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MYTEK THE MIGHTY

 
Post new topic   Reply to topic    King Kong Forum Index -> LE VILLAGE INDIGENE : L'UNIVERS DE KING KONG -> King Kong
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SKULL.ISLAND
Megaprimatus Kong

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PostPosted: 01/01/2010, 23:53    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Déjà évoqué dans le topic sur les bandes dessinées, Mytek the Mighty (King Kong le Robot en France) est une BD anglaise tellement géniale qu'elle méritait bien un sujet lui étant uniquement consacré. Vous apprendrez tout ce qu'il faut savoir sur ce robot gorille géant, de sa création dans les pages du magazine Valiant en 1962 jusqu'à sa résurrection en 2006 en passant par sa popularité au Mexique où il a engendré de multiples avatars.










Titre original : Mytek the Mighty
France : King Kong le Robot / King Kong
Espagne : Mytek
Mexique : Mytek el Poderoso
Pays Bas / Finlande : King Kong
Allemagne : Mytek

Auteur : Tom Tully
Dessinateurs : Eric Bradbury, Bill Lacey.



L’HISTOIRE :

Le professeur Arnold Boyce est un savant qui travaille en plein cœur du territoire africain. Il est secondé dans ses expériences par son assistant, un nain bossu et difforme du nom de Gogra (GoGreen en V.O.). Mais dans cette partie de l’Afrique sévit la tribu des Akari, sortes de guerriers Zoulou nihilistes adeptes de la violence et de la destruction, qui ne pensent qu’à tuer, massacrer, piller et brûler les villages voisins.



Un jour ils s’en prennent au laboratoire du professeur Boyce qu’ils détruisent complètement. Parmi les ruines fumantes, Boyce et son ami Dick Mason, le garde-chasse local, découvrent une idole de pierre représentant un singe. Dick explique au professeur qu’il s’agit de Mytek, le dieu-singe des Akari qu’ils ont immortalisé par une gigantesque statue d’argile à l’effigie d’un monstrueux gorille, symbole du pouvoir et de la destruction. Ils croient avoir été envoyés sur Terre pour répandre le chaos et la destruction en son nom.



Boyce imagine alors un moyen pour stopper cette folie destructrice : la construction d’un singe robot géant ayant l’apparence de Mytek afin d’usurper l’identité du dieu des Akari et d’imposer la paix à l’irréductible tribu. Pour contrôler le robot dont l’armature métallique est recouvert de fourrure, Boyce conçoit une petite salle aménagée à l’intérieur de son crâne et dote sa création d’une intelligence artificielle afin de lui donner une certaine autonomie qu’il acquiert peu à peu grâce à l’apprentissage. Lors du premier essai, le professeur monte seul dans la cabine de contrôle, au grand désarroi de Gogra qui jure de se venger du peu de considération qu’on lui porte. Frustré de sa condition, le nain cache des sentiments de jalousie et de haine envers le professeur. Ayant décidé de dominer l’humanité grâce à Mytek, Gogra assomme Boyce et s’empare du robot. Son plan est de monter une armée et pour ce faire, il enjoint les Akari à le suivre dans sa quête de pouvoir.



Après avoir semé la ruine sur leur passage, les Akari sont bientôt confronté à l’armée, alertée par le Professeur Boyce et Dick Mason. Mais les missiles sont inefficaces face à Mytek et son système d’auto défense très performant. Cependant, quelques jours seulement après ses premiers méfaits, le robot s’arrête brusquement et tombe au sol avec fracas. Le nain perfide n’avait pas prévu une chose : les batteries solaire placées dans le dos de Mytek ont besoin d’être rechargées une fois par semaine faute de quoi il n’est plus alimenté en énergie. Alors que Gogra réussit in extremis à remettre le robot en marche, ce dernier se relève tout seul, son autonomie commençant à se mettre en place. Après avoir tenté d’écraser Gogra qu’il déteste, Mytek se laisse convaincre de replacer le nain dans la cabine de contrôle, son autonomie n’étant pas encore assez développée pour se débrouiller seul.



Au cours des aventures suivantes, Gogra, toujours à l’intérieur de Mytek, se lance à la poursuite du professeur Boyce et Dick Mason. Il finit pat atteindre les limites du territoire africain et traverse la méditerranée en empruntant les fonds marins, la carapace du robot étant parfaitement étanche et équipée de puissants phares logés dans ses yeux (une constante dans la série où Mytek passera beaucoup de temps sous l’eau).



Ayant trouvé refuge dans une grotte sous marine au large de l’Italie, Gogra décide d’en faire sa nouvelle base pour construire un robot bien plus performant. Pour ce faire, il coule quelques navires afin d’en récupérer l’acier nécessaire à la construction du robot et réduit les équipages au rang d’esclaves, aidés dans leurs tâches par des scientifiques qu’il a kidnappé. Mais il a besoin du professeur Boyce, seul capable de reproduire le cerveau électronique de Mytek. Pour contraindre le savant à travailler pour lui, il place des otages dans une prison aménagée dans la poitrine de Mytek et se dirige vers la Grande Bretagne où le professeur est en convalescence après avoir été blessé.





Après avoir essuyé avec succès plusieurs attaques de l’armée, aussi bien navales qu’aériennes, Mytek menace les côtes anglaises. Mais tous ces combats ne l’ont pas laissé indemne : le pelage qui recouvre l’armature du robot a subie des dommages qui révèlent sa structure métallique sous la fourrure. Il s’agit là d’un look qui va devenir récurrent jusqu’à la fin de la série, les nombreux affrontements qui la ponctuent étant assez dévastateurs de part et d’autre. Pour pouvoir commettre ses méfaits en toute sécurité, Gogra a doté le robot d’une large ceinture qu’il remplit d’otages, empêchant ainsi les militaires d’ouvrir le feu. Le nain exige que le professeur Boyd lui soit remis sans quoi il menace de raser la Grande-Bretagne. Mason et Boyce élaborent un plan pour attirer Gogra dans un piège. Ils font électrifier toute la structure métallique d’un circuit de montagnes russes et, servant d’appât, s’arrangent pour que Mytek les poursuive jusqu’au parc d’attraction. Une fois sur les lieux, Gogra, qui a repéré les câbles électriques, comprend immédiatement le danger et a juste le temps de s’éjecter de la cabine de contrôle avant que le singe n’empoigne les rails et que son corps en métal soit traversé par des millions de volts. Son épiderme est aussitôt carbonisé et le géant ne tarde pas à s’écrouler au sol, face contre terre. Gogra est remit aux autorités mais, pendant que le professeur essaie de remettre Mytek sur pied, le nain s’échappe et met la main sur les plans du cerveau électronique du singe.



Le lendemain, les rayons du soleil rechargent les batteries de Mytek qui se remet en marche. Grâce aux informations qu’il a emmagasiné sous les ordres du nain, le robot reconnaît en Mason un ennemi et tente de l’écraser. Le professeur Boyce lui fait comprendre que son véritable ennemi est Gogra, qui l’a poussé à semer mort et destruction puis l’a abandonné dans un moment crucial. Ivre de vengeance, le singe se dirige vers le repaire sous-marin de son ancien maître. Pendant ce temps, grâce aux plans du professeur, Gogra réussit à mettre son super robot en marche. Truffé de gadgets meurtriers, la création du nain mégalomane, surnommée Tyran le Terrible, est un adversaire de poids pour Mytek. L’armée décide d’atomiser l’île sous laquelle est caché le repaire de Gogra mais celui-ci en réchappe de peu et se venge en provoquant l’éruption de l’Etna. Mytek arrive à ce moment là et le combat s’engage entre les deux titans, au cours duquel le singe est vaincu et laissé « pour mort » sur la plage. Ça n’est peut-être qu’une coïncidence mais l’affrontement de King Kong/Mytek contre un adversaire à sa taille sur les flancs d’un volcan ne vous rappelle rien ?



Le professeur a alors la lourde tâche de rééduquer Mytek qui a dû subir la mauvaise influence de Gogra durant plusieurs semaines. Boyce réussit à regagner la confiance de Mytek et s’en sert pour réparer les dégâts causés par Gogra. Le singe robot est désormais du coté du bien mais cette nouvelle ligne directrice n’amoindris pas pour autant le coté délirant de la série. Gogra, bien décidé à mettre l’humanité à ses pieds, se dirige cette fois-ci vers New York via les fonds marins dans le but de s’emparer des réserves d’or de Fort Knox. Après avoir combattu une pieuvre géante puis coulé plusieurs navires, il détruit la Statue de la Liberté dont il s’empare de la torche, symbole de puissance qu’il prend bien soin d’exhiber dans la main de Tyran (Mitek est d’ailleurs la seule série de fiction dans laquelle la Statue de la Liberté est détruite en deux occasions bien distinctes et séparées dans le temps). De gros moyens sont mis en œuvre pour le stopper mais le super robot est doté d’armes redoutables et d’un système de défense très perfectionné. Un puissant champ magnétique agit comme un aimant et renvoi à l’armée ses propres bombes. Le professeur Boyce a alors l’idée de placer une forte charge explosive dans un missile fait de bois et de plastique qui sera lancé par le bras puissant de Mytek. Le plan marche à la perfection et Tyran est détruit mais le corps de Gogra reste introuvable au milieu des décombres.



La suite de la série va s’ingénier à palier l’absence du méchant bossu, jusque là omniprésent. Et pour se faire, rien de tel qu’un bon vieux rayon extra-terrestre menaçant la Terre au moment où les gouvernements cherchent à mettre la pression sur le professeur Boyce pour désactiver Mytek. La menace étrangère crée une armée de gigantesques animaux robots : crabe, espadon, hippopotame, rhinocéros.



Après avoir partiellement anéanti le monstrueux rayon avec la calotte d’un énorme radio télescope, Mytek se retrouve confronté à un adversaire inattendu : la statue de bronze du port de Colthia, tenue pour la huitième merveille du monde. Ce qui reste du rayon de l’espace vient frapper la statue qui s’anime en grinçant, tel le géant Talos de Jason et les Argonautes, superbe création de Ray Harryhausen. Très inspiré du Colosse de Rhodes mais avec un look de gladiateur, le gigantesque guerrier s’en prend aux habitations qu’il écrase de son épée. Dick Mason et le professeur Boyce, logés dans la cabine de contrôle de Mytek, arrivent à la rescousse. Le combat est rude pour le grand singe qui a déjà subit des dommages important lors de ses affrontements avec les animaux robots : son pelage est arraché par plaques entières et sa carapace métallique toute bosselée. Mytek réussit finalement à désiquilibrer la statue géante qui se brise en morceaux lors de sa chute.



Le professeur Boyce réussit à localiser la source du rayon en plein centre de l’Afrique et se dirige vers le continent noir pour contrecarrer l’invasion extra-terrestre. Sur place Mytek est attaqué par des gorilles aussi grands que lui qu’il finit par ensevelir sous des tonnes de roches. Logés dans des espèces de tripodes à tentacules très proches de ceux de la Guerre des Mondes, les aliens se préparent à conquérir la Terre. Comme dans le roman de George Wells, les créatures de l’espace ne supportent pas notre atmosphère et sont détruites dans un tremblement de terre artificiel que provoque Mytek.



La série va ainsi se poursuivre pendant un an avant que Gogra ne revienne hanter les pensées du professeur Boyce. Le premier signe du retour du gnome se fait par l’attaque d’une main géante qui vient libérer les sauvages Akari. Puis une seconde main vient se joindre à la première pour voler le cerveau électronique de Mytek. Privé de son intelligence artificielle, le singe est totalement démuni et doit subir un nouveau processus d’apprentissage avec un autre cerveau que le prof bricole à la hâte.



Bientôt, le lecteur éberlué découvre la nouvelle menace qui se profile à l’horizon. Une paire de jambes géantes à laquelle manque le torse et toute la partie supérieure s’avance vers la population paniquée. Le nain bossu n’est pas mort et, plus mégalomaniaque que jamais, s’est attelé à la construction d’un nouveau super robot à son effigie qu’il nomme Goliath (Gorgus en V.O.). Pendant que le professeur Boyd projette des films à Mytek pour l’éduquer, Gogra termine l’assemblage de Goliath. Des tentacules se terminant par des ventouses (pour aspirer ses futurs esclaves) sont logés dans son corps, ses bras sont extensibles, il crache des missiles de sa bouche et envoie des rayons hypnotisant avec ses yeux. Et encore, ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg. La série, qui n’était déjà pas triste, profite du retour de Gogra pour sombrer dans un délire hystérique où les combats sont de plus en plus dantesques pendant que les morceaux de bravoure abondent.



Au terme de ses aventures, Mytek va enfin devenir totalement autonome, avec sa propre volonté…comme un début d’humanité pour lui, ou plutôt d’animalité. Après bien des péripéties il va enfin goûter à la liberté dans son pays d’origine : l’Afrique.





A suivre...


Last edited by SKULL.ISLAND on 01/12/2013, 18:10; edited 1 time in total
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PostPosted: 01/01/2010, 23:53    Post subject: Publicité

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PostPosted: 03/01/2010, 22:32    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

AUTEUR / DESSINATEURS



Tom Tully


Tom Tully a obtenu un diplôme en écriture d'histoires pour enfants alors qu'il travaillait pour le gouvernement. Il fait son service militaire dans la R.A.F. comme... comptable. Bien que quasiment inconnu en France, c'est sans conteste le scénariste britannique le plus prolifique en BD. Il démarre sur Spartan avec Frank Bellamy pour Eagle 1ère série, mais son premier grand succès sera Kelly's Eye (L'Oeil de Zoltec chez nous dans la revue Antarès) avec Brett Ewins et Francisco Solano Lopez dans Knockout puis Valiant de 1962 à 1974. Il devient ensuite un des piliers de "Valiant" pour lequel il écrira parmi de nombreux autres titres The Steel Claw (Main d'Acier) et Mytek the Mighty (King Kong) pour les plus significatifs. Lorsque "Valiant" cesse sa parution, on le retrouve principalement dans Battle, Action et buster avant qu’il rejoigne l’équipe de 2000 AD en 1977. Il y retrouvera son complice Eric Bradbury, premier dessinateur de Mytek, et collaborera avec lui sur plusieurs séries.



Eric Bradbury (1921 – 2001) a étudié à l’école d’art de Beckenham dès 1936. Pilote pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il commence ensuite sa carrière de dessinateur en 1949 en travaillant pour Knockout et produisant pour eux « Our Ernie » ainsi que d’autres personnages comiques. Au bout d’un moment il se tourna vers un autre style, les récits d’aventures. Il fit ses premières armes dans ce domaine avec « Luke Logan » et « Buffalo Bill » dans Comet. Il créa également « The King’s Thief » d’après le film du même nom. C’est dans les années 60 que Bradbury commence à développer son propre style, plutôt sombre et vigoureux voir sinistre, notamment sur « Mytek the Mighty » » et « The House of Dolmann » pour le magazine Valiant et plus tard en dessinant « Maxwell Hawke » pour Buster et « Doomlord » pour Eagle. Dans les années 80 il collabore très activement au magazine 2000 AD en dessinant plusieurs séries dont « Futur Shocks », « Time Twister » (avec Alan Moore), « Judge Dredd », « Invasions ! » ou « Rogue Trooper ».

Bill Lacey était dans la RAF durant la Deuxième Guerre Mondiale puis, à la fin des hostilités, devint dessinateur technique pour le ministère de l’aviation. Il commença à travailler dans la bande dessinée en 1951 pour l’hebdomadaire Mickey Mouse auquel il collabora jusqu’en 1956, tout en travaillant pour d’autres compagnies. En 1957 il reprend les rennes de la BD « Blackshirt », bientôt suivi par « Rick Random », « Inspector Chafik » et « John Steel ». Il réalise aussi des illustrations pour Express Weekly et Valiant.
De 1966 à 1970, il dessine les aventures de « Mytek the Mighty » dans le magazine Valiant, avec la lourde tâche de succéder au travail formidable d’Eric Bradbury, parti après deux ans de bons et loyaux services sur la série. Après ça, il travaille pour Look and Learn où il reprend des comics comme « Jason January, Space Cadet », « The Maze Master » et « Space Ranger ». Ses travaux les plus significatifs pour ce magazine sont sans doute « Eagles Over the Western Front », Man Who Searched for Fear » et « No. 13 Marvel Street ». En 1975, il rejoint Battle Picture Weekly où il réalise « Y for Yellow Squadron », « The Eagle Flies Fast », « Rat Pack » et « The Black Crow ». Trois ans plus tard il participe à DC Thompson, illustrant la BD “Tasker” dans la revue Bullet. Ses derniers travaux dans l’univers du comic datent de 1981 avec « The Wilde Boys » et « The Q-Bikes ». Son fils Mike est également dessinateur de comics.



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PostPosted: 03/01/2010, 23:31    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

CARACTERISTIQUES DE LA SERIE






Mitek the Mighty (« King Kong le Robot » en France) est à l’origine apparu en 1964 dans les pages de Valiant, une revue de l’éditeur Fleetway, qui présentait diverses bandes dessinées à suivre chaque semaine.

Né de l’imagination de Tom Tully, dont la capacité de travail lui permettait de gérer une série hebdomadaire, Mytek était dessiné par Eric Bradbury qui laissa sa place à Bill Lacey au bout de deux ans. Mytek est une série passionnante avec un graphisme des plus plaisant. Les mérites de cette bd sont multiples : le personnage principal est un gorille (fait déjà suffisant en soi pour apprécier cette série) mais c’est aussi un robot, gigantesque de surcroît. Un gorille robot géant : la combinaison parfaite. Certains y ont vu une influence de La Revanche de King Kong / King Kong s’est Echappé, sorti en 1967 et où il était question d’un robot géant ayant l’allure de King Kong. C’est oublier un peu vite que Mytek a été créé en 1964, soit trois ans avant le film de Ishiro Honda. Cette bande frappadingue propose également un méchant intéressant : un nain bossu mégalomane qui hait la Terre entière et qui rêve de conquérir le monde, d’abords grâce à Mytek dont il s’est emparé, puis à l’aide de robots géants toujours plus perfectionnés et meurtriers. Il faut dire qu’à l’époque, le troisième volet des aventures de James Bond, Goldfinger, venait de sortir sur les écrans et la Bondmania ambiante avec sa profusion de gadgets et destructions en tous genre a certainement inspiré Tom Tully pour élaborer les histoires de Mytek. L’auteur a vraiment donné le meilleur de lui-même en tant que scénariste sur cette série.





Mytek the Mighty à été publié jusqu’en 1970 à raison de deux pages par semaine. Ce rythme imposait à Tully d’imaginer un cliffhanger différent à chaque numéro pour entretenir le suspense. Une tâche délicate dont Tully s’est acquitté avec un certain brio. Conscients des centaines de pages à produire pour les années a venir, Tully et Bradbury ont abattu un travail de titan et ont su garder un rythme qui ne faiblit jamais, ou si peu ! L’auteur s’est amusé à introduire dans son récit de petits gimmicks qui reviendront régulièrement et qui apportent beaucoup à l’intérêt de l’histoire. L’autonomie de Mytek, qui se met développe graduellement au cours de ses aventures, est aussi un autre petit tour joué par Tom Tully. Au fil du récit, le robot commence petit à petit à désobéir à son maître quand un évènement attire son attention. Gogra en fera plusieurs fois la douloureuse expérience et s’en tirera avec quelques grosses sueurs froides. Autre moment fort de la série : le look souvent dégradé de Mytek, conséquence de ses nombreux affrontements, notamment contre l’armée. Son pelage est régulièrement brûlé ou arraché par plaques entières, laissant apparaître sa structure en acier.





Construit à des fins pacifiques, Mytek se retrouve au service du mal dès le début de l’histoire et ce pendant un bon tiers de la série. Abandonné par Gogra, le robot est remis en marche par le professeur Boyce qui doit le rééduquer pour le faire basculer du bon coté. Il s’agit là d’un cas récurrent dans les publications à épisodes de Fleetway. Les histoires font intervenir un méchant fascinant au début tandis que les auteurs se laissent aller peu à peu à inclure plus de violence, de cynisme ou de noirceur. Mais, sous la pression éditoriale conjuguée à celle du lectorat, ils étaient obligés de revenir à des choses plus morales et de rediriger la série vers des histoires plus politiquement correctes. De toutes façons, cette ligne éditoriale n’aura pas de grandes conséquences dans ce cas précis, les histoires avec un gorille géant devant forcément apporter leur lot de destructions en tous genres, ce qui restera le cas dans les épisodes suivants, de plus en plus hystériques.





Bande dessinée excentrique typiquement anglaise, Mytek a été créé à une époque où l’empire colonial britannique en Afrique se désagrégeait assez rapidement. Dans les années qui suivirent la débâcle de Suez en 1956, le Ghana, le Nigeria, la Somalie, la Sierra Leone, le Tanganyika, l’Uganda, le Kenya, la Gambie, la Zambie et le Malawi obtinrent tous leur indépendance. Mais dans les bureaux des éditions Fleetway, c’était toujours la grande époque de Henry Morton Stanley (journaliste et explorateur britannique du XIXème siècle, célèbre pour ses découvertes en Afrique) qui prévalait. Rien d’étonnant donc à ce que l’histoire débute en Afrique et oppose de féroces guerriers sanguinaires à la technologie occidentale dans des contrées où l’armée de sa gracieuse majesté est omniprésente.




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PostPosted: 04/01/2010, 23:59    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

LES PARUTIONS






Mitek the Mighty est apparu pour la première fois en 1964 dans les pages de Valiant, une revue hebdomadaire anglaise composée de titres dont certains sont également parus en France : Spiderman (rien à voir avec le personnage de Marvel), Janus Stark ou encore Main d’Acier. Créé en 1962 par l’éditeur Fleetway, qui possédait de nombreux autres magazines similaires, Valiant devint rapidement l’hebdomadaire de référence pour les bandes dessinées anglaises des années 60. Imprimés en grand format sur du papier journal de mauvaise qualité, les comics figurant dans les magazines publiés par Fleetway étaient néanmoins très bons et dégageaient un coté professionnel qui firent rapidement le succès de l’éditeur. Dès 1965, la plupart des titres du groupe furent étendu à 40 pages par semaine, soit le double que leurs concurrents. Cette augmentation de la pagination eu pour effet d’inclure dans les magazines de Fleetway des bandes étrangères, telles que Fort Navajo de Jean Giraud (alias Moebius) où même du Franquin. Cependant la majeure partie du contenu était inédite, dessinée spécialement pour ces magazines dont Valiant était le chef de file. Les titres les plus forts étaient incontestablement Kelly’s Eye, The Wild Wonders, The Steel Claw et Mytek the Mighty avec une nette préférence pour les deux derniers. Valiant a ainsi publié les aventures de Mytek jusqu’en 1970, année qui met un terme à la série.







Mytek est ensuite réapparu du 27 septembre 1975 au 6 mars 1976 dans les pages du magazine Vulcan qui en proposait une version colorisée. Vulcan était constitué de titres puisés dans le catalogue de Fleetway – principalement des récits d’aventures et de super-héros - et qui étaient précédemment parus dans leurs autres revues (Lion, Ranger, Tiger ou Valiant) pendant les années 60 et 70. Par rapport aux publications antérieures de Fleetway, Vulcan était d’un format plus réduit, à l’américaine, mais il était imprimé sur du papier de bien meilleure qualité. En outre, chaque numéro comportait trois titres entièrement en couleur plus quelques pages en noir et blanc. Lancé en mars 1975 en Ecosse, le magazine proposa 30 numéros avant de bénéficier d’une sortie sur tout le territoire anglais en septembre. Vulcan ne vécut qu’une petite année avant de fusionner avec Valiant et s’arrêtât au bout de 58 numéros.










Après ce retour en fanfare et en couleur, Mytek disparut pendant un bout de temps puis fit un retour inattendu en 1992. Fleetway, qui cherchait à capitaliser sur le succès de 2000 A.D., successeur de Valiant, publia le 2000 A.D. Action Special qui contenait de nouvelles versions de ses personnages fétiches des années 60 : The Steel Claw, The Spider, Kelly’s Eye et bien sûr Mytek the Mighty. Dans cette version rafraîchie, appelée « Mytek Lives ! » et écrite par Si Spencer, un véritable gorille (le dernier de sa race) est abattu dans la jungle. L’esprit du dieu-singe Mytek le possède alors et lui donne une taille gigantesque. L’animal entreprend de défendre les tribus africaines environnantes contre de méchants colonialistes blancs qui oppressent les indigènes à l’aide d’une version robotisée de Mytek (cette fois-ci débarrassé de sa fourrure et arborant un look de transformer). Par rapport à la série originale, le capital sympathie opère un virage à 180 degrés (les blancs sont devenu les bad guys de l’histoire tandis que les indigènes sont présentés en victimes) mais les stéréotypes sur l’Afrique mystique et sauvage sont toujours aussi vivaces. La nouvelle série est aussi sabordée par le choix de son artiste : Shaky Kane, plutôt spécialisé dans le dessin humoristique et la caricature qui dessine ici dans un style inspiré par Jack Kirby. La combinaison d’un scénario exagérément sérieux sur des dessins délibérément kitch tombe complètement à plat. Pour les fans, il s’agit d’une histoire vraiment atroce qui est loin de faire honneur à l’originale et qui mérite d’être évité comme la peste.









Enfin, pour finir ce petit tour d’horizon, signalons que Mytek fait une apparition dans Albion # 6 avec « Waiting for the Great Leap Forward » basé sur une histoire de Alan Moore et dessiné par Shane Oakley. Wildstorm/DC Comics, novembre 2006. On peut également trouver un hommage à Mytek dans The Extraordinary Works of Alan Moore (publié en 2003 par TwoMorrows et remis à jour en 2009) dans lequel Rick Veitch a dessiné une petite histoire avec un géant appelé Moortek the Mighty (ayant l’apparence d’Alan Moore) qui était contrôlé par un singe doué d’intelligence. Le monstre était opposé à deux personnages qui ressemblaient à Boyd et Mason.



Albion # 6



Moortek the Mighty



A suivre...


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PostPosted: 10/01/2010, 19:43    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Mytek the Mighty est également sorti dans une partie de l’Europe ainsi que certains pays d’Amérique latine.

En France, Mytek a eu droit à sa propre série sous le titre « King Kong le Robot ». Sortie en format poche de avril 1972 à octobre 1974 aux Editions de l’Occident, la série comporte 16 numéros qui reprennent la totalité des planches parues dans Valiant entre 1964 et 1970. En réalité l’édition française totalise même 32 numéros mais les numéros 17 à 32 sont des rééditions des numéros 1 à 16. Cette seconde parution fut éditée de janvier 1977 à mai 1978. Des recueils appelés Super King Kong sont également sortis, regroupant 2 ou 3 histoires.












En Allemagne, durant les années 70, le magazine Vulcan était publié sous le titre Kobra, regroupant Mytek the Mighty, Tim Kelly, Steel Claw, The Spider et Robot Archie. Malheureusement, les histoires publiées dans Kobra étaient incomplètes, se terminant de manière imprévisible et plutôt abrupte avec des conclusions hâtives. Finalement le magazine cessa temporairement sa parution, laissant nos voisins teutons dans l’expectative quand au sort de leurs personnages favoris.







La Finlande et les Pays Bas ont eu droit eux aussi à leurs propres éditions :





En Espagne la série est sortie chez Vertice sous le titre Mytek el Poderoso, dans un format A4 plus proche (bien que plus petit) de la mise en page originale. La première édition a eu lieu en 1966 avant d’être réimprimée en 1983 chez Mundi Comics sous le titre Mytek.






Mytek the Mighty est sorti au Mexique sous le titre Mytek el Poderoso ou cette bande dessinée a connu un certain succès. Ce sont les éditions Vertice qui se sont chargé de l’adaptation et de la publication de Mytek pour l’Amérique latine. Chacun des 14 numéros sortis faisait 126 pages. Apparemment, un retard dans l’envoi des planches originales a obligé Vertice à créer de toute pièce une nouvelle aventure de Mytek pour assurer la continuité de la publication.
Le n° 8 de la série, « El Retorno de Mytek » est donc une parenthèse dans la série régulière d’origine. Vertice a demandé à l’artiste Rafael Lopez Espi d’en assurer le contenu, lequel s’est acquitté de sa tâche en 30 jours seulement pour réaliser 126 pages de dessins plus la couverture. Lopez a remit son travail le 5 octobre 1968 et a négocié 21,000 pesetas de l'époque (environ 126 euros), plus 1500 pesetas pour l'illustration de couverture (9 euros), sommes qui feraient sourire aujourd’hui.









El Retorno de Mytek dessins de Rafael Lopez Espi, scénario de Fernando M. Lopez Sesen.



L'histoire ayant été créé en vue de combler le vide causé par l'absence de réception du matériel original en temps voulu, Fernando Sesen, traducteur d'ouvrages pour Vertice, est devenu le scénariste de cette histoire unique où Mytek, désactivé et mis au placard, est exposé depuis deux ans telle une statue de métal dans un parc public. Au fil du temps, les gens ont finit par oublier ses exploits et même son existence. Après cette introduction, l’histoire fait intervenir Bobby Brains, un enfant que l’on qualifierait aujourd’hui de nerd ou de geek qui apprend dans le journal que l’Union Soviétique se prépare à réaliser de spectaculaires travaux d’ingénieries nécessitant des explosions nucléaires dans les glaciers de l’océan arctique. Bobby se rend compte à l’aide de calculs mathématiques que cette opération va entraîner un désastre planétaire. Devant l’incrédulité générale, Il a l’idée de réactiver Mytek grâce à un interrupteur et l’envoie sur place pour stopper les méchants communistes soviétiques. Après de multiples péripéties faisant intervenir notamment des sous marins atomiques et un missile nucléaire, il est décidé à l’échelon mondial de mettre un terme à cette histoire.
A l’unanimité, l’assemblée des Nations Unies interdit à l’URSS de procéder à toutes ses expériences car elles mettent en péril l’humanité. Triste épitaphe (sans doute avec l'approbation du régime) pour cet épisode, lequel, de l’avis de certains, est le meilleur de la série, ce qui n'est pas un mince exploit.





El Retorno de Mytek a depuis peu été republié au Mexique dans les pages centrales du Fans Fun Magazine à partir du numéro 34 (juin 2009)


Mytek par Rafael Lopez Espi




A suivre...


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PostPosted: 17/01/2010, 22:39    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote




KAFAN VS KUNGOO



Pour donner suite aux aventures de Mytek, très populaires au Mexique, deux autres bandes sont proposées dans la même collection : Kafan et Kungoo.



KAFAN est un gorille préhistorique géant dont les dessins et les histoires sont très (trop ?) inspirés de Mytek. Editions Vertice, première apparition : janvier 1966. Couvertures de J. Tamer Mataro.








KUNGOO est un primate de taille normal mais avec le cerveau d’un homme. En 1944, prisonnier des allemands et victime des folles expériences de médecins nazis, le jeune ingénieur Neville Jackson a la mauvaise surprise de constater que son cerveau a été transplanté dans le corps d’un gorille nommé Kungoo. Tout le souci est maintenant pour lui de récupérer sa véritable apparence. Par M. Borrell. Doté d’un scénario beaucoup plus solide, Kungoo a rapidement éclipsé Kafan qui s’est arrêté au bout de quelques numéros.









EL GORILA / EL GORILA DE LA SELVA / KING KONG




Emballé par les aventures de Mytek, le Mexique ne comptait pas en rester là et produit dès 1965 une autre bande dessinée inspirée de King Kong. Publié par Ediciones Mexico sous le titre « El Gorila », la série, due à G. Padilla et P. Cabrales, devient assez rapidement « El Gorila de la Selva » (éditions Nama) pour être changé au bout de quelques numéros par son titre définitif : « King Kong », cette fois aux éditions Orizaba en 1966 avant d’être repris par Joma en 1972. Hélas, malgré des couvertures au charme naïf mais certain, la qualité des histoires et surtout des dessins qui faisaient tout l’attrait de Mytek ne sont pas au rendez-vous.
Ceci n’empêcha pas la série de s’étendre sur plus de 150 numéros







KING KONG EN EL MICROCOSMOS




King Kong en el Microcosmos est une autre bande dessinée d'amérique latine mais, contrairement à El Gorila/King Kong cité au dessus, le succès n'était pas au rendez-vous car cette série n'a visiblement pas dépassée le numéro 2.





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koroxx
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PostPosted: 19/01/2010, 18:37    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Il y en a un paquet
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SUPERMEGALOSAURUS
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PostPosted: 05/06/2010, 09:52    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Ben dis-donc…




Encore un post de malade ! Il m'a fallu deux weekends pour en venir à bout !!!!

Que dire sur cet article, mon cher Skil ? Un trésor de documentation, une iconographie foisonnante, un style rédactionnel qui fera toujours notre bonheur à tous… Honte sur moi d'avoir négligé ton travail pendant tous ces mois (et j'ai encore plein d'articles à rattraper avant d'avoir fait le tour de tous tes post !).



Parmi toutes les anecdotes incroyables que tu relates à propos de cette série, j'ai notamment relevé la couverture du N°3 français, qui reprend une vraie affiche du King Kong original de 1933 (mais sur laquelle, pour une raison obscure, Fay Wray a été remplacée par une inconnue). Par ailleurs, il semble que les séries mexicaine et espagnole ne se privaient pas, elles aussi, de créer des couvertures originales (le N°1 de la série espagnole ferait presque penser à du Frazetta !).

Mais surtout, une question brûlante me taraude l'esprit : as-tu, dans ta collection pléthorique, l'incroyable, l'inimitable, le sensationnel Super Potato Gun ???



XD


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SKULL.ISLAND
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PostPosted: 05/06/2010, 14:58    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Merci SUP.

Et oui, encore une s*%#&@^ de post qui m'a demandé un boulot de forçat mais qui n'a apparemment pas suscité un grand intérêt. Comme tu est le premier à m'en faire part, tes longs mois d'absence te sont pardonné. XD

La fameuse inconnue de la couverture du n° 3 me fait personnellement penser à l'actrice Angie Dickinson.



Mais en fait il est aussi fort possible que l'artiste se soit inspiré de Jane Fonda dans Barbarella. C'est particulièrement flagrant au niveau du regard.



Quant au point crédible SUPER POTATO GUN... Hé bien non ! Je possède l'édition française et quelques numéros espagnols et mexicains mais aucunes revues anglaises originales donc... point de gadgets (sniff, j'aurais fait des ravages avec une telle arme).


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SUPERMEGALOSAURUS
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PostPosted: 05/06/2010, 18:09    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Il est vrai que la ressemblance avec Jane Fonda est troublante…

Quant au Potato Gun1, sèche tes larmes, tu apprendras tout sur sa confection en cliquant -> ICI !

J'en connais une qui va être contente ! XD




1 Connu sous nos latitudes sous le doux nom de "Patator"


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darkvador
Marin

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PostPosted: 02/06/2011, 21:52    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Quoi ??? ce post n'a pas soulevé l'entouthiasme ????? Quelle honte !!!

c'est parcequ'il y a trop dedans et que tout KK/comics/nanars fan y découvre des choses inconnues qu'il va devoir chercher à en perdre le sommeil.

Merci donc pour ce très, très, très entouthiasmant post. BRAVO !

PS: grace à toi je vais pouvoir refaire maison les couverture de mythek que j'ai perdue à force de les lire. hail !

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SKULL.ISLAND
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PostPosted: 09/06/2011, 19:11    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Merci de vos louanges Seigneur Vador,

Si ça continue je vais finir par rejoindre l'Empire et son coté obscur...

Voilà de quoi perturber davantage tes nuits avec de nouvelles images que je n'avais pas encore posté.

Quelques planches originales :















Peintures originales :











Mytek en couverture de Valiant (1964) :





Mytek en couverture de Kobra, la version allemande de Vulcan :





Quelques couvertures de la première édition espagnole chez Mundicomics. Quelques unes avaient déjà été présentées mais celles-ci sont de meilleurs qualité :









La deuxième édition :




El regresso de Mytek ou El retorno de Mytek selon les éditions, l'histoire originale créée par Rafael Lopez Espi pour palier au retard d'expédition du matériel provenant d'angleterre. Avec quelques dessins en prime :







Quelques autres couvertures d'une des éditions mexicaines :


Mytek el Poderoso # 15










Mytel el Poderoso vol 4 & 5.



FansFun Magazine, la revue mexicaine qui a republié les aventures de Mytek en 2009 :





La résurrection de Mytek dans le magazine 2000 A.D. Action Special. Bonjour le massacre. Etait-il bien nécessaire de le ressortir du placard pour accoucher d'une telle horreur ?

















Enfin, pour terminer sur une note un peu plus fun et vous redonner la banane, quelques nouvelles couvertures de King Kong (alias El Gorila/El Gorila de la Selva) le comic mexicain inspiré par Mytek :













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PostPosted: 09/06/2011, 20:08    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Enorme SKULL.ISLAND, comme d'hab. Merci pour toute tes recherches et tes analyses qui illuminent le Forum. J'espère que ton disque dur est assuré ? Avec les tonnes d'images et de documents que tu dois avoir dedans XD

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SKULL.ISLAND
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PostPosted: 21/05/2013, 19:47    Post subject: MYTEK THE MIGHTY Reply with quote

Petit retour sur Mytek avec les couvertures de Kobra (la version allemande de Vulcan) le concernant :






























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