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King Kong 1933
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Gibus
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MessagePosté le: 21/08/2008, 00:02    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Ah oui et j'avais egalement une question: j'ai toujours vu une image du film de 1933 mais je nais jamais vu la scene dans le film est-ce normal ??
L'image represente kong enfonçant un tronc d'arbre dans la gueulle d'un t-rex.
http://www.sdnhm.org/media/images/rr_kingkp3.jpg
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MessagePosté le: 21/08/2008, 12:37    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Gibus a écrit:
Ah oui et j'avais egalement une question: j'ai toujours vu une image du film de 1933 mais je nais jamais vu la scene dans le film est-ce normal ??
L'image represente kong enfonçant un tronc d'arbre dans la gueulle d'un t-rex.
http://www.sdnhm.org/media/images/rr_kingkp3.jpg


Je ne sais pas, ce doit être une scène coupée. En tout cas, elle est reportée dans le roman de King Kong 2005, lors du combat contre les 3 V-rexes :

"Le singe enleva prestement Ann des mâchoires du premier Tyrannosaure, qui se jetait sur elle. Il la lança en l'air et d'un geste habile, la rattrapa de son autre main. Elle retomba durement, époumonée par le tourbillon de l'air. Le temps qu'elle se soit suffisamment remise pour regarder autour d'elle, Kong avait déraciné un arbre du sol, et le brandissait dans les airs, les énormes racines oscillant encore à l'extrémité. Dès que le premier Tyrannosaure chargea de nouveau, Kong enfonça l'arbre dans sa gueule béante, et le poussa tout au fond de la gorge la créature, qui s'effondra, terrasée."

Page 109.
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MessagePosté le: 21/08/2008, 17:37    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Il s'agit en fait d'une photo publicitaire, prise uniquement pour la promotion du film et ne figurant effectivement pas dans le métrage. Tout comme de nombreuses autres d'ailleurs à commencer par la plus connue : un King Kong démesuré se dressant au dessus de Manhattan et tenant Fay Wray dans sa main.

Il existe comme ça des dizaines de photos promotionelles représentant des images que l'on ne voient pas dans le film mais il en va ainsi pour tous les long-métrages hollywoodien. Un des exemple les plus frappant concerne d'ailleurs les magnifiques affiches de nombreuses séries B fantastiques des années 50 représentant des monstres ou insectes géants dans des situations à faire baver n'importe quel amateur de science-fiction alors que le contenu de ces films était bien pâle en comparaison.
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Gibus
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MessagePosté le: 22/08/2008, 17:27    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Ah oui daccord dommage qu'elle ne soit pas dans le film je pense que ça aurait rajouté un petit truc au combat (bien qu'il soit deja phénoménal).
Concernant ma question d'avant connaissez vous des livres d'artworks sur le king kong de 1933 ??
Et pour la version colorée de king kong 1933 la connaissez vous ??
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MessagePosté le: 22/08/2008, 20:47    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Il n'existe pas à proprement parler de livres sur l'artwork du King Kong de 1933. C'est d'ailleurs un domaine qui à l'époque n'était pas aussi développé que maintenant.
Il y a bien cependant des livres et des articles dans des magazines qui ont reproduit des dessins de préparation pour le film réalisés par Willis O'Brien mais ça représente en général une infime partie du contenu.
On peut en trouver dans les livres suivant :

MIDI-MINUIT FANTASTIQUE # 3 Spécial KING KONG (1962)
KING KONG STORY de René Chateau (1976)
THE MAKING OF KING KONG de Orville Goldner & George E. Turner (1975)
THE GIRL IN THE HAIRY PAW de Ronald Gottesman & Harry Geduld (1976)
KING KONG LES SINGES AU CINEMA de David Annan (1974)
KING KONG THE HYSTORY OF A MOVIE ICON de Ray Morton (2005)
KING KONG COMETH! de Paul A. Woods (2005)

Malheureusement la plupart de ces livres ne sont plus édités et donc difficilement trouvables (à part les 2 derniers de la liste). Avec de la chance et un peu de patience tu en verras sûrement passer quelques uns sur Ebay.

Je connais la version colorisée de King Kong mais malheureusement ce fût un des premiers film en noir & blanc à bénéficier de ce traitement et à l'époque la technique était moins aboutie que maintenant. Personnellement je trouve que ça dessert plus le film que ça ne l'améliore, nottamment dans la partie se situant sur Skull Island, on nage en plein mélasse verte ! Et en plus le film perd pas mal de son charme et de sa poésie au final.
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MessagePosté le: 28/08/2008, 15:20    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Tout à fait d'accord pour la version colorisée de King Kong : c'est une horreur. D'ailleurs, au risque de passer pour un vieux con, je déteste presque tous les films N&B colorisés. Outre le fait que c'est une hérésie, les contrastes et les éclairages mis au point par les éclairagistes de l'époque sont en général massacrés lors du passage en couleurs.

Pour les photos publicitaires, en effet il y en a eu beaucoup de King Kong qui ne figurent pas dans le film : il existe par exemple une photo de King Kong affrontant le stégosaure (pour les connaisseurs, on aperçoit les petits trous au sol qui permettaient de visser les figurines pour qu'elles restent stables pendant les prises de vues !). Il y a aussi quelques photomontages, le plus connu étant celui où une vraie photo de Fay Wray (et non la figurine articulée) a été intégrée dans la main de King Kong pendant le combat contre le ptéranodon.

Enfin pour les bouquins, fonce sur le livre de George Turner (remis à jour par son fils après sa mort), c'est la Bible ultime du King Kong 1933. On doit encore le trouver assez facilement sur Amazon.com.
Il y a aussi un vieux numéro de l'Ecran Fantastique (époque petit format) avec un gros dossier dedans, et un bouquin assez complet mais mal traduit en VF sur la vie de Willis O'Brien (dis moi si ça t'intéresse, je te retrouverais le numéro et le titre, je les ai qui traînent dans un coin).
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MessagePosté le: 30/05/2009, 10:34    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Voici une petite trouvaille intéressante : la revue française L’ILLUSTRATION du 23 septembre 1933 contient 2 pages sur King Kong, qui tentent d’expliquer les secrets des trucages du film avec dessins à l’appui. Visiblement mal informé (ou bigleux, c’est selon), l’infortuné journaliste Robert de Beauplan n’hésite pas à écrire :

« En raison même de son irréalité, ce film est moins angoissant qu’on pourrait le penser. Par contre, il déconcerte par sa réalisation. Si on laisse de coté les scènes épisodiques des autres monstres, obtenues avec une relative facilité par le grossissement de maquettes minuscules et articulées, d’une façon analogue aux dessins animés, la difficulté, de prime abord insurmontable, était de conserver l’échelle entre King Kong et les êtres humains auxquels il est mêlé. Car le rôle de King Kong est nécessairement tenu par un homme, aux dimensions normales, revêtu d’une peau et d’un masque de gorille. »

Certes, les techniques utilisées pour les effets spéciaux n’avaient à l’époque pas été révélées au grand public et à la presse et chacun y allait de sa petite interprétation. Mais comment se laisser abuser de la sorte ? Le fringant Robert de Beauplan aurait dû y regarder à deux fois avant d’écrire son article, à moins qu’il n’ait bêtement colporté la bourde, elle-même rapportée par des journalistes américains.





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MessagePosté le: 31/05/2009, 23:53    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Document très intéressant mon cher Skil, un véritable objet de curiosité.

:Kong1933:

Quant à tes hypothèses quant à la mésinformation du journaliste, la seconde me paraît, et de loin, la plus probable. Jusque dans les années 50, on trouva même quelques olibrius aux Etats-Unis pour prétendre qu'ils avaient été les acteurs sous le costume du gorille, injustement non-crédités au générique. La légende de l'acteur costumé, rendue plus vraisemblable encore par l'arrivée de Godzilla & consorts dans les années 50, dura pendant près de trois décennies. C'est dire la qualité, aujourd'hui enfin reconnue, du travail de Willis O'Brien et Marcel Delgado ! Okay
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MessagePosté le: 06/06/2009, 23:44    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Je vous invite à lire ma critique "analyse" du film de 1933 à cette adresse : http://schyzo-dead-house.purforum.com/-f8/king-kong-1933-t900.htm?highlight…

En espérant que cela montre à quel point j'aime ce film ^^

C'est un autre forum où je suis chroniqueur de film de genre ! je vous invite à faire un petit tour. ^^
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MessagePosté le: 07/06/2009, 00:08    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Là je tombe de sommeil donc -> dodo, mais promis je fonce dessus dès demain ! Mr. Green
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Moongaze Ginji
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MessagePosté le: 09/06/2009, 10:54    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Voici ma critique "analyse du film " :



Réalisé par Ernest B. Schoedsack, Merian C. Cooper
Avec Fay Wray, Robert Armstrong, Bruce Cabot...
Film américain.
Genre : Fantastique, Thriller, Science fiction, Epouvante-horreur
Durée : 1h 40min.
Année de production : 1933

SYNOPSIS

Figurante sans travail, la blonde Ann Darrow est engagée par le réalisateur Carl Denham pour être la vedette de son prochain film. Le Venture, le navire commandé par le capitaine Englehorn et qui comprend toute l'équipe, atteint Skull Island, une île mystérieuse où vivrait une créature légendaire vénérée par les indigènes et appelée King Kong.
Durant le voyage, Ann tombe amoureuse de John Driscoll, le second du bateau. Une fois débarqués, les explorateurs sont aussitôt repérés par les indigènes et font marche arrière. Mais ces derniers enlèvent Ann, la "femme aux cheveux d'or", et l'attachent pour l'offrir en sacrifice à King Kong.
Au moment où ses compagnons arrivent pour la délivrer, un singe gigantesque saisit la jeune fille et disparaît dans la forêt. Denham et ses hommes se lancent alors à la poursuite de King Kong.



Alors là, je suis vraiment heureux de chroniquer sur ce fofo mon film préféré : KING KONG ( je ferais la chronique de celui de Peter Jackson ). Mais, pour comprendre l'oeuvre de Peter Jackson, comprenons d'abord ce chef d'oeuvre de 75 ans déjà et qui est non seulement devenue une icone, très populaire ( et admiré et vénéré par Adolf Hitler et oui comme quoi ! ) mais que représentait King Kong à sa sortie en 1933 ?
Cette modeste chronique va essayé de comprendre ce qu'il se passe dans se film où règne encore la magie, pour faire la chronique de celui de Peter Jackson.



ORIGINE DE KING KONG

King kong ( le monstre) représente une icône qui déborde le champ du cinéma : représentation culturelle de masse de la rencontre ethnographique, il apparait de plain-pieds à notre imaginaire collectif. C'est ce caractère emblématique que souligne Andy Warhol lorsqu'il organise une réception de presse en 1965 la projection de son film Empire State Building et de King kong.

Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, il y avait une véritbale vogue des films d'aventures dans la jungle ( tel que des productions de la MGM de W.S Van Dyke et son film Trader Horn en 1931 et de Tarzan the Ape man en 1932).
Ainsi Cooper, Shoedsack et O'Brien multiplient les références, en convoquant d'une part l'univers de Rudyard Kipling, Jack London, H.G Wells et Edgar Wallace ( crédité au générique comme valeur ajoutée ) mais aussi à d'autres part au illustrations de Jules Verne , les gravures de Gustave Doré, les illustrations d'Arnold Böcklin et les dessins d'O'Brien pour The Lost World ( Harry Hoyr, 1925 ).

Alors cette attente du documentaire de voyage ethnographique que les noms de Cooper et Shoedsack appellent renforce cette hybridation des genres.

Car oui King Kong est considéré comme un film d'horreur, catégorié H pour l'époque.

Alors pour que la RKO est du soutien lors de la production du film, Cooper décide de tourner des tests qu'il décidera finalement d'intégré dans le métrage final.

Le scénario, écrit d'abord par Cooper et Wallace, est révisé par deux scénaristes puis par Ruth Rose ( la femme de Schoedshack ) qui décide d'introduire de la romance.

Bien sûr, le tournage débute avant même que le scénario ne soit fini, et c'est à vrai dire involontaire que les cinéastes ont tournés séquences des batailles avec les dinosaures de Skull Island en quasi muet. Car ce n'était pas prévu à la base de le faire avec du son.

Alors King Kong, à l'époque était une superproduction pour la RKO, bien sûr à sa sortie à Hollywood le film connait un énorme succès mais lors de sa projection à Paris ( au Marivaux, le 16 Septembre 1933 ) le film connait une réception mitigée.

Le film n'acquiert que sa notoriété qu'à partir des ressorties et de sa télédiffusion américaine en 1956.



KONG, L'AUTRE CAPITALISME

King kong incarne un fantasme, mais nous pouvons voir l'intrigue de manière politique et économique. En effet, King Kong pourrait se résumer à ça :
un homme d'affaires invétéré profite de la dépression économique sans précédent qui frappe son pays pour monter un show tout à fait extraordinaire et conjurer la crise du spectacle.

Pénétrant le monde sauvage, il agit avec tout le mépris d'un honnête raciste blanc ( et oui faut pas oublier le racisme de l'époque ) en détruisant le fragile équilibre que les sorciers du lieu avaient mis en pratique.
Transplantant le monstreux dans le monde moderne, il provoque le déchainement des forces sauvages qui a valeur de sanction , car c'est au contact d'une société humuliante pour l'individu, que le Naturel dans toute son horreur et sa bestilaité oubliées, intervient pour sauver du chaos la seule créature respectable et détruire tout ce qui l'avilit ( le rend misérable, et le dévalorise ).

Ainsi le singe monstrueux et amoureux représente la puissance du Mythe, le revers du capitalisme dans toute sa démesure, qu'il faut mettre bas.

Alors quand on voit la dépouille de Kong en bas de L'Empire State Building, cela conduit à une scène primitive du cinéma d'horreur. Mais cette scène, qui fait le boniment de Carl Denham ( joué par Cooper ! ) figure les conséquences désastreuses de la Grande Dépression Economique.

Comme un essayiste à dit ( Jacques Goimard ) " Kong c'est le spéculateur imprudent qui, lors de la crise venue, s'affole et aggrave le mal. Symbolisant l'Américian traditionnel épris d'une liberté sans freins et qu'il s'agissait de mettre à la raison.

Ainsi King Kong est le mirroir qui reflète la situation socio-économique des Etats-Unis, entre les années 1929 et 1933 : le Krach de Wall Street, en renversant l'ordre établi, provoque un sentiment d'affroi qui conduit à l'identification d'un bouc émissaire. Kong incarne à la fois la position de la victime des mécanismes et du capitalisme et celle d'agent de destitution fantasmatique.



KONG, SOUS LA PERSPECTIVE COLONIALISTE

En effet, Kong apparait comme un modèle du primitivisme : le singe géant, suivant les stéréotypes racistes de l'époque, est assimilé à un Noir qui s'emprare d'une femme blonde fétichisée ( une femme objet, pur produit de consommation aux yeux de Kong ), maintenue écartelée sur un autel.

Ainsi le film reproduit une structre du lynchage ( le scandale de Scottboro éclatant en 1931 ). Mais la position de la victime est réversible.
C'est pourquoi l'impresario finit par mater la Bête qui est sacrifiée à son tour sur l'autel du spectacle ( la huitième merveille du monde, exhibée dans une position christique sur les planches de Broadway ). Par ailleurs, Kong considérera les flashs comme des balles pour le blesser et ayant peur pour sa belle, se déchainera.

Par ailleurs, l'expédition dans le Pacifique Sud fait écho à la traite des Noirs en Afrique, tout en réduisant la culture extra-occidentale à un rituel archaïque.

On peut voir aussi un effet mirroir dans cette section, entre la femme noire sur l'autel remplacé par la femme blanche. Et inversement à Broadway avec Kong le noir sur un monde de Blanc.



Mais comme je disais un peu plus haut, si on regarde King Kong dans une perspective des rapports sociaux entre sexes, Kong fait une figure ambiguë : car il est une caricature du machisme qui affirme sa supériorité physique en frappant de ses poings son torse velu ( Jackson l'a très bien compris dans sa version de 2005 ), il est en fin de compte aveuglément mis à mort après avoir été enchainé. .

Le domaine du spectacle relie la Bête et la Belle , réduite qui a un objet du désir ( à un bien de consommable comme je le dit plus haut ) qui à un objet d'effroi ( à un phénomène de cirque ).
C'est à dire que l'ambivalence de leur relation est soulignée par une aire privilégiée du jeu où circulent cris et attouchements ( présente dans la version américaine que je vous conseil de voir si ce n'est pas fait ) et qui est saluée comme des plans érotiques les plus sulfureux du cinéma des années 30^^.

Ainsi, on peut penser que Kong est la projection du désir exclusivement féminins ( apparamanet de Laurentiis l'a bien compris avec sa version de 1976, pas si nulle qu'on le dit ). Mais, on peut aussi voir Kong comme un adolescent découvrant les affres de la sexualité ( un peu comme Doll Laughing )



KONG OU LA BARRIERE DU SYMBOLIQUE


On peut voir aussi King Kong a un mirroir sur l'imaginaire.

Ainsi pour moi Kong incarne le Réel sur Skull Island et la sublime Fray Way représente l'imaginaire sur son Autel, c'est à dire au projection fantasmatiques du sujet. Et inversement dans le monde de New York ( et très marqué par la mise en scène lors de l'escalade d'un immeuble pour retrouver la femme qu'il veut, et on voit que les femmes dorment dans leur chambre et rêve )

En réalité, la règle du jeu de l'horreur veut que l'on nie et annihile le Symbolique ( dans King Kong c'est représenté par le Mur sur Skull Island ) c'est à dire le langage verbal et ses médiations logiques, pour faire saillir l'irreprésentable et ses projections.

Mais à mon humble avis King Kong lors de son final sur L'empire State Building représente cruellement les mécanismes de la censure sociale et l'arraisonnement techno-militaire de l'Autre asocial.



EN CONCLUSION

King kong 1933 est un chef d'oeuvre, que ce soit au niveau des décors, de la mise en scène, du scénario (démontré ici par mon analyse plus ou mons objective plutôt qu'une critique, qui me permettra de vous faire comprendre un peu plus le King Kong de Peter Jackson.) et des acteurs.

King Kong du haut de ses 75 ans, non seulement vous redonne le goût du cinéma le plus pur, mais a quand même établi les bases du cinéma numérique d'aujourd'hui, mais qui a aussi des donner de voactions à de très grand comme Ray Harryhausen, Peter Jackson.

Bref, une oeuvre tellement dense, que non seulement il n'est pas possible de tout répertorier ici mais qui a fait couler énormément d'encres sur des milliers de bouquins d'analyses du film.

Ma note : 20/10








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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 09/06/2009, 15:43    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Voilà un post comme je les aime : précis, détaillé et bien illustré. A première vue donc, voilà de quoi se réjouir, ça ne peut faire que du bien à ce forum moribond. Le hic c’est qu’à y regarder de plus près, une bonne partie de cette fameuse analyse dont tu as l’air si fier n’est clairement pas de toi. Je peux me tromper mais je pense que tu t’est contenté d’extraire ici et là des phrases empruntés à d’autres et que tu t’est contenté de légèrement adapter à ta sauce (avec un résultat pas toujours très heureux en plus). La différence de style entre tes emprunts et tes propres remarques est flagrante d’une phrase à l’autre et voilà qui nuit un peu à l’ensemble. Loin de moi de vouloir ici remettre en cause tes capacités d’analyses mais c’est mon sentiment.

D’autre part, toutes ces phrases pompeuses (celles empruntées donc) sur la signification du film et sa mise en parallèle avec des critères culturels, sexuels, raciaux, économiques, politiques et j’en passe, je n’en peux plus ! Je ne les nie pas mais je les ai lu des milliers de fois et je dois avouer que ça me fait doucement rigoler. Bien sûr on peut voir en King Kong tout ce qu’on veut et je ne suis pas contre un peu d’analyse et aller au-delà d’une vision premier degré. Le souci, c’est qu’à la découverte du film, beaucoup d’intellectuels ont visiblement écartés les joies simples d’un émerveillement enfantin pour se concentrer sur les aspects sous jacents et refoulés et ainsi mieux se vautrer dans l’étalage d’un savoir balancé sans ménagement à la face du lecteur. C’est à qui écrira la phrase la plus chiadé, la critique la plus pédante et la comparaison la plus tiré par les cheveux. Bref, pour moi tout ça s’apparente plus à de la masturbation intellectuelle qu’à autre chose. Tous ces gens sont tellement pressés de montrer à tout le monde qu’ils en ont dans le ciboulot qu’ils écriraient n’importe quoi pour satisfaire leurs égos.

Concernant toutes ces fameuses allusions sexuelles, complexes oedipiens, symboles phalliques et que sais-je encore, Cooper et ses scénaristes (Creelman et Rose) ont toujours démentis avoir eu ce genre de considérations lors de l’écriture du film et être à mille lieues de telles pensées. Ces choix ont été dictés par des raisons pratiques, artistiques et certainement pas parce que nous avions affaire à une bande de libidineux refoulés.

Pour terminer, cher Moongaze Ginji, je me doute bien que cette réponse ne doit pas te faire très plaisir et je te demande sincèrement de ne pas trop m’en vouloir. Je sais que ça n’est pas comme ça qu’on accueille un membre qui en plus se décarcasse pour tenter de faire vivre un peu le forum (chose que j’apprécie énormément d’ailleurs) mais je sors d’une semaine très éprouvante ou je n’ai quasiment pas dormi, je suis donc très fatigué et quand on est dans cet état, on est facilement irritable et on dit des trucs méchants. Je sais que j’aurais mieux fait de laisser passer quelques jours avant de répondre mais voilà, le mal est fait. Twisted Evil

Je le répète, ce coup de sang n’est pas dirigé contre toi mais ça faisait longtemps que j’avais envie de pousser un coup de gueule contre toute cette philosophie de comptoir dont le film pourrait très bien se passer.

Si tu veux tu peux m’allumer dans le prochain post, je l’aurais bien mérité ! jesors!
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MessagePosté le: 09/06/2009, 18:12    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

Ha ben voilà, tu vas nous le vexer et on va de nouveau se retrouver tout seuls, c'est malin ! xD

Bon, blague à part, sans être aussi sévère que Skil (car après tout, rien ne prouve que tu n'ais pas sorti tout ça de ta propre tête), j'avoue que je suis pour ma part un peu allergique aussi aux interprétations sociolo-freudo-œdipo-tralalapouêtpouêt dont on nous bassine depuis 80 ans. King Kong est avant tout (voire uniquement) un film d'aventure fantastique (dans tous les sens du terme), comme ses auteurs l'ont maintes fois répété au cours des décennies. Alors après, qu'on y voit une allégorie du monde sauvage contre la civilisation, des noirs contre les blancs, du capitalisme contre le collectivisme, de l'âge du capitaine contre celui de ma concierge et que sais-je encore, je veux bien, mais il faut reconnaître que c'est un peu de la branlette, tout ça.

Moongaze Ginji a écrit:
Mais cette scène, qui fait le boniment de Carl Denham ( joué par Cooper ! )


Faux : Cooper joue un des pilotes qui mitraillent Kong (l'autre étant Schoedsack). Denham est joué par Robert Armstrong.

Moongaze Ginji a écrit:
( apparamanet de Laurentiis l'a bien compris avec sa version de 1976, pas si nulle qu'on le dit ).


Si, la version 1976 est merdique, la seule chose qui y soit bonne s'appelle Jessica Lange.

(Bon, allez, les 40 premières minutes ne sont pas mal, et les masques de Baker aussi ; tout le reste, poubelle !).

Moongaze Ginji a écrit:
Ma note : 20/10


Pareil.


SKULL.ISLAND a écrit:
Si tu veux tu peux m’allumer dans le prochain post, je l’aurais bien mérité ! jesors!


Vas-y doucement quand même, parce que si finalement c'est Skil qui se vexe, Titou et moi on va encore se retrouver tous seuls !!! xD
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Moongaze Ginji
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MessagePosté le: 09/06/2009, 18:14    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

SKULL.ISLAND a écrit:
Voilà un post comme je les aime : précis, détaillé et bien illustré. A première vue donc, voilà de quoi se réjouir, ça ne peut faire que du bien à ce forum moribond. Le hic c’est qu’à y regarder de plus près, une bonne partie de cette fameuse analyse dont tu as l’air si fier n’est clairement pas de toi. Je peux me tromper mais je pense que tu t’est contenté d’extraire ici et là des phrases empruntés à d’autres et que tu t’est contenté de légèrement adapter à ta sauce (avec un résultat pas toujours très heureux en plus). La différence de style entre tes emprunts et tes propres remarques est flagrante d’une phrase à l’autre et voilà qui nuit un peu à l’ensemble. Loin de moi de vouloir ici remettre en cause tes capacités d’analyses mais c’est mon sentiment.

D’autre part, toutes ces phrases pompeuses (celles empruntées donc) sur la signification du film et sa mise en parallèle avec des critères culturels, sexuels, raciaux, économiques, politiques et j’en passe, je n’en peux plus ! Je ne les nie pas mais je les ai lu des milliers de fois et je dois avouer que ça me fait doucement rigoler. Bien sûr on peut voir en King Kong tout ce qu’on veut et je ne suis pas contre un peu d’analyse et aller au-delà d’une vision premier degré. Le souci, c’est qu’à la découverte du film, beaucoup d’intellectuels ont visiblement écartés les joies simples d’un émerveillement enfantin pour se concentrer sur les aspects sous jacents et refoulés et ainsi mieux se vautrer dans l’étalage d’un savoir balancé sans ménagement à la face du lecteur. C’est à qui écrira la phrase la plus chiadé, la critique la plus pédante et la comparaison la plus tiré par les cheveux. Bref, pour moi tout ça s’apparente plus à de la masturbation intellectuelle qu’à autre chose. Tous ces gens sont tellement pressés de montrer à tout le monde qu’ils en ont dans le ciboulot qu’ils écriraient n’importe quoi pour satisfaire leurs égos.

Concernant toutes ces fameuses allusions sexuelles, complexes oedipiens, symboles phalliques et que sais-je encore, Cooper et ses scénaristes (Creelman et Rose) ont toujours démentis avoir eu ce genre de considérations lors de l’écriture du film et être à mille lieues de telles pensées. Ces choix ont été dictés par des raisons pratiques, artistiques et certainement pas parce que nous avions affaire à une bande de libidineux refoulés.

Pour terminer, cher Moongaze Ginji, je me doute bien que cette réponse ne doit pas te faire très plaisir et je te demande sincèrement de ne pas trop m’en vouloir. Je sais que ça n’est pas comme ça qu’on accueille un membre qui en plus se décarcasse pour tenter de faire vivre un peu le forum (chose que j’apprécie énormément d’ailleurs) mais je sors d’une semaine très éprouvante ou je n’ai quasiment pas dormi, je suis donc très fatigué et quand on est dans cet état, on est facilement irritable et on dit des trucs méchants. Je sais que j’aurais mieux fait de laisser passer quelques jours avant de répondre mais voilà, le mal est fait. Twisted Evil

Je le répète, ce coup de sang n’est pas dirigé contre toi mais ça faisait longtemps que j’avais envie de pousser un coup de gueule contre toute cette philosophie de comptoir dont le film pourrait très bien se passer.

Si tu veux tu peux m’allumer dans le prochain post, je l’aurais bien mérité ! jesors!


Mais je te comprends parfaitement. Il n'y a pas de mal ^^

Mais juste une petite chose. Un film est une métaphore, où le symbolisme y trouve parfaitement et facilement sa place. Par conséquent, et comme dans beaucoup de films de monstre qui apparaissent à leur époque, je pense sincèrement que KING KONG a bel et bien une image symbolique dans le film. Mais comme les interprétations du film sont à la portée de chacun ( qui peuvent y voir qu'un simple film d'action/aventure sans connotations intellectuelles ), à mes yeux je ne crois pas que ce soit juste un simple film de monstre. Je crois qu'il y a toute une politique de victime, de racisme, d'économie, de symbolisme du monstre et de sa diégétique, de ce que représente Fay Wray dans le film qui a été dissimulé derrière la dramaturgie qui de mon point de vue ( j'insiste là-dessus ) à été faite par Cooper et Schoedsak malgré leur affirmations qui disent le contraire. Un auteur vit avec son époque, et créer un monstre de son époque avec derrière les données politiques et les valeurs de l'époque.
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MessagePosté le: 09/06/2009, 20:45    Sujet du message: King Kong 1933 Répondre en citant

C'est sûr, en décortiquant toute œuvre, on trouve des traces de la soupe culturelle dans laquelle elle a été enfantée, là-dessus on est d'accord.

Ce que je crois que Skil voulait dire, c'est que dans le cas de King Kong, certains critiques et penseurs auto-proclamés spécialistes du Septième Art (et qui, bien souvent, n'ont eux-mêmes aucun film à leur actif) passent leur temps à faire passer ces éléments périphériques au premier plan et à en faire le cœur du film. Or non, King Kong n'est pas un pensum sur les soit-disants complexes de l'homme blanc incapable de faire jouir sa femme et qui craint de la voir se faire enlever par un beau guerrier Masaï fortement membré tout frais débarqué de sa jungle, pas plus qu'il n'est une allégorie de l'incompatibilité idéologique du libéralisme et du communisme, de la lutte des classe, ou de dieu sait quoi d'autre encore. Certes, chacun de ces éléments peut se retrouver, en quantité et organisation diverses, au gré du métrage, mais ce ne sont que le sel et le poivre dans le potage : l'ingrédient principal, c'est une histoire d'amour impossible, un monde perdu, des dinosaures qui me font encore rêver aujourd'hui et une conclusion aussi spectaculaire que poignante. La magie du cinéma, quoi.

:Kong1933:

Putain, premier vrai débat sur le forum depuis des mois, merci Ginji !!! xD
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:42    Sujet du message: King Kong 1933

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