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Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi

 
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 27/11/2012, 23:41    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

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LE DESTIN TRAGIQUE DES KING KONG DE CARLO RAMBALDI








Alors que le King Kong de 1933 était une marionnette (même si l’on construisit une tête, une main et un pied à taille réelle), les producteurs du remake de 1976, fort d'un budget de 24 millions de dollars, voyaient les choses en grand... Ils embauchèrent Carlo Rambaldi (spécialiste en effets spéciaux et constructions mécaniques, ayant entre autre travaillé sur E.T., Conan, Alien, Dune...) pour la construction de plusieurs modèles, utilisables selon les séquences... mais tous ayant la particularité d'être gigantesques !

Outre la paire de mains géantes articulées, que l’on voit de nombreuses fois à l’écran, et le pied utilisé dans trois scènes, un robot géant télécommandé fut d'abord construit, qui s'avérera ne pas très bien fonctionner, malgré son budget de 3 millions de dollars, et n’apparaîtra finalement que quelques secondes dans le film (la quasi totalité des scènes incluant Kong étant réalisée avec un acteur, Rick Baker, dans son propre costume). Pour les séquences tournées devant le World Trade Center, Rambaldi fabriqua finalement un deuxième modèle grandeur nature non articulé, constitué d'un squelette en fer recouvert de styrofoam, de latex et de peaux d’ours. Plusieurs portions du corps étaient gonflables pour rendre l’ensemble plus léger.

C'est du destin peu commun de ces deux géants qu'il sera question dans cet article...




I - LA VERSION GONFLABLE NON ARTICULEE




Le deuxième modèle construit par Carlo Rambaldi, gisant aux pieds du World Trade Center.




King Kong à Paris !

Pour la Première du film à Paris, le jeudi 16 décembre 1976, Paris Match, en collaboration avec Europe 1 et sous le patronage de Télé 7 Jours, décidèrent de faire venir le modèle non articulé et de l’exposer sur les Champs Elysées. Le monstre de 12 mètres et pesant 6 tonnes fut acheminé en pièces détachées par trois avions cargos « Super Pélican » depuis New York jusqu’à l’aéroport de Roissy. Deux techniciens américains veillaient sur Kong pendant le voyage et son assemblage en France, sa tête mesurant à elle seule 2 m 50 de diamètre, sa poitrine 6 m et ses mains 1,80 m !



L'arrivée de King Kong à l'aéroport de Roissy.


Et c’est dans une posture peu majestueuse, allongé sur le dos, que les Parisiens découvrirent King Kong, à l’angle de la rue Pierre-Charon, devant le numéro 63 des Champs-Elysées, siège de Paris Match. Certains articles de l’époque n’hésitèrent d’ailleurs pas à raconter que les deux techniciens, présents pour la remise en route du géant, avaient dû laver le singe de ses blessures (il était, paraît-il, couvert d’hémoglobine) et lui refaire son pelage arraché par plaques entières lors de l’affrontement final contre les hélicoptères au sommet du World Trade Center. La Première se déroula devant plusieurs centaines de lecteurs de Télé 7 Jours tirés au sort...






Paris Match ne se privât pas de relater l'évènement dans ses n° 1438 et 1439.


Après sa visite promotionnelle à Paris, Kong retourna en Californie et fut stocké dans un entrepôt à proximité de l'aéroport de Los Angeles jusqu'à l'été 1977. C’est à ce moment-là que Dino De Laurentiis conclut un marché avec Rizzoli Books pour l'exhiber dans un parc d'attraction à Rimini en Italie. Une fois l'exploitation terminée, Kong fut loué au réalisateur Marco Ferreri, qui le ramena à New York pour l'utiliser dans son film Rêve de Singe (1978) avec Gérard Depardieu.


Notre Gérard national prenant la pose devant la dépouille de Kong.

Kong fut ensuite rapatrié et entreposé à El Secundo, dans le comté de Los Angeles. En 1985, DeLaurentiis dissolvait sa société de production pour fonder la De Laurentiis Entertainment Group (D.E.G.). Il fit construire un nouveau studio de cinéma à Wilmington (Caroline du Nord) et c'est tout naturellement là que Kong fut acheminé, en compagnie des autres accessoires de l'ancienne société. Au fil des ans, ce qui restait du revêtement extérieur avait fini par se désintégrer complètement jusqu'à laisser apparaitre le squelette métallique. Ce modèle devait être utilisé dans King Kong 2, notamment dans les scènes où Kong subit une transplantation cardiaque et quand Lady Kong est transportée par hélicoptère... mais son stockage désastreux l'avait rendu inutilisable. Quand vint finalement l'heure de produire King Kong 2, l'équipe de production décida assez vite que le coût et les efforts requis pour remettre à neuf le monstre étaient trop exorbitants et risqués (vu les résultats de la version de 1976). Un nouveau modèle fut donc construit pour ces scènes.

En 1999, Chris Watts (un as des effets optiques, ayant notamment travaillé sur 300, Waterworld ou Harry Poter) rapporta que la tête et la carcasse du singe de Rambaldi étaient toujours présentes aux studios de Carolco (qui avait racheté D.E.G. à la fin des années 80). La tête était baladée ça et là, de scènes en échafaudages comme un enfant indésirable, pendant que la carcasse pourrissait dehors, constituant un spectacle étrange et un peu triste. D'après Watts, "c’est maintenant un tas de poils et de vieux os en métal... Pourtant, la première fois que j'ai vu le monstre, j’en ai eu la chaire de poule. J'ai eu l'impression de violer un site mortuaire".


Kong finissant ses vieux jours aux Studios Carolco.
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MessagePosté le: 28/11/2012, 00:12    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

II - LA VERSION ROBOTISEE




Le robot grandeur nature à 3 millions de dollars, qui n'apparait que quelques secondes à l'écran.




Quand la production du film s'arrêta en octobre 1976, le robot articulé fut allégé de ses circuits hydrauliques, avant d'être désassemblé. Les différents morceaux furent entreposés dans un hangar des studios MGM, puis transférés dans un entrepôt à proximité de Los Angeles jusqu'au printemps 1977.

Alors que l'exploitation du film en salle n'était pas encore terminée, le robot faisait déjà l'objet de toutes les convoitises. Dans le numéro de janvier 1977 de la revue American Cinematographer, Dino De Laurentiis rapporte que la société Disney et Universal Studios lui avaient fait une offre pour exhiber le robot dans leurs parcs d'attractions respectifs. À l'époque, le producteur rejeta la proposition car il ne voulait pas que le singe mécanique soit trop exposé, au cas où il lancerait rapidement la suite qu'il avait déjà prévue. Cette fameuse suite ne devait voir le jour que 10 ans plus tard et, quand il sut que le projet n'allait pas se faire dans la foulée, il accepta finalement de louer le robot pour 100.000 $ à un parc d'attraction de Buenos Aires pour une année d'exploitation.

Le Jour où King Kong mourut en Argentine.




L’aventure argentine de King Kong ne débuta qu’en 1978, année où la coupe du monde de football avait justement lieu en Argentine. Le pays était alors dirigé par le gouvernement militaire du Général Videla, que le monde entier réprouvait à cause de ses violations répétées aux droits de l’homme et de l'affaire des “desaparecidos”, ces milliers de citoyens argentins qui disparurent totalement, probablement exécutés après avoir été torturés par la junte au pouvoir. L’organisation de la Coupe du Monde était l’évènement idéal pour “… démontrer au monde entier que le peuple argentin est heureux et que l’on ne torture personne ici”, comme le martelait la presse acoquinée au pouvoir. Les autorités militaires allèrent même jusqu’à inviter l’actrice Lindsay Wagner (héroïne de la série Super Jaimie, “The Bionic Woman” aux USA, alias “la mujer bionica” en Argentine) pour ouvrir officiellement la coupe du monde de football. En fait, le Général Videla était fasciné par le monde du cinéma et ses gloires hollywoodiennes. Ce qui nous ramène à Kong…

C'est donc en 1978 que fut annoncée officiellement l’arrivée du gigantesque robot articulé de la production non moins gigantesque de Dino De Laurentiis. Le singe devait être exposé dans le parc de la Sociedad Rural Argentina, constituant une attraction incroyable pour les enfants, les curieux et les amateurs de sensations fortes. La ELMA, une compagnie maritime argentine, assura le transport de Kong, des studios d’Hollywood jusqu’à Buenos Aires, avec une escale à Montevideo (Uruguay). Son corps démonté était réparti dans vingt containers ! Les mesures de sécurité mises en place à cette occasion étaient draconiennes, culminant au moment du transport de Kong à Buenos Aires : les cinq camions et deux semi-remorques transportant les containers empruntèrent à contre-sens l’avenue Santa Fe, l’une des artères principales de la capitale, fermée pour l’occasion à la circulation. On ne verra plus cela avant 1982, avec la visite du Pape Jean-Paul II en Argentine ! L’événement était tel que l’arrivée de Kong passa en direct sur la chaîne d'état ATC. Pinky, la présentatrice vedette locale (célèbre pour avoir interviewé, entre autres, Henry Kissinger, John F. Kennedy, Cassius Clay ou Alain Delon) était chargée de commenter la visite de Kong dans le pays et de s’afficher aux côtés du grand singe, en ersatz de Jessica Lange.





Dans la publicité, le spectacle El show de King Kong, la octava maravilla promettait “…un casting formidable, de la lumière, des couleurs, de la magie et des combats titanesques, sans compter la présence de King Kong…” À défaut, le spectacle dans sa première partie, présentait quelques numéros de cirque peu enthousiasmants, tandis qu'un présentateur racontait une histoire hallucinante dans laquelle Kong était chassé par le “Captain Drake”, révélant au passage que l’ennemi numéro 1 du singe géant n’était autre que Superman (le film interprété par Christopher Reeves était alors très populaire) ! Le climat de mystère apporté par l'histoire de Kong était anéanti par les blagues lamentables d'un clown donnant la réplique. Lors de cette première partie, le singe n’était toujours pas montré, mais les immenses rideaux ne parvenaient pas à cacher complètement le sommet de sa tête. Quand les enfants commencèrent à s’impatienter de trop, menaçant de se glisser derrière les rideaux pour voir l'animal, un cri guttural retentit, annonçant enfin le lever de rideau. Le robot de 17 mètres apparut alors, enchaîné derrière des grilles, et l’on se rendit bien vite compte de sa motricité réduite : il ouvrait la bouche, souriait, bougeait les yeux, les bras, les mains et les doigts. Mais le bras gauche ne se levait pas aussi bien que le droit, “…c’était comme un ascenseur qui n’arrivait pas à monter…” révéla des années plus tard Jorge Paccin, le présentateur du spectacle. “Tout était très improvisé et les gens se mettaient en colère…”. En fait, le robot montrait de sérieux signes de fatigue.
Certains enfants étaient même invités à s’approcher du gorille géant et à lui poser des questions, auxquelles Kong répondait ! On apprit ainsi qu’il parlait, qu’il était l'ami de "l’incroyable Hulk" et également fan de Boca Juniors ?! Après 15 minutes de spectacle, le clown revenait sur scène et mettait Kong en colère en lui parlant du Captain Drake. Kong rompait alors ses chaînes et le présentateur demandait aux spectateurs de se diriger rapidement vers les sorties, tandis que les rideaux se refermaient brusquement sur le monstre. Ainsi se terminait le show, avec en tout et pour tout 15 minutes de spectacle, pour 2 heures de queue et un coût de 1500 pesos de l’époque (environ 50 euros). À l'extérieur du chapiteau, trônait une main géante, plus petite que celle du robot, dans laquelle les enfants pouvaient s’asseoir et se faire photographier par leurs parents. On pouvaient également acheter des ballons Kong, un livre à colorier, le disque qui racontait le film ou des jouets mal peints. Derrière la tente, l’ingénieur Eddie Surbin s'affairait sur sa table de commandes, activant les systèmes électriques et hydrauliques faisant bouger le robot. La voix du célèbre gorille ne venait pas d'un enregistrement, mais d’un appareil déformant la voix même de l’ingénieur, qui "interprétait” le gorille en direct.
Le succès de Kong se maintint semaine après semaine pendant quatre mois. L’été venu, l’idée des organisateurs était de transporter Kong à Mar del Plata, la principale cité balnéaire argentine, pour la saison estivale. Il était ensuite prévu de l’envoyer en tournée à Rio de Janeiro (Brésil), puis au Vénézuela, au Mexique, avant son retour à Los Angeles.





L’été suivant, début janvier (ndlr : nous sommes dans l’hémisphère sud), les journaux locaux annoncèrent l’arrivée de Kong à Mar del Plata… avec un mois de retard en raison de soucis techniques. King Kong fut présenté au Bristol, le célèbre stade de boxe. Des travaux importants d’aménagement furent nécessaires pour installer la tente gonflable abritant le singe géant. On dut même démonter le toit ! En un temps record, la salle devint une sorte de gigantesque amphithéâtre, pour faire le plein de spectateurs en cette période estivale.

Le nouveau spectacle, d’une durée de 30 minutes, comprenait des numéros de cirque et de music-hall, pour un prix d’entrée deux fois plus cher qu’à Buenos Aires. Mais comme nombre de vacanciers étaient originaires de Buenos Aires et avaient déjà vu le spectacle là-bas, pas mal de sièges restaient vides… à tel point qu’à la fin des vacances d’été, “Le show de King Kong à Mar del Plata” s’avera être l’un des échecs les plus retentissants de l’histoire de Mar del Plata ! Les responsables, couverts de dettes, étaient assiégés par les fournisseurs impayés. La tente gonflable géante fut démontée et le pauvre Kong fut laissé là, livré aux intempéries… Le public parti, le gorille géant se retrouva donc seul, son regard triste et perdu tourné vers la mer, peut-être dans l’espoir de retourner à Manhattan auprès de son amour perdu ou, pourquoi pas, à Skull Island, sa véritable demeure. Les producteurs cherchaient à vendre l'attraction aux Brésiliens. Les mois passaient et Kong restait là, abandonné comme un vieux jouet cassé. La tête du géant fut recouverte d’une toile, pour ne pas montrer qu’elle ne fonctionnait plus. L’humidité ambiante, les pluies d’automne, puis le froid hivernal de la côte commencèrent à détériorer son pelage de crin (provenant de 600 chevaux argentins). La table de commandes, protégée par une simple couverture, s’oxydait de jour en jour. La mort avérée de Kong approchait inexorablement, sans préoccuper personne, et surtout pas le Général Videla, instigateur de sa venue en Argentine. Toujours fasciné par Hollywood, le dictateur était sur un autre coup : faire venir Lou Ferrigno (l’interprète de “L’incroyable Hulk”) à Buenos Aires, par l'intermédiaire de la chaîne ATC. Une autre “bête” allait donc succéder à Kong, pour divertir les masses populaires.



Les Brésiliens, qui avaient avancé l’argent pour la future tournée de Kong, exigeaient d’être remboursés. Les fournisseurs impayés (et particulièrement les propriétaires du stade Bristol, où Kong était toujours entreposé) réclamaient eux aussi leur dû. Les Américains, détenteurs des droits du personnage, voulaient également la tête des producteurs argentins. Lorsque la SADAIC (Société des droits d’auteurs de Musique en Argentine) demanda le paiement des droits musicaux exploités sans autorisation durant toute la tournée en Argentine, ce fut le coup de grâce pour la production. Sans être un spectacle musical, on pouvait néanmoins entendre les Bee Gees ou Palito Ortega en fond sonore. Les producteurs n’eurent pas d’autres choix que de louer une grue pour sortir Kong du stade et de le transporter vers un endroit où il ne dérangerait personne. Kong fit donc son dernier voyage. Il fut déposé aux abords de Mar del Plata, dans un terrain mitoyen à un bidonville, tout proche de la prison de Batan. Là, abandonné comme un gigantesque déchet, le robot de 3 millions de dollars continua de se dégrader parmi les immondices. Des légions de rats dévorèrent le pelage jusqu’au latex, laissant voir la coque en fibre de verre et l'armature en duralumine dessous. Pour les habitants du bidonville, son arrivée fut providentielle. Les tonnes de métal le constituant furent volées et réutilisées pour construire des murs et couvrir les toits des cabanes. Les enfants jouaient à l’intérieur de sa dépouille, arrachant les câbles et les conduits hydrauliques, sans se rendre compte du sacrilège.

Une bien triste fin pour un animal aussi mythique !
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MessagePosté le: 28/11/2012, 01:25    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

Cet article est paru à l'origine dans la revue Métaluna n°5 "Spécial King Kong" (2009). Rendons à César ce qui est à César : l’introduction (en gras) est de Jean Depelley et l'incroyable partie argentine est dû à Uriel Barros, notre correspondant argentin pour Métaluna.

Pour finir, un petit bonus : quelques photos de ces modèles grandeur nature, modèles que nous ne reverrons plus jamais, hélas.




Dino de Laurentiis, trônant fièrement devant son jouet au pied du World Trade Center.



"Souriez pour la photo, Mr Kong".



Le modèle gonflable pendant le tournage du film.



Le même, cette fois ci sur les Champs Élysées à Paris, qui se fait grimper dessus par Silvie Vartan.



Marco Ferreri sur le tournage de Rêve de Singe.



Jessica Lange dans la main de la version robotisée.



La même en cour d'assemblage.



"Ah ouais, ça avance bien quand même..."



Ben quoi... il est si moche que ça ce robot, que tout le monde s'enfuit en hurlant... ?



Illustration tirée d'un fanzine japonais.



Schémas préparatifs pour la construction du robot.


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MessagePosté le: 29/11/2012, 17:07    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

Merci Skull pour cet énorme dossier ! Shocked
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MessagePosté le: 12/12/2012, 23:45    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

King Kong à Paris... c'était il y a tout juste 36 ans, le 12 décembre 1976.

En poussant un peu plus loin mes recherches sur d'autres forums, je suis tombé sur quelques témoignages relatifs aux modèles de Carlo Rambaldi.

Pour le tournage de la scène finale, devant les tours du World Trade Center, la production avait fait paraitre une annonce dans les journaux locaux afin de recruter des figurants. Un new-yorkais relate ainsi s'être rendu sur les lieux en compagnie de quelques amis, tous étudiants à l'époque. Et bien figurez vous que dès la dernière prise, la production a invité les figurants à venir se servir copieusement sur la carcasse de Kong et prélever ce qu'ils voulaient en souvenir !

Rappelez vous que lors de son exposition sur les Champs Elysées, les deux techniciens chargés de la remise en forme du modèle avaient dû laver le singe de ses blessures (il était, paraît-il, couvert d’hémoglobine) et lui refaire son pelage arraché par plaques entières lors de l’affrontement final contre les hélicoptères au sommet du World Trade Center...

Sauf qu'en l’occurrence, les hélicoptères n'y étaient pour rien : ce sont les new-yorkais qui ont dépouillés la bête !



Un second témoignage est relatif au modèle robotisé lors de son exposition en Argentine (Le lieu n'est pas précisé). Apparemment, le show pouvait varier d'un endroit à l'autre car l'auteur du message révèle un épisode non mentionné par Uriel Barros. Ce show de 20 minutes, qui réinterprétait l'histoire de King Kong, faisait intervenir une artiste du cirque qui était simplement appelée "la fille". A chaque fois qu'elle devait interagir avec Kong, elle était attachée à des câbles pour être déposé dans sa main. La main elle même était reliée à des câbles car, du fait de sa mobilité très réduite, elle ne pouvait pas se soulever toute seule, ou même agripper la fille. L'artiste se contentait donc d'évoluer dans une main constamment ouverte.




Affiche réalisée par l'artiste argentin German Orozco pour célébrer la venue de King Kong.




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MessagePosté le: 14/12/2012, 14:35    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

'vache, quelle promo tout de même !...
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MessagePosté le: 12/06/2013, 22:07    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

King Kong au Stade Bristol (Mar Del Plata, Argentine) en 1979.

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MessagePosté le: 16/01/2014, 23:14    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

King Kong lors de sa "mise en sommeil" dans une zone du centre ville de Mar Del Plata avant d'être abandonné dans une décharge.

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MessagePosté le: 17/01/2014, 11:53    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi Répondre en citant

Merci pour tous ces clichés rarissimes, qui ne font qu'enrichir un dossier déjà excellent à la base !

Et un bravo de plus, un !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:47    Sujet du message: Le destin tragique des King Kong de Carlo Rambaldi

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