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Le colosse de Hong Kong
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 19/03/2014, 22:13    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

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Q5 a écrit:
"Le meilleur représentant du genre" ? Sérieux ? Il est vrai que comme tu l'as dit la compétition n'est pas très rude, mais, même si j'ai de l'affection pour ce film, je trouve que Son of Kong, King Kong 1976 ou les deux Mighty Joe Young sont incontestablement des films de bien meilleure qualité.


Si tu lis attentivement, j'ai écris "Certains ont vu dans ce film le meilleur représentant du genre", je n'ai pas dis que telle était mon opinion. D'ailleurs, si tu veux tout savoir, je suis parfaitement d'accord avec toi concernant les quatre films que tu cites. Par ailleurs, cette phrase se rapportait au "triangle amoureux archétypal homme-femme-singe établit par King Kong" et là, il faut bien avouer que mis à part les trois versions de King Kong (1933, 1976, 2005), les autres films n'évoquent quasiment pas cet aspect des choses.

Q5 a écrit:
Par contre, tu es sûr que le colosse fait 10 mètres ? Il me paraissait beaucoup plus grand que ça. D'ailleurs, le site Kaijusroyaume le décrit comme faisant 50 mètres.


C'est toujours le même problème avec ce genre de film, la taille des singes ne cesse de varier selon les scènes. 50 mètre ? Je veux bien mais là on se rapproche de Godzilla période Millennium et il ne me semble quand même pas que le colosse puisse rivaliser en taille avec notre lézard préféré. Tout au plus, peut être, quand le colosse arrive pour la première fois aux abords d'une ville. De plus, si l'on fait abstraction des éléments extérieurs (buildings, etc) qui donnent souvent des impressions variables et trompeuses, et que l'on se réfère plutôt à la taille des humains que le colosse tient dans sa main, on est quand même beaucoup plus proche de King Kong et de la taille standard habituelle des primates géants dans ce genre de production.



OK, va pour 50 m...



Là par contre...
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Q5
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MessagePosté le: 20/03/2014, 13:57    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

SKULL.ISLAND a écrit:

Si tu lis attentivement, j'ai écris "Certains ont vu dans ce film le meilleur représentant du genre", je n'ai pas dis que telle était mon opinion. D'ailleurs, si tu veux tout savoir, je suis parfaitement d'accord avec toi concernant les quatre films que tu cites. Par ailleurs, cette phrase se rapportait au "triangle amoureux archétypal homme-femme-singe établit par King Kong" et là, il faut bien avouer que mis à part les trois versions de King Kong (1933, 1976, 2005), les autres films n'évoquent quasiment pas cet aspect des choses.



T'en fais pas, j'avais compris. J'étais quand même surpris que certains trouvent ce film meilleur que King Kong 1976 et les autres, qui me paraissent très largement supérieur en qualité (ne serait-ce que les effets-spéciaux).



SKULL.ISLAND a écrit:
C'est toujours le même problème avec ce genre de film, la taille des singes ne cesse de varier selon les scènes. 50 mètre ? Je veux bien mais là on se rapproche de Godzilla période Millennium et il ne me semble quand même pas que le colosse puisse rivaliser en taille avec notre lézard préféré. Tout au plus, peut être, quand le colosse arrive pour la première fois aux abords d'une ville. De plus, si l'on fait abstraction des éléments extérieurs (buildings, etc) qui donnent souvent des impressions variables et trompeuses, et que l'on se réfère plutôt à la taille des humains que le colosse tient dans sa main, on est quand même beaucoup plus proche de King Kong et de la taille standard habituelle des primates géants dans ce genre de production.


C'est sûr que sa taille varie et moi aussi 50 mètres me paraissent un peu trop élevé, mais seulement 10 là ça me semble trop petit. Comparé aux buildings ou même aux humains (dans certaines scènes) il à l'air d'en faire au moins le double si ce n'est plus.
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 20/03/2014, 19:40    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

L’interview qui suit s’est déroulée à Hong Kong en 1999 et a été conduite par Craig Allen, professeur américain enseignant à l’étranger et cinéphile.

Une grande partie du tournage s’est déroulé en Inde à ce que je crois ?

H.M.H : Oui, nous nous sommes rendu en Inde quatre fois, à Bombay, Bangalore…

Pourquoi avoir tourné là-bas ?

H.M.H : Hé bien nous avions engagé une actrice suédoise… (qui était suisse en fait)

Evelyne Kraft…

H.M.H : Oui c’est ça, de Suède. Dans le scénario il y avait plusieurs scènes où elle devait tourner avec un tigre, le caresser, le cajoler, l’embrasser, ce genre de chose. On ne pouvait pas faire ce genre de scènes à Hong Kong mais Warner Bros nous a dit de contacter ce cirque en Inde. Nous nous sommes donc rendu à Bombay puis nous avons roulés toute la journée et à la nuit tombée nous avons enfin trouvé le cirque dans un endroit isolé. Nous avons assistés à une représentation et effectivement, il y avait un tigre qui était capable d’effectuer tout un tas de tours.

C’était un animal dressé ?

H.M.H : Oui, il pouvait faire toute sorte de choses. Il acceptait docilement que les gens le caresse ou lui fasse un câlin. L’entraîneur le pouvait en tout cas, donc nous avons signés un contrat pour utiliser le tigre. Son maître nous a affirmé qu’il pouvait le dresser pour jouer quelques scènes avec notre actrice et qu’il n’y aurait aucun problème.

De retour à Hong Kong nous avons préparés notre équipement. L’équipe chinoise comportait plus de 30 personnes et nous sommes repartis en Inde pour commencer le tournage. C’était un endroit pas très loin de Bombay appelé Mysore. Le dresseur est venu sur place avec son tigre mais il n’avait aucune idée de la façon dont on tourne un film. Il avait apporté une grande cage pour les besoins du tournage mais je lui ai expliqué que ça ne pouvait pas marcher, que nous ne pouvions pas tourner les scènes à l’intérieur d’une cage. Il a donc du démonter la cage mais j’avoue que nous avions tous un peu peur du tigre. Son maître a essayé de nous rassurer en nous expliquant que le félin était très amical et qu’il ne fallait pas nous en faire. Dés que la cage a été démontée, cependant, le tigre est devenu vraiment docile. A tel point que le dompteur à du le secouer un peu pour le stimuler. Alors il s’est mit à gronder très fort… et là nous étions vraiment effrayés (rires).



Une idée nous est venue lors des premières prises : nous avons remontés la cage et avons placé la caméra à l’intérieur. Mais il s’est avéré que le tigre n’avait jamais effectué ses tours hors de la cage et de l’environnement du cirque. Dès qu’il n’était plus sous le chapiteau il refusait de jouer. Il n’y avait rien à faire et nous avons perdu beaucoup d’argent avec ce tigre.
Plus tard, Shaw Bros. a déniché un entraîneur de tigres qui avait l’habitude des tournages sur les films de Bollywood et qui pourrait satisfaire à nos demandes. Nous sommes allé le rencontrer et après nous être assuré que le tigre était en mesure de tourner nous l’avons engagé. Lui et dix de ses frères et fils faisaient ce genre de travail. Pendant plusieurs jours Evelyne et le reste de l’équipe ont travaillé avec ce tigre et les dresseurs.

Tôt le matin, le jour ou nous devions débuter le tournage, les dresseurs ont ouvert la gueule du tigre pour lui limer les dents. L’animal s’est mis à geindre très fort. Puis ils ont prit ses pattes on fait de même avec le bout de ses griffes… ses feulements étaient terribles. Evelyne s’est mise à pleurer aussi. Quand elle a entendu les souffrances du tigre elle ne pouvait plus s’arrêter de pleurer, ça lui déchirait le cœur !

Dans le film, le tigre que vous voyez à l’écran est interprété par deux animaux différents. Les gros plans où l’on voit un tigre féroce montrer les dents ont été réalisés avec le premier félin, celui du cirque. Les scènes ou Evelyne joue avec le tigre furent tournées avec le second. Nous avons montés ces scènes de façon à ce que l’on ne puisse pas déterminer qu’il s’agit de deux animaux différents.

Nous avons du nous rendre en Inde quatre fois pour filmer tout ce dont nous avions besoin. C’est plus que ce que nous avions réellement besoin. Le studio m’avait dit au départ de filmer toutes ces scènes le plus rapidement possible. Pendant que je tournais les séquences dont j’étais responsable, l’équipe japonaise réalisait les scènes à effets spéciaux. Mais faire appel aux japonais n’était pas une si bonne idée… ils travaillaient si lentement. Ils tournaient des scènes, ne les trouvaient pas bonnes, finissaient par les jeter et les retournaient encore et encore.

Mon patron (le producteur Runme Shaw) voulait que le film sorte avant le remake de King Kong réalisé par John Guillermin.

Donc votre film était inspiré de King Kong ?

H.M.H : Non, celui-ci était de notre propre initiative, une création originale. Nous avions presque fini Mighty Peking Man avant King Kong mais des retards nous ont empêchés de le sortir avant.

Vraiment ? Vous aviez tourné Mighty Peking Man avant King Kong ?

H.M.H : King Kong était sorti aux Etats-Unis mais pas encore à Hong Kong.

Donc il était prévu de sortir Mighty Peking Man avant que King Kong soit diffusé à Hong Kong.

H.M.H : C’est ça. Nous voulions le sortir en Asie avant King Kong, c’est ce qu’avait décidé le studio. Sauf que l’équipe japonaise était trop lente… et pas très raisonnable. Nous avions signé un contrat de trois mois avec les japonais, après cela, leur travail devait être terminé. Ils ont envoyé une quinzaine de personnes qui passé le délai nous on averti qu’elles devaient repartir. Nous avons donc du aller à Tokyo pour trouver une nouvelle équipe spécialisée dans les effets spéciaux (en fait les visas de l’équipe japonaise avaient expirés et elle a du retourner au japon pour les faire renouveler)



Donc il y avait deux équipes japonaise ?

H.M.H : Non, en fait il y en avait trois. La seconde équipe était également trop lente. Nous avons du engager une troisième équipe. Tout ça a pris un temps infini, le tournage a duré un an et demi !

À l’origine, quelle était la durée prévue ?

H.M.H : Au plus six, sept mois pour tout boucler… une demi année... et ça a prit trois fois plus de temps.

Mis à part le tigre dressé, pourquoi avoir tourné en Inde ?

H.M.H : Juste pour le tigre.

Aucune autre raison ?

H.M.H : Non, Warner Bros. nous a encouragé à tourner là-bas. Mon chef avait un bon ami chez eux et nous nous sommes arrangés pour tourner sur place dès le début.

Comment est-ce de tourner un film en Inde ?

H.M.H : Tout s’est révélé très facile. C’est parce qu’ils tournent tellement de films là-bas. A cette époque c’était la plus grosse industrie cinématographique au monde. Cependant je ne regarde jamais de films indiens, ils font tous deux ou trois heures, donc je ne les regarde pas (rires).



Au Japon c’était une production énorme… des équipes importantes avec beaucoup de personnes… je n’aurais pas pu contrôler les choses à ma façon. En Inde nous avons juste engagés deux cameramen en extra et quelques assistants. En tout nous avions quatre cameramen, deux indiens plus deux autres de Hong Kong.

Combien de personnes comprenait l’équipe de Hong Kong ?

H.M.H : Environ une trentaine.

J’ai entendu dire que l’équipe Hongkongaise n’appréciait pas l’Inde.


H.M.H : Non, ils n’aimaient pas aller tourner là-bas. Principalement à cause de la nourriture, ils n’arrivaient pas l’avaler, ils avaient tout le temps faim (rires).

Combien de temps êtes vous restés sur place ?

H.M.H : Environs 2 – 3 mois. Notre producteur était vraiment bon, il est devenu célèbre maintenant. Son nom est Cai Lan. Il a sa propre émission télé où il voyage à travers l’Asie pour faire découvrir la cuisine locale des endroits qu’il visite. C’est vraiment son truc. Tous les jours, au moment de manger, nous observions comment faisaient les indiens. Ils utilisent leurs mains et nous avions un peu de mal avec ça (rires). Pour le déjeuner nous mangions juste du pain ou ce que nous pouvions trouver.

Devant cet état de fait, Cai Lan a eu une idée. Un soir nous avons trouvés un restaurant chinois dans la ville où nous étions. « Voilà quelqu’un qui sait faire de la cuisine chinoise » dit-il. Il alla voir le cuisinier et lui proposa de l’argent pour qu’il nous fasse la cuisine durant le tournage. Il y avait une cuisine dans l’hôtel où nous résidions et comme nous étions une trentaine nous avions réservés un étage entier. Le cuistot venait donc tous les soirs pour nous préparer nos repas mais la nourriture, le curry surtout, était beaucoup trop gras et incommodant pour nos estomacs (rires). Quelque soit les aliments, curry ou autre chose, tout était saturé d’huile.

Deux ou trois mois plus tard, nous quittions enfin l’Inde. Tout le monde était vraiment content. Durant le trajet de retour pour Hong Kong, nous devions passer une nuit à Singapour. Une partie de l’équipe avait déjà rejoint leurs foyers et nous n’étions plus qu’une vingtaine. Cette nuit là nous sommes tous allés à un restaurant chinois pour le souper. Le gérant n’en revenait pas que nous puissions manger autant… peu importe la quantité qu’il nous servait, nous finissions tous les plats jusqu’à la dernière bouchée (rires).

Avant Mighty Peking Man, il n’y avait jamais eu de film de ce genre à Hong Kong ?

H.M.H : Non, c’était le premier.

Et après ?

H.M.H : Non plus. De nos jours il y a beaucoup d’effets spéciaux dans les films de Hong Kong. C’est bien plus facile maintenant avec les ordinateurs, vous pouvez faire n’importe quoi. A l’époque nous ne bénéficiions pas encore de cet outil.



Bien sur, pendant la production du film nous savions que nous ne pourrions pas concurrencer Hollywood dans ce domaine. Les studios californiens sont certainement les meilleurs au monde. Durant le tournage du film nous avons essayé de donner des sentiments humain à une gigantesque bête, montrer l’attachement émotionnel entre un être humain et un animal. Nous avons passé beaucoup de temps sur cet aspect de l’histoire, l’amour de la bête pour Samantha et vice versa. Un critique de films de Singapour a dit qu’en montrant cette relation émotive entre la femme et la bête, notre film était plus efficace que King Kong (rires). Il l’a vraiment dit !

Mis à part Mighty Peking Man, vous n’avez réalisé que des films d’arts martiaux ?

H.M.H : Non, mais pendant un temps je n’ai fais que ça effectivement. J’ai réalisé pas mal de films avec Zheng Pei-Pei. C’était une jeune fille très célèbre. Elle travaillait dur, effectuait beaucoup de cascades dangereuses. Je lui ai suggéré plusieurs fois d’utiliser un harnais de sécurité mais elle a toujours refusé.

Après ça, j’ai fait toute sorte de films – love stories, comédies, films d’action, tous les genres. J’ai réalisé un film de sorcellerie adapté d’une légende malaise et plus particulièrement de Singapour. Les gens là-bas y croient vraiment. Je ne sais pas comment vous l’avez appelé en anglais… c’est Jiang Tou (ce qui veut dire littéralement « head drop »). C’est une sorte d’art martial de Singapour et de l’Asie du sud-est. Quand nous faisions ce genre de films, ils se vendaient très bien à Singapour. J’ai du en faire 3 ou 4 comme ça.

Comment avez-vous réagit quand Shaw Bros. vous a demandé de réaliser un film inspiré par King Kong ?

H.M.H : J’ai pensé que ça allait être difficile mais j’aime les défis. Quand nous avons commencé à perdre beaucoup de temps sur le film à cause des effets spéciaux, Runme Shaw m’a dit de ne pas m’en faire pour l’argent. A la fin, nous avons dépensé deux fois plus que ce qui était prévu.

Combien ? J’ai entendu dire que ça tournait autour de 5 millions (en $ hongkongais).

H.M.H : C’était plus de 7 millions en fait. En 1977 c’était beaucoup d’argent pour un film produit à Hong Kong. Chaque semaine, je devais établir un rapport pour savoir combien d’argent avait été dépensé. Mais en même temps on me disait de ne pas m’inquiéter, l’important pour le boss était surtout de sortir un bon film.

Comment vous êtes vous senti quand le film a été terminé ?

H.M.H : Très satisfait.

Comment vous en êtes vous sorti pour diriger un film avec des effets spéciaux ? Aviez-vous déjà participé à un film comportant des effets spéciaux avant Mighty Peking Man ?

H.M.H : En fait j’avais déjà fait 3 ou 4 films utilisant des effets pour la Shaw Bros. Bien sur pas avec les mêmes techniques avancées qu’ils utilisent au Japon. On bricolait ces effets nous même. Vous devez connaître la célèbre légende chinoise Journey to the West (une histoire mythologique sur le Roi des Singes et trois compatriotes avec des pouvoirs magiques qui entreprennent un long périple pour retrouver des textes sacrés bouddhistes). Nous avons passé un an à faire un film basé sur cette légende. Tous les effets spéciaux ont été réalisés par nos soins. Dans les années 50 et 60, il n’y avait pas de sociétés spécialisées là-dedans, nous devions nous débrouiller seuls. Je connaissais quelques trucs que l’on peut faire avec une caméra ainsi que la technique de l’écran bleu. Mais à l’époque (sur le tournage de Journey to the West) nous n’avions que des caméras noir & blanc à Hong Kong. Pour les films couleur nous devions les envoyer au Japon pour les faire développer. J’ai du me rendre sur place plusieurs fois pour superviser le travail, ça posait beaucoup de problèmes. Toutefois, quand le film a été terminé il a très bien marché en Asie. De ce fait, le boss voulait d’autres films de ce genre. Après 3 ou 4 films, je connaissais quelques trucs.



Tous les jours, l’acteur qui jouait le Roi Singe devait revêtir son costume – il le détestait ! – Après avoir réalisé quelques films comme ça j’ai dis au boss que j’en avais assez, alors nous nous sommes tournés vers d’autres genres. [la série du Roi Singe de la Shaw Brother inclus [i]The Monkey Goes West[/i] (1966), Princess Iron Fan (1966), Cave of the Silken Web (1967), the Land of Many Perfume (1968) et the Fantastic Magic Baby (1975).]

Qui a écrit l’histoire de Mighty Peking Man ?

H.M.H : Nous avions une équipe de scénaristes chargés d’élaborer les histoires. L’idée était de faire un film sur un singe géant mais qu’il soit animé de sentiments au point d’en avoir le cœur brisé à un moment donné. Bien sur la raison de cette affliction était du à une fille avec qui il était ami mais je ne me rappelle plus qui a eu l’idée le premier.

Y avait-il des influences des mythes chinois dans le film ?

H.M.H : Non. C’était une histoire entièrement originale. Bien sur quand King Kong est sorti à Hong Kong je suis allé le voir dès le premier jour de la sortie (rires). On ne peut pas nier qu’il y a quelques similarités.

Dans la version anglaise de Mighty Peking Man, Evelyne Kraft appelle le singe « Woo Tan » ou quelque chose d’approchant. Est-ce que ce nom signifie quelque chose ? (Note : la créature est référencée sous le nom de « Utam »)

H.M.H : Woo Tan ? Ca ne me dit rien. Je ne me rappelle plus vraiment du film, ça fait une éternité que je l’ai vu. Vous savez, j’ai fais plus de 80 films, la plupart ont été réalisé avant l’apparition des cassettes vidéo et ne sont jamais passés à la télé. Rumne Shaw ne les a pas vendu aux stations TV donc je n’avais aucun moyen de les revoir. Plus tard, un ami à moi a trouvé quelques vidéos de mes films en Thaïlande et m’en a ramené quelques exemplaires. Je dois en avoir 8 ou 9 en vidéo.

Etait-ce le premier film qu’Evelyne Kraft ait fait pour Shaw Bros. ?

H.M.H : Oui le tout premier. Elle a été découverte par le fils de Runme Shaw en Suède. Elle avait un esprit très ouvert et travaillait dur. Vous vous rappelez cette scène où elle nage près d’une cascade en compagnie du héro ? Je ne lui ai pas dit d’enlever ses vêtements mais elle l’a fait de son propre chef, naturellement. Elle s’est juste foutue à poil comme ça, sans être gênée le moins du monde. Waow, cette fille n’avait aucune inhibition ! (rires). Les européennes sont comme ça, vraiment relax et ouvertes sur ce genre de choses.

Avant d’entamer le tournage, nous devions fabriquer ses vêtements et nous l’avons emmené dans notre rayon costumes pour prendre ses mensurations. Elle se tenait debout en face du tailleur et a enlevé tous ses vêtements. Le tailleur, lui, était vraiment très gêné (rires).

Dans le film elle ne porte vraiment pas grand-chose. A l’époque, qu’en ont pensé les gens à Hong Kong ?

H.M.H : Oh, ils ont pensé que c’était très révélateur. Hong Kong était très conservateur et où que nous tournions à Central (le quartier principal des affaires à Hong Kong où se trouve le Connaught Centre, le gratte ciel qu’escalade Utam), dès qu’Evelyne apparaissait avec son minuscule bikini en peau de bête… Wah ! Les gens dans la rue étaient très excités.



En plus elle est européenne, les gens ont du trouver ça encore plus excitant.

H.M.H : Oui. Nous avons tournés au Connaught Centre durant environ cinq nuits. Même la nuit, un grand nombre de gens venaient regarder. Et voir une fille aussi peu vêtue à Central, c’était vraiment quelque chose (rires) ! Ca ne lui a même pas traversé l’esprit, c’était tout naturel pour elle.

Comment avez-vous communiqué avec elle ?

H.M.H : Nous avions un interprète qui parlait anglais. Elle-même parlait un très bon anglais, la nuit elle regardait les chaînes anglaises à la TV.

Etait-ce facile de la diriger ?

HO : Aucune difficulté particulière. Elle comprenait très vite ce que je voulais.

J’ai entendu dire que Mighty Peking Man n’a pas très bien marché à Hong Kong.

H.M.H : C’est vrai.

En revanche, il s’est bien vendu ailleurs.

H.M.H : Oui. En particulier à Singapour et en Asie du sud-est. Je pense que c’est parce que King Kong est sorti avant. C’est du moins l’explication pour Hong Kong. A Singapour, ils étaient encore capables d’apprécier les sentiments entre la belle et la bête mais à Hong Kong, tout le monde avait déjà vu King Kong.

D’une manière générale, comment percevez-vous Mighty Peking Man ?

H.M.H : Il n’y a jamais eu un tel film tourné à Hong Kong avant celui-là. C’était le premier et le boss en était très content.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

H.M.H : Il n’était pas trop mal. Quand je revois mes films je ne peux pas m’empêcher de remarquer des choses qui auraient pu être améliorées. C’est pour cette raison que je n’aime pas trop les revoir, il y a toujours une chose que je regrette.



Quand avez-vous apprit que Mighty Peking Man allait être rediffusé aux Etats-Unis ?

H.M.H : Environ un mois avant. Je ne m’y attendais pas du tout. J’avais fait ce film de longues années auparavant et je ne pensais vraiment pas qu’il serait vu par davantage de spectateurs. Jamais je n’aurais imaginé qu’il intéresserait autant de gens. Vous savez, les films d’antan n’ont rien à voir avec ceux de maintenant.

Pourquoi avoir prit votre retraite ?

H.M.H : J’étais sous contrat avec le studio. Je faisais les films qu’ils me demandaient de faire mais au bout d’un moment tout ça a finit par me lasser. Pourquoi ? Hé bien un jour je suis allé voir un film de Hong Kong. Je connaissais tous les acteurs et le réalisateur. C’était un film très populaire, beaucoup de gens l’avaient déjà vu alors j’y suis allé moi aussi. Dans le cinéma tous les enfants riaient à n’en plus finir mais moi pas une seule fois pendant le film. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui était si drôle. Quand je suis rentré chez moi après la séance, j’ai réalisé que j’avais un train de retard. Je n’étais plus dans le coup. Le public avait adoré la folie du film. Un acteur se prenait un coup sur la tête et ha, ha, ha, tout le monde riait. J’ai toujours trois films que je n’ai jamais terminés sur mon contrat. Je ne pouvais tout simplement plus m’y remettre. Ce que tout le monde semblait trouver intéressant ou drôle me paraissais moi sans intérêt.

C’était en 1989-90. J’ai appelé l’assistante de Runme Shaw pour lui dire que je ne pouvais plus tourner d’autres films. Elle m’a répondu « Qu’est ce que vous racontez ? Vous êtes sous contrat, il vous reste encore des films à faire ». Mon contrat stipulait en effet que je devais réaliser quatre films par an.

Quatre ?! C’est beaucoup.

H.M.H : En effet, mais je n’ai jamais pu aller jusqu’au bout. Rien qu’un film, comme un film de kung fu par exemple, peut prendre un an et demi à finaliser. Alors quatre, il me devenait impossible de réaliser cet exploit tous les ans. En même temps, mon boss a toujours été satisfait de mon travail et tous mes films ont rapportés pas mal d’argent.

Alors je leur ai dit que je voulais prendre ma retraite. Un peu plus tard, le studio produisait un film réalisé par quelqu’un d’autre, je ne me rappelle plus du titre. Le film n’était pas bon et il était clair qu’il ne rapporterait pas assez d’argent. Le studio m’a demandé si je pouvais le remonter et je leur ai répondu que je ne comprenais plus les films d’aujourd’hui mais que j’allais essayer. J’ai remonté quelques scènes et j’ai voulu en tourner d’autres mais le problème était que le film attendait depuis 5 ans dans les archives du studio et que certains des acteurs avaient disparus du circuit. Un autre problème était que la mode avait changé et que nous n’arrivions plus à trouver de vêtements féminins pour être en raccord avec le reste du film (rires). Quelle histoire !

Nous avons réussit à finir le film et le studio pensait en avoir terminé mais les problèmes ne faisaient que commencer. Le film ne faisait que 6000 pieds alors que la moyenne à Hong Kong est plutôt de 8000 ou encore mieux, 9000 pieds. Ils ont rajoutés quelques trucs au début pour le rallonger. Quoi qu’il en soit, la comptabilité a dit que j’avais rapporté beaucoup d’argent au studio et ils acceptèrent de me libérer de mon contrat.

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MessagePosté le: 21/03/2014, 19:46    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

LOBBY CARDS / PHOTOBUSTAS




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MessagePosté le: 23/03/2014, 00:39    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

Pressbook


















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MessagePosté le: 24/03/2014, 15:08    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

VHS




France (édition Socai Films)



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France (édition CTV)



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Allemagne (coffret 3 films : Super Inframan / Supersonic Man / MPM)



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MessagePosté le: 24/03/2014, 15:34    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

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MessagePosté le: 24/03/2014, 15:40    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

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MessagePosté le: 25/03/2014, 01:06    Sujet du message: Le colosse de Hong Kong Répondre en citant

Skull, tu fais de moi un homme heureux !!!! SPLENDIDE
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