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Le bistrot du Métal Lourd
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MessagePosté le: 11/02/2015, 00:16    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Mais... Mais t'es pas couché à c't'heure-ci toi ?!
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MessagePosté le: 11/02/2015, 00:19    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Ben et toi alors ?
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MessagePosté le: 11/02/2015, 00:22    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Ben si, mais je suis somnambule !

Blague (pourrie) à part, je fonce au pieu parce que je suis crevé, là tout de suite, mais je tâcherai de trouver 5 minutes demain pour répondre plus sérieusement à ton excellent post sur Meat Loaf !

Allez vieux, à demain !
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MessagePosté le: 15/02/2015, 01:53    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Dans mon précédent post sur les pochettes de Meat Loaf, ceux qui ont eu la bonté de me lire auront peut être remarqués, au détour d’une phrase, le nom de Cirith Ungol. Deux mots très évocateurs pour tout amateur du Seigneur des Anneaux, sauf que je me référais non pas à la forteresse qui garde l’une des entrées du Mordor mais à un groupe américain de Heavy Metal formé en 1972 et dont les membres étaient de fervents amateurs de récits de fantasy.







S’inspirant des œuvres de Tolkien, Robert E. Howard ou Michael Moorcock, Cirith Ungol, s’il ne pratiquait pas une musique renversante (du moins au début, ça s’est amélioré par la suite), avait en revanche le bon goût d’emballer ses galettes avec de superbes visuels. Leurs pochettes, en effet, représentaient toutes le personnage d’Elric de Melniboné, plus connu sous le nom d’Elric le Nécromancien, né albinos et dernier empereur de sa race. S’adonnant fréquemment à la sorcellerie, Elric possède une épée noire gravée de runes capable de boire les âmes de ses victimes pour en restituer une partie de la force dans le corps de son maître, par ailleurs faible et maladif. On se demande pourtant qui est le maître dans cette histoire car Stormbringer (le nom de l’épée d’Elric) est un peu comme l’Anneau Unique forgé par Sauron, en ce sens qu’elle a sa volonté propre et qu’elle cause au prince albinos bien des désagréments. Avide d’âmes, elle est par exemple responsable de la mort de Cymoril, la bien aimé d’Elric, tuée involontairement par ce dernier.

Créé par Michael Moorcock et popularisé dans les années 60 au travers d’une série de livres, Elric, anti-héro tragique, cynique et désabusé, mériterait amplement d’être enfin adapté au cinéma. Quand on voit le manque d’audace affiché par les grands studios hollywoodiens, qui se bornent à (re)produire préquels, sequels et autres remakes, on ne peut qu’être désolé qu’un sujet pareil ne soit toujours pas exploité.

Les pochettes de Cirith Ungol étaient réalisées par Michael Whelan, artiste californien bardé de récompenses et spécialisé dans la science-fiction et l’heroic fantasy, a qui l’on doit également la pochette du Bat Out of Hell II de Meat Loaf, vibrant hommage à King Kong avec sa chauve souri géante accrochée au sommet du Chrysler Building. Cirith Ungol a sorti quatre albums : Frost and Fire (1980), King of the Dead (1984), One Foot in Hell (1986) et Paradise Lost (1991) qui posaient les jalons de ce qui deviendra le power metal et notamment l’epic doom, à l’instar de groupes tels que Manilla Road et Brocas Helm. Après le split du groupe en 1992, d’autres albums sont sortis sous la forme de compilations, lives et autres tributes comme c’est souvent le cas avec certains groupes obscures des années 80/90, superbement ignorés - voir méprisés - durant leur existence et tardivement reconnus et adulés bien des années après leur séparation.

























Cirith Ungol sur la pochette de Frost and Fire en 1980. L'héritage des années 70 a laissé des traces quand même.




A l’origine, pour son premier album, le groupe désirait utiliser une peinture de Frank Frazetta intitulée « Berserker » mais celle-ci était déjà prise par Molly Hatchet, groupe de rock sudiste américain également célèbre pour ses pochettes spectaculaires reproduisant des œuvres du maître. Finalement, les membres de Cirith Ungol se sont reportés sur Michael Whelan et lui ont demandé la permission d’utiliser les couvertures qu’il avait réalisé pour l’édition américaine des aventures d’Elric. Je pense qu’ils n’ont pas eu à le regretter. Franchement, la cover de « Frost and Fire, c’est à s’en relever la nuit !

Molly Hatchet… Tiens, tiens… Voilà une chouette idée de post non ?
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MessagePosté le: 22/03/2015, 19:25    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Du Hard Rock au Metal : Les 100 albums cultes
Par Christian Eudeline

Une anthologie des meilleurs albums de Hard.







De 1968 à 2010, de Steppenwolf à Slash, ce sont les 100 albums qui ont marqué au fer rouge l'histoire du hard au sens large et ses chapelles (forcément diaboliques) : metal, heavy metal, black metal, nu metal, speed...

Les chapelles sont nombreuses, mais ont toutes comme langage commun le riff — base fondamentale du genre.

Les albums sélectionnés par Christian Eudeline couvrent toutes les années et sont le reflet d'un certain consensus sur le sujet, même si inévitablement certains choix ouvriront les discussions. Dans tous les cas, l'auteur justifie ses choix au travers de textes détaillés et riches et lance des ponts pour chaque chronique vers d'autres albums des groupes.

Alors, voici une bonne occasion de découvrir ou de réécouter ces groupes et inutile de ressortir les vestes en jean avec les patchs et les têtes de mort, le bracelet de force à clous, de lever une main avec 3 doigts repliés et de se laisser pousser les cheveux. Quoique...

Led Zeppelin, Black Sabbath, Deep Purple, Ufo, Kiss, Thin Lizzy, Meat Loaf, Scorpions, AC/DC, Judas Priest, Iron Maiden, Trust, Tygers of Pan Tang, Girlschool, Motörhead, Venom, Def Leppard, Satan Jokers, Dio, Metallica, Lita Ford, Sepultura, Burzum, Deftones, Nashville Pussy, Slipknot, Rammstein, Avenged Sevenfold, Lordi et bien d'autres sont tous réunis pour le plus grand plaisir des voisins!







Pour ceux que ça intéresse, j'ai trouvé sur le site lachaineguitare.com une chronique signée Fred et qui reflète tout à fait mon opinion sur cet ouvrage :

Il y a des wagons entiers d'ouvrages en tout genre listant les albums ultimes de telle époque ou de tel style...

Ces recueil sont évidemment subjectifs voire parfois complètement hétéroclites ou parfois carrément hors sujet pour certains groupes ou artistes listés...
Bref, il y à boire et à manger... (façon de parler).

Très sceptique je fus donc en découvrant ce "Du Hard Rock ou Métal, les 100 albums cultes" de Christian Eudeline.

Mais ayant vu, Bande de petits graisseux, ;-) que la préface était signée de Tonton Zegut, j'ai décidé de poursuivre la découverte de cette bible annoncée...
Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle devrait convertir plus d'un Métalleux dubitatif !

Bien sûr, on trouvera toujours à redire, notamment sur le choix de certains albums dits cultes par rapport aux groupes dont la présence, elle, se justifie parfaitement. (entre autres : "Wild Cat" pour Tygers Of Pan Tang et pas "Spellbound" ou encore "Innocence Is No Excuse" pour Saxon plutôt que "Strong Arm Of The Law" etc.)

Néanmoins, ce recueil tient vraiment la route d'autant plus que les groupes français n'ont pas été oubliés !
Évidemment, on pense à Trust (et son légendaire "Repression" !) mais l'auteur a pensé aux Shaking Street et autres Satan Jokers et surtout à... Warning avec leur excellentissime premier album de 1981 !







Et à quoi voit-on également un livre de qualité ? Quand on apprend encore des petites choses sur des groupes qu'on connaît bien !
J'ai ainsi découvert que le très, très regretté Christophe Aubert de Warning avait fait le chemin inverse de son homologue Nono en "débutant" chez Johnny Haliday avant de rejoindre Warning... Et moult petits détails sur l'enregistrement délicat du 2ème album du groupe...

Bref, un livre vraiment à conseiller pour découvrir ou redécouvrir les meilleures galettes des groupes ayant marqué le "Rock Fort"...
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MessagePosté le: 03/07/2015, 20:44    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant






Le nouvel album de UNSAFE "Enter Dark Places" est sorti aujourd'hui. Il sera distribué dans toute l'Europe, aux Etats-Unis et au Japon par Mighty Music.

Voici le teaser, suivit du clip de Negativity, tourné il y a à peine 3 semaines.






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MessagePosté le: 03/07/2015, 21:46    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Et moi je dis qu'il arrache cet album, au moins autant que le précédent et même sûrement encore davantage ! Compos puissantes et catchy, riffs et solos ravageurs, production béton, voix sauvage de Stéphanie, tout y est.

Fan de Thrash/Death technique de haut vol, fonce sur ce skeud, c'est un ordre !
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MessagePosté le: 24/07/2015, 17:22    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant





Quelque peu lassé du Hellfest après 7 ans de bons et loyaux services (trop de monde, difficulté de plus en plus grande à voir les groupes dans de bonnes conditions ou même à les voir tout court, sans compter une programmation qui à une fâcheuse tendance à se répéter) j’ai décidé cette année de zapper les 10 ans d’un des plus grand festival européen pour me concentrer sur les 20 ans du Bang Your Head Festival à Balingen en Allemagne.

Plus petit et plus convivial que le Hellfest (environ 20 000 personnes cette année), le Bang Your Head est plus spécialisé dans les groupes de Heavy des années 80 mais s’ouvre un peu à tous les styles. Les allemands étant assez pointus dans leurs goûts métalliques (ils sont même de véritables esthètes), c’est l’occasion pour moi de découvrir d’anciennes gloires passées que je n’aurais jamais eu la chance de voir autrement. Déjà présent en 2011, j’avais pu assister aux prestations de groupes tels que Tygers of Pan Tang, Quiet Riot, Crimson Glory ou encore Jeff Scott Soto, autant dire des trucs qu’on est pas près de voir au Hellfest.







JEUDI 17.

Le temps de trouver le camping, planter la tente et faire la queue pour valider nos places, on rate Onslaught et on arrive pour Hardcore Superstar. Pas vraiment ma tasse de thé mais il faut avouer que le groupe tient la route. H.E.A.T. réhausse encore le niveau avec son glam métal américain typique des années 80, sauf qu’ils sont suédois et assez jeunes. Bluffant ! Grand Magus prend la relève pour un heavy très plaisant, le trio étant fort aguerri. On profite du passage de Death Angel pour aller manger, ce groupe pourtant émérite ne m’ayant jamais interpellé, sans compter qu’ils traînent depuis des années dans tous les festivals européens et que ça fait quatre fois que je les vois en quatre ans. On n’assistera pas non plus à la prestation de Sonata Arctica, groupe composé de musiciens fort compétents mais dont la musique me laisse de marbre.

Je me rapproche de la scène pour W.A.S.P. que je n’avais pas vu depuis presque 30 ans (en première partie de Maiden pour la tournée Somewhere in Time). Blackie Lawless a toujours cette voie délicieusement éraillée qui en fait une des plus reconnaissable du metal et I Wanna Be Somebody fait toujours son petit effet, un véritable tube dont le refrain est devenu un incontournable. La soirée se termine avec Sabaton dont je ne m’explique toujours pas le succès. Il faut voir le nombre de fans arborant des t-shirts à l’effigie du groupe, c’est dingue. Remarquez, en plaçant dans sa musique de grosses louches de heavy à l’allemande, de ritournelles à la Helloween, d’ambiances à la Ramstein et de samples que ne renieraient pas les groupes de folk metal, les suédois ratissent large. Le hic c’est que rien de tout cela ne sonne sincère et que l’on sent le plan marketing à plein nez. C’est plus un groupe mais un catalogue de tendances à la mode, exactement comme peut l’être Avenged Sevenfold dans un autre style. En Bref, une journée pas désagréable mais qui n’aura pas l’attrait des deux suivantes.



La scène à l'ouverture des portes vers 11h.




VENDREDI 18.

Tank est le premier groupe à ouvrir la journée. Formé en 1980 en Angleterre, Tank était comparé à ses début à Motorhead. Comme j’aimais bien ce groupe et que je ne les ai jamais vu, voilà une occasion à ne pas louper. Comme beaucoup de reformations actuelles, le groupe n’a plus grand-chose à voir avec celui d’il y a 30 ans au niveau du personnel. Je crois même qu’il ne reste plus un seul membre d’origine et, du coup, on est parfois en droit de se demander le bien fondé d’une telle entreprise. Par contre, musicalement, on a droit à une tripoté de vieilleries bienvenu.

Les américains de Jag Panzer se révèlent finalement moins excitant sur scène que sur leurs premiers méfaits. Il faut dire que ça fait un bail, la musique a changé, et les musiciens aussi puisque seul Mark Briody (guitare), qui créa le groupe en 1981, est encore là. Il n’empêche que ça fait quand même plaisir de voir un autre groupe mythique de cette faste période.

Tygers of Pan Tang, une autre formation anglaise de la NWOBHM (où a transité le fabuleux John Sykes avant de rejoindre Thin Lizzy puis Whitesnake). Là encore, seul le guitariste et fondateur Rob Weir est rescapé des nombreuses formations ayant vu le jour. Il a su s’entourer d’une bande jeunes loups talentueux qui remettent un coup de fouet à des compositions vieilles de plus d’un quart de siècle.

Le prochain groupe je l’attendais de pied ferme puisqu’il s’agit de Loudness, à ma connaissance le premier groupe japonais à avoir franchi les frontières grâce à son cinquième album, l’excellent Thunder in the East qui lui ouvrira le marché mondial en 1985. Toujours mené par Akira Takasaki, véritable virtuose de la guitare, le groupe pioche allégrement dans cet album dont sont issu les trois premiers morceaux interprétés ce jour là. Doté d’un son de guitare monstrueux, le petit bonhomme s’est révélé proprement étincelant, au point de presque éclipser la pourtant redoutable paire qui lui succède sur la scène, j’ai nommé Michael Amott et Jeff Loomis (ex Nevermore), les deux guitar hero d’Arch Ennemy. Bien que tous les groupes aient jusqu’à présent bénéficiés d’un son très correct, les suédois, pourtant toujours impeccables, ont un son très faiblard qui mettra la première moitié du show à s’améliorer. Et une soudaine averse vient déstabiliser tout le monde durant 2 – 3 morceaux. De plus, leur nouvelle vocaliste n’a pas, loin s’en faut, la puissance et la hargne d’Angela Gossow. Elle a beau arborer un joli minois et sculpter l’air avec ses bras pendant les nombreux solis, elle ne réussit pas à faire oublier la blonde teutonne.




Loudness




Après cette prestation en demi teinte, c’est au tour de Queensryche d’investir la scène. Pour des raisons non précisées, Eddie Jackson, le bassiste du groupe, est absent et c’est donc avec une formation de quatre musiciens que le groupe se produit. Emmené par leur nouveau chanteur, Todd La Torre, dont le mimétisme avec Geoff Tate est hallucinant, les musicos ont enfin l’occasion de rejouer en live de vieux titres tels que Queen of the Reich ou The Warning, morceaux dont ne voulait plus entendre parler leur ex chanteur. Le public a apprécié, ainsi que votre serviteur, mais cette pléthore d’anciens titres qu’ils n’avaient plus interprétés depuis de nombreuses années a du coup réduit la place accordée aux excellents Operation Mindcrime et Empire. On n’a même pas eu droit à un petit Jet City Woman (snif). Il n’empêche que cette nouvelle mouture est bien plus excitante que celle que j’avais vu au Hellfest quelques années auparavant avec un Geoff Tate à la ramasse et un groupe pas super motivé.

Sur la main stage la soirée se termine avec Kreator mais, n’ayant jamais été très fan de ce groupe honnête mais loin d’être génial selon moi, je me rabats sur le concert d’Anvil, qui joue au même moment dans la salle. J’avais perdu de vue ce groupe depuis une trentaine d’année, jusqu’à ce documentaire poignant qui les a remis sur les rails en 2010 et qui m’a du coup rappelé a leur bon souvenir, persuadé que j’étais qu’il n’existait plus depuis longtemps. J’avais quand même acheté leur premier album en 1981, ce qui doit faire de moi un des plus anciens fans de ces canadiens décidément très persévérants. Après, ça n’est pas que la musique d’Anvil soit meilleure que celle de Kreator (dans des styles assez différents quand même), il faut bien avouer que le trio canadien n’a jamais été aussi intéressant que la multitude de groupes qu’il a inspiré et qui eux ont eu le succès qu’ils méritaient, mais tant d’abnégation force le respect. J’ai quand même assisté à la fin du show de Kreator et les allemands avaient mis le paquet. Gros light show, interprétation très professionnelle, nombreux écrans sur lesquels étaient diffusé des images guerrières.



SAMEDI 19.

La journée commence avec Exumer et Hyrax, du sous-Slayer pas vraiment passionnant que j’ai observé du coin de l’œil, attendant mon heure avec le set d’Exciter, trio canadien ô combien précurseur de ce qui allait devenir le speed metal et le thrash. Enregistré en août 1982 et sorti en 1983, « Heavy Metal Maniac », le premier album d’Exciter (dont j’adorais la pochette si représentative) est un must ! S’il n’a pas eu la même destiné (ni le génie, avouons le) que le Kill’em All de Metallica, il s’est pourtant payé le luxe de sortir avant ce dernier et d’influencer toute une génération de boutonneux apprentis musiciens. C’est bien simple : avant Exciter, les trios les plus couillus du circuit étaient Venom et Motorhead (et encore, pour ces derniers, on ne parle même pas de « heavy metal ») ! Chose rare, le chanteur du groupe, Dan Beehler, en est également le batteur, ce qui ne fait qu’ajouter au charme de cette formation canadienne.








Cerise sur le gâteau : après avoir connu moult incarnations dont certaines ne comprenaient aucuns des membres fondateurs (!!!???) c’est sous sa forme originelle que le groupe revient sur les planches de quelques festival cette année. 32 ans après, Dan Beehler n’a pas changé et se montre impérial derrière ses fûts, s’égosillant comme aux premiers jours. Le guitariste John Ricci est toujours aussi bordélique dans son jeu mais, à 59 balais et un coté momie à la Mick Mars, il s’amuse comme un gamin avec sa guitare qu’il triture dans tous les sens. Quel plaisir d’entendre enfin sur scène des brûlots aux douces résonances guerrières tel que Stand Up and Fight, Heavy Metal Maniac, Violence & Force, Iron Dog ou Pouding Metal, tous issue des trois premiers albums. Ça n’était pas le meilleur show du festival mais certainement le plus émouvant pour moi.







Les excellents Morgana Lefay prennent la relève pour un show très carré. Le chanteur plaisante sur le poids excessif du pied de micro qu’on lui a alloué, poids qu’il estime à 200 kg ! « Ce truc là est fait pour un géant, pas pour un hobbit comme moi ! » C’est ensuite Omen qui investit la scène, un des parrains de la scène power metal dès 1984 (l’américaine et non pas l’allemande qui sont deux styles bien différents). Leur chanteur, cuirassé d'épaulettes métalliques munis d'énormes piques, est un drôle de bonhomme à la démarche claudicante mais à l’entrain communicatif. Visiblement content d’être là, le bonhomme a l’air entièrement voué à la cause du metal et se fendra, à peine une heure plus tard et sur une autre scène, d’un émouvant discours sur Randy Rhoads qui a bien faillit me faire verser ma petite larme.

Y&T se trouve être un peu à part, son hard rock calibré pour les radios américaines pouvant paraître déplacé au milieu de cette déferlante Heavy Thrash. Mais les vétérans savent y faire et sont déconcertant d’aisance. Il faut dire qu’ils sont dans le milieu depuis 1974 (à oui quand même) et que son guitariste de leader, Dave Meniketti, est une fine lame capable de soli dantesques (celui de Black Tiger est un modèle du genre). Les musiciens qui l’accompagne, pour la plupart depuis les années 2000, ne sont pas en reste et affichent un savoir faire à toute épreuve. Après le fameux Black Tiger et Meanstreak, autre incontournable de Y&T, je décide de migrer dans la salle juste à coté pour assister à l’hommage à Randy Rhoads.




Omen




Se succèdent ainsi sur scène les chanteurs de Jag Panzer, Omen, Primal Fear et un quatrième non identifié mais fort talentueux, accompagnés par une section rythmique composée de divers musiciens du festival. Pendant 1h 30 tous les tubes d’Ozzy période Randy Rhoads ainsi que quelques incontournables du Sab nous sont proposé pour le plus grand bonheur de l’assistance. Dehors c’est Pretty Maids qui est sur scène. Il est temps d’aller grignoter un peu avant d’attaquer les deux têtes d’affiche et de se placer idéalement pour ne rien rater car c’est du lourd.

En effet, la soirée se termine sur les show de Dream Theatre et Accept. Les premiers, toujours aussi impressionnant techniquement, évoluent dans un décor dépouillé de tout artifice. Et encore, quand je dis évoluent, à part James LaBrie qui se promène sur la scène, les autres sont assez statiques. Cela se comprend aisément par leurs parties instrumentales qui feraient peur même aux plus chevronnés. Je ne suis pas à fond avec tous les morceaux de Dream Theatre mais quand ils en balancent un comme Pull me Under et son incroyable break central, ça laisse pantois ! Quand aux teutons, ils ont fait le show et quel show ! Les deux compères Peter Baltes et Wolf Hoffmann arpentent la scène sans relâche, alors que Mark Tornillo et leur nouveau guitariste s’effacent assez souvent pour laisser le duo infernal sous les feux des projecteurs. L’interprétation est sans faille et doté d’un son puissant. Je savais Hoffmann fin guitariste mais je n’avais jamais remarqué qu’il était si bon. Aucune approximation dans son jeu, par ailleurs assez varié et terrifiant de justesse en solo.








A force de faire le zouave, Peter Baltes à finit par se prendre un énorme gadin sur les marches de la scène, ce qui ne l’a pas calmé pour autant. Il faut dire qu’Accept joue à domicile devant une foule qui lui mange dans la main. Il faut voir la ferveur des allemands qui chantent à l’unisson sur les refrains des nombreux standard du groupe. Un peu trop de nouveaux morceaux à mon goût mais les incontournables restent assez présents pour redynamiser efficacement un show impressionnant de maîtrise. Et puisque je parlais de précurseur avec Exciter, Accept n'est pas en reste pour avoir sorti le génial Restless & Wild en 1982, véritable classique qui s’ouvre sur le tétanisant « Fast as a Shark », morceau qui allait établir les bases même du speed et du thrash metal, et ce, un an avant tout le monde. Là encore c’est bien simple, avant ce titre dont l’emploi de la double grosse caisse allait servir de référence à des hordes de batteurs dégénérés, le seul groupe à en proposer était … Motorhead (oui encore eux) !

Il faut quand même que je vous explique qu’Accept est le tout premier groupe que j’ai vu sur scène dans mes jeunes années (mis à part Mama’s Boys qui ouvrait le show). C’était en 1984, lors de la tournée Balls to the Wall, et le concert a débuté par le fameux Fast as a Shark. De quoi griller instantanément tous les neurones d’un ado de 17 ans. 31 ans plus tard, Accept est le dernier groupe que j’ai vu sur scène à ce jour, et j’ai l’impression d’avoir bouclé une boucle. Mais j’en reprends volontiers pour 30 ans !

Pour conclure ces quatre jours de festival, on a eu droit bien entendu au feu d’artifice sur le We’re not Gonna Take It de Twisted Sisters devenu depuis quelques années l’hymne incontournable de tout festival qui se respecte.

En bref, une excellente édition pour un festival parfois un peu pointu dans sa programmation mais c’est ce qui en fait le charme. Il faut aimer les groupes des années 80, c’est sûr, et parfois des combos assez obscurs pour le commun des mortels, mais pour les connaisseurs, c’est le paradis. Le public est majoritairement composé de quarantenaires (mais pas que) et l’ambiance qui se dégage du festival est très agréable. Quelque soit le groupe ou l’heure de la journée ont peut voir la scène dans des conditions optimum (jamais à moins de 20 mètres pour ma part) et sans être dérangé par quelqu’un. Les allemands sont plutôt grands mais extrêmement respectueux de l’espace vital des autres. Voila qui change du Hellfest où pas une seule fois l’année dernière je n’ai pu assister tranquillement à un concert sans être bousculé ou gêné par de grands dadais de 2 m qui viennent se mettre pile devant toi alors que tu as consciencieusement choisi ta place une heure avant. Le reste du temps, on assiste aux concerts placé à plus de 100 m de la scène et là, ça perd pas mal d’intérêt, il faut bien le dire.

La suite de mes aventures festivalières dans quelques semaines avec un compte rendu du Alcatraz Festival qui se tiendra en Belgique les 8 et 9 Août 2015.



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MessagePosté le: 24/07/2015, 17:41    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Hé ben, ça c'est du reportage !!!

Ça avait l'air très sympathique, faudra que je tente le truc une année. Quant au Hellfest, je te trouve un peu sévère quand même, cette année ayant été à nouveau une excellente édition, malgré une affiche il est vrai moins riche en surprises que les fois précédentes. Par contre c'est vrai que c'est devenu énorme, bien loin des "petites" éditions à 15-20000 personnes des premières années.

Argh, l'Alcatrazz, quel regret ! J'avais même un plan invit', mais je serai à Londres avec ma chère et tendre à ce moment-là, et c'est bien dommage car l'affiche est absolument démentielle. Tu me raconteras !

Par contre, il y a le Fall of Summer qui s'annonce bien à la rentrée, de même que le festival de Vouziers fin octobre, où les vieux fans de métal tricolore risquent de tous se donner rendez-vous. Fort possible qu'on s'y croise Skil, non ?
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MessagePosté le: 24/07/2015, 17:53    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Je n'ai pas encore vu l'affiche du festival de Vouziers mais j'ai déjà le concert de Glenn Hughes mi-octobre à Paris et je crois que ça va me suffire.

Et puis merci pour ton commentaire suite à la chronique de notre album sur Spirit of Metal. Tu est vraiment sur tous les fronts !
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MessagePosté le: 24/07/2015, 18:03    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Héhé, rien ne t'échappe !

A vrai dire, je voulais même me fendre d'une critique en bonne et due forme, mais hélas le temps m'a manqué et finalement quelqu'un d'autre en a fait une avant moi.

Si je trouve un peu de temps un de ces quatre, j'essaierais de chroniquer le précédent, que j'apprécie également beaucoup.
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MessagePosté le: 06/08/2015, 15:47    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Pas mal, non ? xD

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MessagePosté le: 06/08/2015, 15:55    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Ha yeah !

C'est pas un artiste français par hasard qui fait ça ?
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MessagePosté le: 20/08/2015, 11:01    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

Comme promis, la suite de mon périple métallique avec le Alcatraz Festival 2015 qui se tenait les 8 et 9 août à Courtrai en Belgique.








Samedi 8 août :

La journée débute avec Wolf, groupe suédois que je ne connais pas beaucoup mais qui s’en sort vraiment très bien, suivit d’une excellente prestation d’Armored Saint, que je vois pour la première fois sur scène malgré le fait que je les suis depuis 1983 ! Les morceaux s’enchaînent à vitesse grand V, que des classiques en plus : c’est le pied ! Vers la fin du show, le très jeune fils de l’un des musicos débarque sur scène avec une guitare bien trop grande pour lui (et pas branchée) et reste le temps d’un Can U Deliver sur lequel il fait semblant de jouer mais chante les paroles dès que John Bush lui tend le micro : un moment très fun.

Après avoir une nouvelle fois fait l’impasse sur les omniprésents Death Angel, puis Moonspell (pas trop mon truc, et puis if faut bien aller se restaurer à un moment quand même), je rate également les shows de Queensryche et Michael Shenker (je discutais avec des autochtones très sympathiques mais un peu imbibés qui ne m’ont pas lâché) mais je réussis à revenir dans les premiers rangs pour Overkill qui délivre un show ébouriffant, suivi de W.A.S.P. dont la prestation est identique à celle du Bang Your Head 3 semaines auparavant. Trivium sort ensuite le grand jeu avec un chouette décor mais la musique tend à s’uniformiser sur les formations à la mode chez les djeuns, encore un groupe qui est en train de perdre son âme. La soirée se termine avec Nightwish, hyper pro et carré il faut bien le reconnaître mais je ne suis pas vraiment fan et je suis parti me coucher au bout de quelques morceaux.






Dimanche 9 août :

Il y a déjà un peu plus de monde que la veille à la même heure. D.A.D. délivre un show plein d’entrain, leur bassiste a toujours une impressionnante collection de basses plus improbables les unes que les autres. C’est ensuite au tour de Powerwolf d’investir la scène, groupe que je connais seulement de nom malgré le fait qu’ils sont un peu partout dans la presse en ce moment, leur dernier album étant apparemment très bien noté dans les magazines. Ayant appris la veille qu’ils évoluent dans un style proche de Sabaton, je ne suis pas vraiment emballé de les découvrir, sentiment confirmé au vu du concert : si les styles musicaux ne sont pas exactement identiques, le groupe est largement aussi chiant que les suédois en treillis. C’est d’ailleurs les deux seuls groupes du festival qui se sentent obligés de se justifier en déclarant : on s’appelle untel et on joue du Heavy Metal. Sauf que du Heavy comme ça, je préfère encore écouter U2 tiens ! Le leur est noyé sous des tonnes d’artifices, d’ambiances de messes et de discours grotesques. Si un jour vous voyez un chanteur qui se dit en permanence « possédé » par le Metal, méfiez vous car rien n’est moins sûr. Les véritables fondus de Metal n’ont d’ailleurs pas besoin de ce genre de discours.





Viens ensuite le gros morceau de la journée, le trio infernal qui m’a décidé à me taper 8 heure de route pour aller les voir jusqu’en Belgique : Death, Annihilator et Carcass !!! Death (ou plus exactement Death to All) est impérial en alignant un show bien meilleur que celui du Hellfest 2014. L’impressionnant Steve DiGiorgio, bassiste fretless aux allures de hippie en sandales est toujours là, de même que Max Phelps, transfuge de Cynic qui s’évertue à reproduire au mieux le chant et les solos de Chuck Shuldiner. La nouveauté par rapport au Hellfest c’est que Paul Masvidal est remplacé par bobby Koelble qui m’a impressionné en reprenant note pour note les incroyables solos de Andy LaRoque (et c’est pas donné à tout le monde, croyez moi) et surtout par le retour du monumental Gene Hoglan à la batterie (un des meilleurs batteurs du monde) qui est dégoûtant d’aisance derrière son kit. J’avais eu la chance de le voir avec Death en 1996 pour la tournée Symbolic et ça reste un de mes meilleurs souvenirs de concert. Quel bonheur de réentendre tous ces classiques…

Par contre, la joie de retrouver Annihilator sur scène sera de courte durée. Après avoir entamé son set par King of the Kill (qui sonne bizarre, on saura pourquoi après), Jeff Waters quitte la scène en laissant ses acolytes entamer une intro en son clair. Il revient mais c’est pour repartir quelques secondes plus tard et ne reviendra plus ! Après avoir fait tourner l’intro pendant 2 mn, les autres finissent également par quitter la scène et puis plus rien. On verra juste un boîtier voler derrière la batterie pour aller s’écraser de l’autre coté de la scène. Tout le monde est très perplexe à ce moment là et il faudra encore de longues minutes avant que l’un des organisateurs du festival ne vienne annoncer que, suite à des problèmes techniques insurmontables, Annihilator est contraint d’annuler le concert. Ben mince alors ! Depuis Jeff Waters a précisé sur sa page Facebook qu’il s’agissait d’un problème d’accordage (entre autre) et que c’était la première fois en 27 ans de carrière que ça lui arrivait. Et il a fallu que ça tombe sur moi, GRRRRRR !!!!! Heureusement, Carcass a bien rattrapé les choses avec un set assez intense qui a mis tout le monde d’accord. Fidèle à son habitude, Jeff Walker s’est fendu d’une petite raillerie envers Sabaton qui m’a bien fait plaisir, ce qui n’était visiblement pas du goût des fans du groupe puisque j’en ai entendu certains le traiter de connard. Il avait fait la même chose au Hellfest l’année dernière avec Avenged Sevenfold et là encore, je ne peux que louer sa clairvoyance : voilà deux groupes qui disent jouer du Metal mais qui en fait en ont surtout après votre porte monnaie en proposant un immonde salmigondis de tout ce qui marche auprès d’un public pas trop regardant. Tout simplement honteux selon moi.





Behemoth prend le relais pour un show haineux en diable, suivit par Accept, toujours aussi impeccable. Puis c’est au tour des légendaire Venom, dont j’étais très fan des 3 premiers albums mais que je n’avais encore jamais vu sur scène. Cronos s’est entouré de deux nouvelles recrues bien plus compétentes que ses acolytes d’origine et, si ça fait un peu bizarre d’entendre leurs classiques avec un son tout propre, ça le fait, c’est sûr. D’ailleurs, autour de moi c’est la folie : entre les pogos, les circle pits, les wall of death et les crowd surfing, pas évident de rester concentré sur le concert, ce qui à l’air de rendre Cronos hilare.





Et puis vient la tête d’affiche, les imposteurs en treillis de Sabaton. Est-ce que j’en rajoute une couche ? Ben oui parce que, franchement, c’est pas possible !!! Déjà, alors que tous les groupes se prêtent gracieusement au jeu des autographes sur un stand où il est permis de discuter un peu avec eux, Sabaton est le seul à refuser ce genre de chose. Les mecs doivent avoir trop peur que ça se monnaye ensuite sur eBay ! Ensuite, ils commencent le concert en balançant le Final Countdown d’Europe en intro. J’avais tiqué en Allemagne 3 semaines avant en me disant qu’utiliser un morceau (que dis-je, un hit) d’un autre groupe en intro c’était limite, mais j’avais mis ça sur le compte d’une lubie passagère mais non, ils le font systématiquement les salopards ! Un autre truc que j’avais remarqué en Allemagne : les spitchs interminables du chanteur entre les morceaux. Sauf que là c’était pire. C’est bien simple, je me suis barré au bout de 3 morceaux et le temps que je sorte du site et rejoigne ma voiture, soit environ un quart d’heure, il était toujours en train de déblatérer. Incroyable ! En plus, ce doit être le groupe le plus récent parmi les formations présentes au festival (avec Powerwolf) mais ça se retrouve déjà tête d’affiche, alors que tous les autres sont dix fois plus méritants. En gros, ça bouffe à tous les râteliers, tout ça pour faire de la mer.. (ou disons du Metal easy listening) et ça se fout de la gueule du monde… mais ça marche !!! Est-ce que je suis vraiment devenu un vieux con ou alors le monde est-il en train de devenir fou ? Il faudra que quelqu’un m’explique un jour…
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Savin
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MessagePosté le: 23/08/2015, 13:05    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd Répondre en citant

SUPERMEGALOSAURUS a écrit:
C'est pas un artiste français par hasard qui fait ça ?


Je ne sais pas. Je n'arrive plus à retrouver le site d'où provient cette image. D'après mes souvenirs, la photo que j'ai posté plus haut ne montre qu'une partie de la sculpture.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:39    Sujet du message: Le bistrot du Métal Lourd

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