisant le nom de King Kong. Dans les pages ou encarts publicitaires des magazines et des journaux locaux, le film était appelé King Kong ou simplement Kong. C’était en fait une manière détournée de promouvoir le film comme faisant partie de la franchise King Kong sans avoir à payer de royalties. Parmi les différents titres utilisés on trouve également King Kong Goes Ape, King Kong Goes Bananas, Super King Kong, King Kong Against the USA, King Kong vs the Shark et King kong vs Jaws. Vers la fin de son exploitation, quand l’engouement pour le remake de De Laurentiis est un peu retombé, le film a même été présenté dans certains endroits comme une suite de King Kong, sous l’appellation King Kong 2, pour profiter des sorties de Jaws 2 et Rocky 2 en 1979.





Sur certaines copies, la scène du combat entre Ape et le requin géant, qui est normalement placée au début du film, se retrouve à la fin. C’est totalement incohérent puisqu’on assiste à la scène finale où Ape est en train de mourir, abattu par l’armée, et hop, il réapparaît batifolant dans l’eau avec un requin, ce qui sous entend qu’il aurait survécu ! La scène où le gorille adresse un doigt d’honneur aux hélicoptères de l’armée et celle ou Marilyn laisse entrevoir un sein ont également été retirées de certaines copies, sans doute pour une éventuelle diffusion à la télévision qui pourtant n’eut jamais lieu apparemment.

En France, le film est sorti un peu plus tardivement, en février 1978. Il a été distribué par Sofradis, qui l’a peu scrupuleusement appelé King Kong Revient. Si le distributeur n'a pas jugé bon d'exploiter le film dans sa version 3D sur le sol national, c'est bien en relief qu'il a été distribué en Belgique sous le titre King Kong se Révolte. En vidéo, le film a même fait l’objet d’une édition VHS sous le titre La Révolte de Kong, cassette sortie en 1982 chez S.M. Vidéo et qui est quasiment introuvable aujourd’hui.






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MessagePosté le: 30/05/2018, 21:11    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

BIOGRAPHIES



Paul Leder, le réalisateur, a commencé sa carrière comme chanteur et acteur sur les scènes de New York après la deuxième guerre mondiale. Après ça il a évolué vers l’écriture et la production avant de devenir réalisateur avec son premier film The Marigold Man en 1970. La majorité de sa filmographie est composée de films d’exploitations à petits budgets, certains d’entre eux – My Friends Need Killing et I Dismember Mama par exemple – ont acquis une certaine réputation. APE est son troisième film, sur lequel il est aussi producteur et scénariste. C’est d’ailleurs un film qui a été fait en famille puisque la fille de Paul Leder a travaillé dessus en tant qu’assistante sous son vrai nom (Miriam Rose Leder). Après ça elle est devenue productrice et réalisatrice sous le nom de Mimi Leder. En tant que productrice on lui doit notamment la série Urgence, parmi d’autres. Elle a réalisé des films qui ont très bien marché au box office comme Deep Impact ou Le Pacificateur où elle a retrouvé George Clooney après Urgence. Reuben Leder, son frère, a également travaillé sur le film puisqu’il a cosigné le scénario avec papa. Après son expérience sur APE il a été scénariste sur les séries Alerte à Malibu, Walker – Texas Ranger et L’Incroyable Hulk.





Au niveau des acteurs, APE est le premier film de Joanna Kerns qui interprète le personnage de Marilyn. Dans le générique elle est créditée sous le nom de Joanna DeVarona qui est en fait son nom de jeune fille. Elle a essentiellement tournée pour la télévision, que ce soit dans des téléfilms ou des séries. On l’a vu notamment dans Starsky et Hutch, Drôles de dames, Magnum, La Croisière s’Amuse mais elle est surtout connue pour le rôle de Maggie Seaver dans la série comique Quoi de neuf docteur ? de 1985 à 1992. Après ça elle s’est dirigée vers la réalisation, toujours dans le cadre de séries : Dawson, Urgence ou Grey’s Anatomy.





Rod Arrants a joué seulement dans une poignée de films entre 1970 et 2006. APE est d’ailleurs le seul où il tient le rôle principal. On l’a vu un peu plus à la télévision américaine où il apparaissait dans des programmes diffusés en journée.





Alex Nicol est de loin l’acteur le plus expérimenté du lot au moment du tournage. Il a commencé sa carrière d’acteur en 1950 et a tourné dans une quarantaine de films qui incluent un peu tous les genres avec une petite prédilection pour les westerns. Pour les amateurs de cinéma de genre, il a tourné sous la direction de réalisateur qui se sont particulièrement illustrés dans le fantastique comme Nathan Juran, Terence Fisher, John Gilling, Jacques Tourneur ou encore Roger Corman. Parallèlement à sa carrière d’acteur, il a été également réalisateur. Son premier film « The Screaming Skull » date de 1958 et c’était justement un film d’horreur. Entre 1966 et 1967 il a aussi dirigé plusieurs épisodes de séries comme Les Mystères de l’Ouest, Daniel Boone ou Tarzan avec Ron Ely. APE est son dernier film et on ne peut pas dire qu’il ait terminé sa carrière sur une bonne note. En fait, s’il a accepté de faire ce film, c’est parce qu’il était ami avec le réalisateur Paul Leder.






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Nathanael Nico
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MessagePosté le: 31/05/2018, 13:47    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

Très beau retour sur ce film méconnu qui gagne à l'être d'ailleurs! Wink
Un travail énorme de documentation, bravo!
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 01/06/2018, 22:07    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant



Le DVD sort officiellement aujourd'hui. Voici l'annonce facebook de l'éditeur et du collectif CPPFFJ :

"King Kong revient !" Le Roi Kong est de retour ... ou pas !

Découvrez enfin le film mythique et inoubliable du grand Paul Leder ! Une belle copie DVD pour ce long-métrage culte pour toute une génération de cinéphiles. Avec de nombreux bonus inédits du Collectif Cppffj: entretien avec Philippe Eude alias SuperMegalo Saurus qui revient sur les secrets du film (40 mn), les biographies, de nombreuses photos inédites, des bandes-annonces et cerise sur le gâteau trois cartes collector ! Procurez-vous de toute urgence le DVD de "King Kong revient !" , vous ne verrez pas de sitôt le Roi Kong vous faire un fuck ! Et ça, vous le devez à Ciné2genre !
Visuel de John Capone.



Et ne vous laissez pas impressionner par les manières frustres du grossier personnage qui incarne le rôle titre. Je suis sûr que vous allez vite commencer à l'apprécier ... ou pas !


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Titou.65
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MessagePosté le: 01/06/2018, 22:54    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

Merci mon cher Skull pour ce magnifique post.
En quelques lignes tu fait mieux que tout ce qui se trouve sur internet au niveau des informations. Extrêmement riche comme toujours. Bravo pour ton érudition, c'est un régal a te lire.

Si des membres souhaitent le DVD, ils peuvent le commander pour 15 € (frais de port inclus pour la France) sur le Paypal de l'éditeur : Cine2genre@yahoo.com , livrable sous 48-72H.


Mon "A*P*E" et ses congénères...


Dernière édition par Titou.65 le 05/06/2018, 15:40; édité 1 fois
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MessagePosté le: 02/06/2018, 11:18    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

SKULL.ISLAND a écrit:
" [...] vous ne verrez pas de sitôt le Roi Kong vous faire un fuck !"




A noter que depuis cette année avec la sortie du film Rampage, le singe de A*P*E n'est officiellement plus le seul gorille géant cinématographique à avoir fait un doigt d'honneur à l'écran :





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Titou.65
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MessagePosté le: 02/06/2018, 11:22    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

Je me suis fait la réflexion a la vision de "Rampage".
Peut être que Brad Peyton est un fan caché de A*P*E ?
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 06/06/2018, 20:00    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

Très cher Titou, merci pour tes louanges (merci également à Nico). Je vois que tu as actualisé la photo de ta collection. Tes cartes en 3D sont vraiment terribles, JE LES VEUX !!!

Tant qu'on est sur le film, je me suis toujours demandé si cette images des Simpsons était un hommage à APE (épisode Lisa The Vegetarian - saison 7)

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Q5
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MessagePosté le: 06/06/2018, 21:16    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

C'est marrant, je me suis posé la même question en regardant Kong: King of the Apes sur Netflix. C'est probablement de simples coïncidences, mais c'est quand même fou le nombre de films et séries qui ont eu l'idée de faire combattre un gorille et un requin...


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T-REX 95
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MessagePosté le: 07/06/2018, 11:25    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

Je crois que je ne pourrais pas trouver plus référenciel en terme de renseignement sur ce film dans la toile. Merci Skull .

Pour ma part le DVD est déjà commandé j'ai hâte de profiter de tout ce qu'il proposera.
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Titou.65
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MessagePosté le: 28/09/2018, 16:16    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

Sur les années laser numéro 256 du mois d'octobre.
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Blanol
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MessagePosté le: 01/10/2018, 09:09    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E) Répondre en citant

Mazette, quel article !

Plus complet cela parait difficile...

Bravo et Merci !
-----------------
Il n'y a qu'un King Kong et c'est celui de 1933... Mais j'aime tellement l'affiche de 1976 !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:03    Sujet du message: KING KONG REVIENT ! (A*P*E)

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