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King Kong dans la BD
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SUPERMEGALOSAURUS
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MessagePosté le: 14/11/2014, 23:38    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Crazy picture indeed! 

The manga looks like a Tezuka one, although I'm not sure... I have a friend who speaks and reads Japanese fluently, I'll ask him if he can translate the ideograms and get the author's name. I'm not really into mangas, maybe someone else on the forum will be able to tell you more meanwhile.
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The Lost Spider
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MessagePosté le: 15/11/2014, 17:35    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

I found this on a Japanese site.
http://sougeisha.blog32.fc2.com/category1-1.html

Apparently its called King Silva

Its an Akebono publication. Its a King Kong knock off. Here are some pics




Dernière édition par The Lost Spider le 16/11/2014, 01:20; édité 2 fois
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 15/11/2014, 22:35    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Thanks for sharing, Lost Spider. What an incredible find !
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MessagePosté le: 15/11/2014, 23:54    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Necron, bande dessinée porno-horrifique italienne réalisée par Roberto Raviola, alias Magnus, conte les aventures de la doctoresse Freida Boher, célèbre biologiste dotée d'un visage peu avenant mais d'un corps parfait. Authentique génie du mal, elle met ses connaissances au service de sa sexualité de nécrophile en fabriquant une créature à l'aide de morceaux de cadavres. Cette créature, baptisée Nécron, est dotée d'un corps musculeux, d'une tête de cadavre et d'un sexe énorme. Animée par un instinct primitif qui la pousse vers le cannibalisme, elle est aussi pourvue d'un solide appétit sexuel au grand plaisir de sa maîtresse.
D'orgasmes séismiques en carnages homériques, la faiseuse de monstres et sa créature phallique, descendants dépravés de Mary Shelley, revisitent à grand fracas décors et thèmes de la littérature romantique.





Initialement sortie en format pocket en Italie en 1981 (Edifumetto), la série est partiellement parue en France en cinq albums chez Albin Michel de 1983 à 1989 (Nécron, Les Femmes araignées, Noblesse dépravée, La Baleine d'acier, Le Roi des cannibales). Elle a été rééditée depuis 2006 par Cornelius éd. dans sa version complète.





Le n° 11 de Necron, titré Kring Krong (et publié dans le tome 6 des éditions Cornélius), nous intéresse particulièrement ici. La vieille Europe étant devenue un terrain de jeu trop étriqué pour la démesure de Frieda Boher, c'est en Afrique que la diabolique doctoresse part vivre de nouvelles aventures. Après avoir affronté un terrible dictateur et mené l'assaut des cadavres vivants sur ceux qui la retenaient prisonnière, la nécrophile Frieda et son servile Necron s'enfoncent dans la jungle. Dans leur périple, ils croisent un couple d'aventuriers en quête d'un mirifique gisement d'or qu'un gigantesque gorille protège. Frieda subtilise à coup de scalpel la carte tatouée sur le sexe de l'un pour trouver le filon et se l'approprier. Le soir venu, elle ordonne à Necron de faire la garde, malheureusement pour elle, il faillit à sa mission pour partir s'envoyer en l'air avec des Pygmées. Bien décidée à récupérer son dû, elle accepte de faire combattre son esclave ultra-membré avec Kring Krong, l'énorme gorille qui sert le chef de la tribu...








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The Lost Spider
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MessagePosté le: 16/11/2014, 01:27    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

SKULL.ISLAND a écrit:
[center]


That robot reminds me of the one from the Queen album News of the World.



Its too bad that robot and ape weren't giant sized.
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MessagePosté le: 16/11/2014, 12:02    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Ha, Necron et sa maîtresse SM par Magnus... Tous les émois de mon adolescence qui remontent ! 
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 16/11/2014, 22:20    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant




Torg, également connu sous les appellations « the Antarctic Abomination » et « the Abominable Snow King » est une créature gigantesque ayant vaguement l’apparence d’un gorille. Créé par Bill Everett en 1972, il est apparu pour la première fois dans Sub-Mariner # 55. Venu des profondeurs de l’Antarctique, Torg envisage de devenir le nouvel empereur des mers. Pour en venir à bout, Namor arrache un pipeline sous-marin et projette sur la créature d’énormes quantités d’huile avant de regagner la surface. Lancé à ses trousses, Torg émerge à son tour mais l’air glacé a pour effet de congeler et solidifier l’huile dont est enduit. Incapable du moindre mouvement, il est renvoyé dans les profondeurs par le Prince des Mers.







Torg réapparaîtra néanmoins dans The Avengers III # 43 (août 2001), Avengers Assemble # 4 (juillet 2012), et Avengers : the Kang Dynasty # 1 (novembre 2012). Dans ses dernières apparitions, il encore plus proche de King Kong qu’il ne l’était lors de sa création.




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MessagePosté le: 18/11/2014, 00:22    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Co-créateur avec Stan Lee d'une incroyable flopée de super-héros tous plus célèbres les uns que les autres, le très prolifique Jack Kirby s'est également spécialisé dans les monstres géants au fil des nombreux comics auxquels il a participé. Souvent lâchées dans des villes remplies de citadins terrorisés, ses créatures démesurées ont souvent un rapport plus ou moins direct avec King Kong, même si elle n'en n'ont pas toujours l'apparence. L'une d'elles, en particulier, se réfère au film de Schoedsack et Cooper. On la trouve dans Journey into Mystery # 65 (février 1961) avec l'histoire "The Brute That Walks".





Howard Avery est un brillant scientifique amoureux de la belle Sally Barton mais sa frêle constitution le complexe au point de lui faire douter de son pouvoir de séduction. Pensant que Sally se moque de lui en secret, Howard met au point un sérum destiné à lui donner une stature plus imposante. Lors de l’injection, il se met à grandir démesurément et se transforme en un monstre velu. Après avoir détruit son laboratoire, il est pris en chasse par la police et s’aperçoit que leurs balles sont inefficaces contre son épiderme très épais. Il décide alors de se servir de sa force pour prendre sa revanche sur Sally. Avertie, cette dernière est mise « en sécurité » dans une cellule du bureau de police mais la brute détruit le bâtiment et Sally a juste le temps de fuir pour aller se fondre au milieu d’un carnaval. En tentant d’échapper au monstre, elle se réfugie sur des montagnes russes mais la brute escalade l’édifice et tente de la saisir alors qu’elle passe à sa porté. Sally a juste le temps de l’éviter en s’engouffrant dans le tunnel de l’horreur mais alors qu’elle est sur le point d’être rattrapée une nouvelle fois, le sérum cesse d’agir et Howard Avery retrouve son apparence normale. Le monstre disparu, Sally et la police sont persuadées qu’Howard en est la cause et toute la ville l’acclame en héro.










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MessagePosté le: 18/11/2014, 00:30    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant













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MessagePosté le: 18/11/2014, 08:23    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Sacré Howard, pourquoi tant se compliquer la vie là où quelques pompes et un peu de protéines en poudre auraient à merveille fait l'affaire ?!?

Merci pour ces nouvelles trouvailles Skil !
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The Lost Spider
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MessagePosté le: 18/11/2014, 18:35    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

This is taking Dr. Jekyll/Mr. Hyde to a whole new level!
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MessagePosté le: 19/11/2014, 00:44    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

"The Brute that Walks" a été réédité au moins deux fois, dans Where Creatures Roam # 1 (1970), puis dans Super Giant # 4 (1973) en Australie.





Si "The Brute that Walks" tient autant de King Kong que du roman de Robert Louis Stevenson "Dr Jekyll & Mr Hyde" (comme l'a si bien fait remarquer the Lost Spider), de nombreuses autres histoires de Kirby, la plupart du temps écrites en collaboration avec son vieux complice Stan Lee, brassent des thèmes similaires et associent le gigantisme du roi de Skull Island à différents mythes du cinéma fantastique. J'en veux pour preuve quelques couvertures que je vous livre ici :




Journey into Mystery # 56 (Marvel, 1960) où un dénommé Zog singe Godzilla s'échappant de sa gangue de glace dans "King Kong vs Godzilla".




Journey into Mystery # 57 (Marvel, 1960) qui met en scène Orogo, une espèce de golem robotique.





Journey into Mystery # 63 (Marvel, 1960) et son Gill-man démesuré répondant au doux nom de Goliath !







Tales to Astonish # 17 (Marvel, 1961) lorgne lui plutôt du coté de Frankenstein avec son Vandoom ! et sa créature géante pourchassée par des villageois armés de torches et de fourches avec, en arrière plan, un sinistre manoir pour parfaire le tout.




Journey into Mystery # 72 (Marvel, 1961) et sa créature toute visqueuse dont le nom ne laisse planer aucun doute sur sa parenté : "the Glob !"




Tales to Astonish # 31 (Marvel, 1962) et sa momie géante s'extirpant d'une pyramide dans "The Mummy's Secret !"




Avec Journey into Mystery # 69 (Marvel, 1961), on revient à une créature de taille plus modeste mais dont les caractéristiques physiques se rapprochent de notre sujet. Ce "Korilla" est bien le petit frère de King Kong.




Enfin, avec Journey into Mystery # 85 (Marvel, 1962), point de monstre géant mais un Loki qui se prend pour Kong au sommet de son building.



Dans le prochain post, je reviendrais plus en détail sur l'influence de King Kong sur l’œuvre de Jack Kirby et sur un personnage déjà évoqué dans ce topic : un certain Gorgilla !
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MessagePosté le: 24/11/2014, 01:20    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Fils d’émigrants juifs autrichiens, Jack Kirby a grandi dans les rues dangereuses du lower east side de New York. Le quartier étant infesté de bandes rivales, il fallait se battre presque quotidiennement pour pouvoir survivre. Cette enfance difficile a forgé chez lui une certaine force de caractère. Visiblement, toute cette colère accumulée transparaît dans son trait énergique et plein de vitalité qui fera son succès. Kirby avait 16 ans qu’en est sorti King Kong en 1933 et il ne fait aucun doute que l’impact du film fut considérable sur le jeune adolescent d’alors. Il faut dire qu’à l’époque, on n’avait alors jamais rien vu de tel sur un écran et les gens étaient bien plus impressionnables qu’aujourd’hui. De plus, le sort réservé à King Kong par les humains en fait un personnage à la fois sympathique et tragique auquel il est facile de s’identifier.

Ainsi, au fil des ans, Kirby a construit plusieurs histoires sur le modèle de Kong. Quand, en compagnie de Stan Lee, il rejoignit l’éditeur Atlas (futur Marvel) en 1959, ils créèrent toute une série d’histoires avec des monstres géants, réparties sur plusieurs publications telles que Journey Into Mystery, Tales to Astonish, ou encore Tales of Suspense. L’une de ces histoires, publiée dans Tales to Astonish # 12 (1960), offre une troublante ressemblance avec King Kong. Dans cette histoire, Gorgilla, un primate géant vivant dans la jungle est ramené à New York. Si le déroulement du récit offre plusieurs points communs avec le film de Schoedsack et Cooper, un intérêt tout particulier intervient lors du climax : alors qu’il est à la poursuite d’un dangereux saboteur, Gorgilla escalade la Statue de la Liberté, symbole de la volonté de l’Amérique d’accueillir et intégrer les immigrants. Bien sûr, comme Kong, l’animal finira par être abattu et trouvera la mort en chutant de l’édifice.





Ce qui est encore plus tragique ici c’est que, comme Kong dans une certaine mesure, Gorgilla personnifie l’immigrant rabaissé, stigmatisé et vilipendé. Les humains qui l’assaillent sont inconscients qu’il agit ainsi par pur souci de protection envers eux. Ce n’est qu’au moment de sa mort qu’ils réalisent ses motivations altruistes. Bien qu’il soit perçu comme un monstre, Gorgilla se révèle assez humain pour se sentir concerné par la sécurité de nos pairs.



Tales to Astonish # 12 “I Discovered Gorgilla ! The Monster of Midnight Mountain !” (Marvel, octobre 1960)




Gorgilla est un homme singe, une créature géante à l’apparence simiesque mais qui tient un peu aussi du lion. Vivant dans les jungles de l’île de Bornéo, dans une caverne de la Montagne de Minuit, l’énorme Gorgilla est vénéré comme un dieu par une tribu locale de chasseurs de têtes, qui érigèrent un immense mur pour contenir Gorgilla et d’autres créatures antédiluviennes à l’écart de leur village et du reste de l’île. Alors qu’il recherche le légendaire chaînon manquant entre l’homme et le singe, un scientifique découvre d’anciens manuscrits situant l’emplacement de cette créature légendaire. Il réunit un groupe d’explorateurs et s’aventure au cœur de la jungle de Bornéo. L’expédition réussit à passer à travers le territoire de la dangereuse tribu, puis franchi la muraille, découvrant une jungle préhistorique de l’autre côté.

Presque immédiatement, les membres sont attaqués par Gorgilla, fortement irrité par leur intrusion sur son territoire. Ils font feu sur la bête mais les balles sont inefficaces contre son épiderme épais. L’un d’eux met le feu à un buisson et s’en sert comme d’une torche pour faire reculer l’homme singe mais ne réussit qu’à le faire redoubler de fureur. Alors que les hommes se précipitent pour échapper à la bête, ils attirent l’attention d’un tyrannosaure et se retrouvent piégés entre les deux monstres. Instinctivement, et contre toute attente, Gorgilla prend la défense des humains et se jette sur le dinosaure qu’il finit par vaincre. Terriblement affaiblit à l’issue du combat, l’homme singe pourrait être facilement capturé mais les explorateurs décident par gratitude de garder l'existence du monstre secrète et repartent vers la civilisation.











Que du beau monde pour la première apparition de Gorgilla : le script est dû à Stan Lee, les dessins sont, bien sûr, de Jack Kirby, pendant que l’encrage est assuré par Steve Ditko (les séries Konga et Gorgo éditées par Charlton Comics). Cette histoire de 7 pages seulement à ensuite été réédité dans Monsters on the Prowl # 9 (Marvel, février 1971), puis dans Weird Wonder Tales # 21 (mars 1977) dans lequel elle fut réaménagé par John Tartaglione pour devenir une aventure du Dr Druid. Une nouvelle couverture due à Ernie Chan fut également réalisée pour l’occasion. Une nouvelle édition est sortie plus récemment dans Marvel Masterworks : Atlas Era Tales to Astonish # 2 (mars 2008). En France, cette histoire a été publiée sous le titre Gorgilla le Fantastique dans Vengeur # 15 (Artima, 1975).







Tales to Astonish # 18 “Gorgilla Strikes Again !” (Marvel, avril 1961)




Six mois après sa première aventure, Gorgilla est de retour dans les pages de Tales to Astonish. Sachant désormais que d’autres êtres comme lui existent, Gorgilla commence à ressentir la solitude et s’aventure au-delà du mur qui l’isolait, avançant jusqu’à la côte de Bornéo. Là, il aperçoit un chalutier qui s’éloigne et nage jusqu’à lui, se cachant dans ses soutes tandis que le navire vogue vers les Etats-Unis. L’équipage finit par le découvrir et prend ses remerciements pour une agression, ouvrant alors le feu et le poussant à prendre la fuite. Perturbé, Gorgilla se cache alors dans les égouts de la ville de New York. Tentant une nouvelle fois d’entrer en contact avec les humains, il creuse jusqu’à la surface, émergeant au milieu du Yankee Stadium (en hommage à une scène prévue à l’origine pour le King Kong de 1933).

Attaqué de nouveau, il se cache sous terre, cette dans le réseau du métro, où il tombe par hasard sur trois terroristes russes qui comptaient déclencher des explosifs sous la voiture d’un délégué africain en visite aux Etats-Unis. Conscient de la menace que représente ces espions, il en blesse deux et pourchasse le troisième jusqu’à la Statue de la Liberté. Alors que le malfaiteur gravit les escaliers à l’intérieur, Gorgilla escalade la statue mais il est atteint par un tir de bazooka alors qu’il se saisissait de sa proie. Mortellement touché, il va s’écraser au sol, juste avant que les humains ne comprennent ses véritables motivations.









Cette suite sera réédité dans Where Creatures Roam # 5 (1971) mais la couverture illustre le numéro 24 de Tales to Astonish (sorti en 1961), avec l'abominable homme des neiges. En Grande Bretagne, c’est dans le titre Sinister Tales # 129 (Alan Class & Co, 1964) qu'est publié cette histoire.







C'est à partir de 1998 que Gorgilla reprend du service dans la série Marvel Universe. Enrichie de ramifications tortueuses pour coller à l’univers Marvel, toujours en pleine expansion, l’histoire originale passa d’un simple récit en forme d’hommage à King Kong, certes naïf mais plaisant, à quelque chose d’inutilement alambiqué et quelque peu indigeste, voir carrément ridicule. Dans cette nouvelle version, c’est donc le Dr Druid et son équipe de chasseurs de monstres qui remplacent les explorateurs du récit original. Gorgilla y est en fait un muté : le résultat d’expérimentations génétiques (comme tous les monstres préhistoriques de Bornéo) conduites par les Déviants. C’est poussé par l’influence mentale de Kro, le seigneur de la guerre des Déviants, qui avait réussi à poser une « mine cérébrale » sur son front, que Gorgilla part pour New York. Alors qu’on le croyait mort après sa chute de la Statue de la Liberté, on apprend qu’il s'agissait en fait d'un plan du Docteur Druid pour le ramener en sécurité sur Bornéo.





Après lui avoir retiré la « mine cérébrale », les Chasseurs de monstres, avec l’aide de l’Eternel Makkari, sous le déguisement de l’agent Jake Curtiss du FBI, ramènent Gorgilla sur son île où il les aide à repousser une attaque des Hommes-Lézards, d’autres agents de Kro, avant que les Chasseurs de monstres ne laissent la créature géante sur place, partant combattre Kro et le tuer avant sa mise en bière (oui je sais, celle là elle est facile).

Plus tard, dans le cadre d’un plan du scientifique extradimensionnel Yandroth, Gorgilla sera téléporté au Manoir des Vengeurs, où il combattra brièvement les héros avant d’être ramené chez lui après la défaite de Yandroth. Il sera retrouvé des années plus tard par les Fantastic Four, qui le déplacent sur l'île aux Monstres. Voulant s'amender auprès de l'Humanité, il participera à un programme de réhabilitation imaginé par Red Richards. Réduit à taille humaine, privé de ses pouvoirs et ayant appris un anglais de base, Gorgilla sera placé sous la garde des Fantastiques qui lui confieront un travail de laveur de vitres et d’homme d’entretien au Baxter Building !!!???







Lorsqu’un autre monstre, Googam, ramènera accidentellement le tyran microscopique Tim Boo Ba du microvers sur Terre, Gorgilla s’associera à Googam, au dragon extra-terrestre Fin Fang Foom et au robot Elektro afin de vaincre le conquérant autoproclamé. Après cela, Gorgilla, qui s’était installé dans la Statue de la Liberté, se lancera dans les études, se plongeant dans l’histoire américaine et celle de son idole en particulier, Abraham Lincoln. Alors qu’il visite le Lincoln Mémorial, à Washington DC, il croisera la route d’Artur Zarrko, l’Homme de Demain, qui voyageait à travers le temps afin de devenir président. Gorgilla projetera un bloc de béton sur Zarrko mais, alors qu’il examinait le gant de contrôle temporel de Zarrko, il sera téléporté en 1865 où il arrêtera une nouvelle fois l’Homme de Demain, et empêchera aussi involontairement John Wilkes Booth d’assassiner Lincoln. Gorgilla tentera alors de retourner dans sa propre ligne temporelle mais, au lieu de cela, arrivera apparemment dans une réalité alternative (la Terre-97666) où il est élu président !!!





Bref, comme vous le voyez, c’est du grand n’importe quoi. Pauvre Gorgilla : passer d’idole vénérée par des indigènes à laveur de carreaux pour ensuite finir président des Etats-Unis, les scénaristes de Marvel auraient-ils abusés de la Kro, justement ?




Suicide Squad meets Gorgilla par Jeff Slemons.
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MessagePosté le: 24/11/2014, 12:42    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Encore une sacrée étude que tu nous balances là Skil, bravo et merci, car pour ma part je ne connaissais pas ce cousin à peine déguisé de King Kong.


SKULL.ISLAND a écrit:
Ce qui est encore plus tragique ici c’est que, comme Kong dans une certaine mesure, Gorgilla personnifie l’immigrant rabaissé, stigmatisé et vilipendé. Les humains qui l’assaillent sont inconscients qu’il agit ainsi par pur souci de protection envers eux. Ce n’est qu’au moment de sa mort qu’ils réalisent ses motivations altruistes. Bien qu’il soit perçu comme un monstre, Gorgilla se révèle assez humain pour se sentir concerné par la sécurité de nos pairs.


Pour ma part, j'émettrais un bémol sur cette audacieuse analyse : plus que l'immigrant, dont les motivations sont bien souvent économiques ou politiques, je verrais plutôt en King Kong une allégorie de l'esclave noir victime du trafic transatlantique : comme lui, il est capturé dans un monde primitif, comme lui il est enchaîné et ramené à la civilisation les fers aux pieds, et comme lui, il devra satisfaire aux bons plaisirs de l'homme blanc qui ne le considère guère mieux qu'un simple animal, avant d'être l'objet de traitements inhumains et finalement d'en périr.

Bon, certes, dans le monde fort compliqué d'aujourd'hui, pas sûr que cette interprétation soit encore vraiment d'actualité. Néanmoins, dans le contexte des années trente où les théories raciales les plus farfelues allaient bon train et où la ségrégation sévissait encore un peu partout en occident, une telle lecture n'était peut-être pas sans fondements.
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MessagePosté le: 25/11/2014, 00:23    Sujet du message: King Kong dans la BD Répondre en citant

Mon cher Sup, je suis 100 % d'accord avec toi en ce qui concerne King Kong, et c'est bien pour ça que j'ai précisé "dans une certaine mesure" car mes propos sur l'immigrant se référaient plutôt à Gorgilla, qui a une histoire un peu différente. Gorgilla choisit délibérément de quitter son île pour aller voir ce qui se passe de "l'autre coté". C'est finalement en passager clandestin qu'il gagne New York, comme des milliers de migrants avant et après lui, somme toute. J'ai justement pris soin de commencer ce post en expliquant que Jack Kirby était fils d'immigrants car il est plus que probable qu'il ait mis un peu de lui dans le personnage de Gorgilla. Tout au long de son tandem avec Stan Lee, si ce dernier signait les histoires, Kirby ne s'est certainement pas contenté d'exécuter la mise en image et a apporté pas mal de choses de son crû et, dans ce cas, le choix de la Statue de la Liberté, de par le symbole qu'elle représente, est sûrement loin d'être anodin.



Le Gorlion



Après Gorgilla, dont la physionomie présentait déjà un certain aspect léonin, Lee et Kirby vont aller au bout de leur démarche en créant Gorlion, une énorme créature qui, comme son nom l'indique, tient à la fois du gorille et du lion. L'histoire dans laquelle elle apparaît met pour la première fois en scène le Dr Droom/Druid qui se rend au Tibet pour assister le grand Lama, alors très malade. Mais, avant de pouvoir le rencontrer, il doit affronter plusieurs obstacles dont le Gorlion, qui garde l'entrée d'un corridor. Cette histoire fut publiée pour la première fois dans Amazing Adventures # 1 (juin 1961) avec le Dr Droom pour personnage principal. Elle fut Rééditée dans Weird Wonder Tales # 19 (décembre 1976) avec certains aménagements pour en faire une aventure du Dr Druid, personnage qui vampirisera Gorgilla dans Weird Wonder Tales # 21 l'année suivante.








Ci-dessus : une planche originale de Amazing Adventures # 1 avec le Dr Droom. En Bas : les cases réaménagées de Weird Wonder Tales # 19 avec le Dr Druid.



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