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KING OF TOKYO

 
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SUPERMEGALOSAURUS
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MessagePosté le: 25/08/2013, 20:57    Sujet du message: KING OF TOKYO Répondre en citant

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KING OF TOKYO
Richard Garfield
2011 
          


         

Quiconque aura un peu traîné ses guêtres aux abords des lycées-collèges durant les années 90-2000 n'aura pas manqué de remarquer ces bandes d'adolescents boutonneux qui, à l'angle de la rue ou à la terrasse du café d'en face, s'échangeaient de mystérieuses cartes ésotériques dont certaines finirent par valoir des fortunes. Magic: The Gathering, tel était le nom de ce jeu, où sorciers et magiciens s'affrontaient dans des duels sans merci à coup de sortilèges et de Lotus Noir. Mais à l'origine de ce triomphe autant ludique que commercial, précurseur des futurs Pokemon et autres machins-trucs à collectionner, point de grosse "World Company" bardée d'experts en marketing, mais un homme, un seul, passionné de mathématiques et de puzzles : Richard Garfield. Devenu depuis aussi riche que célèbre, l'individu est à présent créateur de jeux à temps plein et nous est revenu en 2011 avec un tout nouveau jeu de plateau : King of Tokyo.

Un jeu d'affrontement de monstres géants dans la capitale japonaise, le tout mis au point par l'un des plus grands génies du monde ludique contemporain, comment ne pas signer des deux mains ?


       


Le martien ouvre l'œil tandis que le gorille géant va mettre les choses aux poings
         


Principe de jeu

King of Tokyo se joue de deux à six joueurs (enfin, ça n'a pas grand intérêt à moins de trois) et met en scène des monstres gigantesques dont le but est d'exterminer leurs adversaires pour devenir Roi de Tokyo. Pour cela, deux solutions : soit massacrer tout le monde et être le dernier titan à hurler son triomphe sur les ruines fumantes de la cité, soit être le premier à avoir accumulé 20 points de victoire, approche moins directe et plus insidieuse, mais tout aussi efficace.

Au début de la partie, chacun choisit sa bestiole (choix purement cosmétique, puisque tous les monstres ont exactement les mêmes aptitudes) et place son compteur de points de vie sur 10 et son compteur de points de victoire sur 0. Le jeu se déroule ensuite par tours, durant lesquels chaque joueur va effectuer les actions suivantes :

1 - lancer les dés.
Ils sont six, gros, noirs et verts, et arborent des grosses papattes, des cœurs, des éclairs ou des chiffres au lieu des points ronds habituels. Une fois les dés jetés, le joueur peut, par deux fois, relancer tout ou partie de ses résultats afin d'obtenir une combinaison optimale. Hé oui, comme au Yam's ! Les papattes permettent d'attaquer les copains et de leur ôter leurs précieux points de vie, les éclairs font gagner des cubes d'énergie (qui permettront, par la suite, d'acheter des cartes spéciales), les cœurs régénèrent les blessures et les chiffres (1 à 3) permettent de gagner des points de victoire, pour peu que vous en ayez au moins trois identiques.


         


2 - Acheter des cartes spéciales
Avec ses petits cubes patiemment accumulés, le joueur peut acheter une ou plusieurs cartes spéciales parmi celles proposées à ce moment. Certaines accordent des pouvoirs permanents (des dés supplémentaires, davantage de points de vie, des occasions spécifiques de gagner des points de victoire, des attaques ou des protections spéciales, etc.), d'autres ont un effet instantané et sont immédiatement défaussées (gain de points de victoire, attaque dévastatrice sur tous les adversaires, guérison, etc.). Il va de soit que plus une carte est puissante, plus elle est chère, et que certaines combinaisons peuvent avoir des effets ravageurs.


         

Une fois son tour fini, le joueur passe les dés à son voisin, pour que lui aussi puisse à son tour s'adonner aux joies de la destruction massive.



Devenir le Roi de Tokyo... et le rester !

Le premier joueur à obtenir au moins une attaque à son jet de dé lors du premier tour devient le premier Roi de Tokyo et sa figurine est placée à l'endroit approprié sur le petit plateau cartonné (qui ne sert d'ailleurs qu'à ça). Être Roi de Tokyo confère de nombreux avantages, mais est également une position hautement périlleuse, car on se retrouve alors seul contre tous. Concrètement, être Roi de Tokyo entraîne les effets suivants :

- à chaque fois qu'un monstre devient Roi de Tokyo, il gagne 1 point de victoire,
- à chaque fois qu'un monstre commence un de ses tours en étant Roi de Tokyo, il gagne 2 points de victoire,
- tant qu'il est Roi de Tokyo, les attaques d'un monstre affectent l'ensemble de ses adversaires ; en d'autres termes, si à l'issue de vos trois jets de dés, vous avez obtenu quatre attaques, TOUS les autres monstres perdent immédiatement quatre points de vie. Oui, ça peut faire très mal...


En revanche, si régner sur Tokyo revient à être une vraie terreur, ce n'est pas pour autant une sinécure. En effet :

- tant qu'il est dans Tokyo, un monstre ne peut plus régénérer ses points de vie grâce aux dés (il a donc intérêt à relancer ses cœurs, puisqu'ils ne lui servent plus à rien),
- de plus, TOUS les autres monstres dirigent à présent leurs attaques sur lui, et sur lui uniquement (les monstres qui ne sont pas dans Tokyo ne peuvent pas s'attaquer entre eux). Autant dire que tenir plus d'un tour complet sous ce déluge de coups sans avoir la possibilité de soigner ses blessures n'est pas évident, d'autant plus que les cartes spéciales ont rapidement tendance à pleuvoir elles aussi.


Heureusement pour lui, le Roi de Tokyo peut toujours décider de fuir la ville à la suite d'une blessure pour se réfugier à sa périphérie, auquel cas sa place est immédiatement prise par l'adversaire qui lui a porté la dernière attaque (celui-ci n'a pas le choix, la place doit obligatoirement être prise). Tout l'art est donc de déterminer à quel moment il faut savoir partir : si la tentation est toujours grande de tenter de tenir un tour de plus pour engranger les précieux points de victoire, on ne sait jamais combien d'attaques obtiendra le prochain joueur et si on ne sera pas tué avant que son propre tour ne revienne. Notez qu'un prétendant mal en point, et qui n'a donc nullement intérêt à entrer immédiatement dans Tokyo, pourra tout à fait "jouer défensif" et relancer ses résultats d'attaques pour ne surtout pas vous donner l'opportunité de fuir, vous laissant ainsi en proie aux autres pendant qu'il accumule les cœurs et les cubes d'énergie pour plus tard.


Les tours s'enchaînent ainsi dans le sens des aiguilles d'une montre, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un, ou que l'un des joueur ait atteint ses 20 points de victoire. Il est alors déclaré Roi de Tokyo, tandis que ses adversaires dépités repartent la tête basse en jurant de revenir se venger dès l'épisode suivant.


À cinq et six joueurs, les règles diffèrent un peu, car deux joueurs peuvent alors occuper Tokyo en même temps (plus exactement, un dans la ville, un dans la baie, mais les avantages et les inconvénients sont exactement les mêmes), ce qui occasionne quelques combinaisons inédites lors de la distribution des attaques mais permet quand même aux monstres de ne pas se faire chasser trop vite du plateau face à des ennemis trop nombreux.



Avis


Présenté dans une boîte de format moyen, King of Tokyo propose un matériel soigné aux couleurs chamarrées qui séduira immédiatement les plus jeunes. Les illustrations très "cartoonesques" sont l'œuvre de l'illustrateur français Benjamin Raynal, dont on peut saluer le travail aussi bien sur le design des monstres et du plateau que sur les quelques 66 cartes, toutes ornées de dessins originaux. Les règles sont courtes, claires et agrémentées d'exemples explicites, ce qui permet d'attaquer les premières parties sans tarder ; aucun bug de traduction n'a été relevé pour l'instant (c'est si rare de nos jours qu'il est important de le relever !). Les six créatures sont assez savoureuses, toutes évidemment inspirées des grandes figures du genre : "The King", le yéti vaguement cybernétique qui n'est évidemment qu'une décalcomanie à peine déguisée de King Kong, "Gigazaur", le reptile colossal clone de Godzilla, "Kraken", l'abomination marine toute droit sortie des écrits délirants d' H.P.Lovecraft, "Cyber Bunny" et son mécha digne de Robotech… Ne cherchez pas, ils sont tous là, représentés à la fois par leur figurine en carton (à insérer dans l'un des six gros socles plastique fournis) et sur leur fiche de monstre, qui permet grâce à deux molettes de tenir le compte séparé des points de vie et des points de victoire. Seuls les dés sont assez décevants : trop gros, trop anguleux, ils peinent à rouler et, pour peu que vous jouiez avec de jeunes enfants, vous allez passer plus de temps à courir derrière sous la table qu'à jouer tant ils peinent à prendre les six à la fois dans leurs petites mains. Le plateau surprend aussi par sa petite taille, mais après tout il n'est là qu'à titre purement décoratif, King of Tokyo n'étant absolument pas un jeu de placement (il suffirait de placer le Roi de Tokyo au centre de la table et les autres monstres autour pour que ça revienne exactement au même).


Bon, tout ça c'est bien beau, mais en termes purement ludiques à présent, qu'en est-il ?


Inutile de dire qu'à l'annonce d'un jeu de Richard Garfield sur le thème du kaiju eiga en 2010, une grande agitation secoua le petit monde de l'industrie ludique et que les pronostics allèrent bon train pendant des semaines dans le landerneau geek planétaire. Le créateur vedette allait-il nous ressortir un système révolutionnaire comme en 1993 avec Magic ? Allait-il accoucher d'un nouveau jeu de plateau cérébral comme RoboRally ? D'un O.L.N.I. (Objet Ludique Non Identifié) plus surprenant encore ? Point de tout cela finalement, car Garfield, prenant tout le monde à contrepied, n'a finalement accouché que d'une remise à jour du Yam's, certes emballée dans un écrin totalement inédit et agrémentée de quelques nouveautés (enfin, si on peut appeler des cartes une nouveauté…), mais en rien novatrice ni originale. Comme le firent remarquer nombre de langues perfides lorsque le produit arriva enfin sur les étals début 2011, si ce jeu avait été proposé par le premier quidam venu, il y a fort à parier qu'il n'aurait jamais été édité, ou du moins qu'on n'en aurait jamais fait un battage pareil. Mais quand on a à son palmarès l'un des plus gros succès ludiques de tous les temps et qu'on a fait gagner à sa boîte des centaines de millions de dollars, on peut bien bénéficier d'un petit passe-droit de temps en temps, hein ?


Pour autant, King of Tokyo est-il un jeu médiocre, voire un jeu franchement mauvais ? Hé bien pas du tout, bien au contraire !


Certes, les règles sont très simples - voire simplistes - et les amoureux des wargames compliqués où une stratégie patiemment mise sur pied est la clé de la victoire en seront pour leurs frais : dans King of Tokyo, le hasard tient une part prépondérante et, à part vaguement décider de capitaliser sur ses points de victoire ou de se blinder de cartes pour dérouiller tout le monde, on ne maîtrise pas grand chose. Mais c'est justement là la force du jeu : non seulement les parties sont rapides, vivantes et attractives (mêmes pour des gens pour qui les films de monstres géants sont un signe de débilité mentale avancée - oui oui Mesdames, c'est de vous que je parle !), mais on y rit de bon cœur et les retournements de dernière minute (au gré d'un jet de dé particulièrement chanceux ou désastreux ou d'une carte dégainée au bon moment) entretiennent le suspens jusqu'au bout. Tout le contraire d'un jeu comme Monsterpocalypse en somme (dont il est question -> ICI), dont la profondeur et la complexité auront hélas aussi été les principales limites. Alors évidemment, vous ne passerez pas des weekends entiers à enchaîner fiévreusement les parties et l'étude de votre prochaine tactique ne vous occasionnera pas beaucoup de nuits blanches. Mais pour un "jeu apéritif" - ce qu'il ne s'est jamais défendu d'être -, King of Tokyo tient parfaitement ses promesses et saura vous procurer de bien agréables moments autour d'une pizza et d'une bière, en attendant d'appuyer sur le bouton "Start" pour lancer le DVD de "King Kong contre Godzilla" !



Ce dinosaure atomique me rappelle bien quelqu'un, mais qui ?...
         


Vous reprendrez bien quelques papattes ?


         

Preuve que Richard Garfield reste une valeur sûre en terme d'investissement, une boîte d'extension à King of Tokyo a vu le jour en 2012. Sobrement intitulée King of Tokyo Power Up!, elle propose un nouveau monstre (un panda géant samouraï, hé oui, Kung Fu Panda est passé par là entretemps) et, beaucoup plus intéressant, un système de cartes d'évolution propre à chaque créature. Ceci permet enfin de distinguer les monstres par leurs pouvoirs et non plus uniquement par leurs figurines, l'un des principaux reproches qui avaient été faits à la boîte de base. Concrètement à présent, si vous obtenez au moins trois cœur lors de votre jet de dés, vous pouvez tirer une carte évolution, conférant ainsi des capacités spécifiques nouvelles à votre bestiole.


Chaque monstre dispose désormais de son propre paquet de cartes évolution, qui lui donne accès à des capacités exclusives
         

Ce supplément, certes pas vraiment indispensable, ne fait pas l'unanimité parmi les joueurs : si certains saluent l'enrichissement apporté par cette nouvelle option, d'autres déplorent le déséquilibre induit dans les règles de base bien huilées, les parties pouvant désormais tourner à la course aux cœurs pour être celui qui va muter le plus vite pour mettre la pâtée aux autres. On entre là dans le domaine du subjectif : l'idéal est donc d'essayer une ou deux parties pour voir si on mord ou non à ces innovations avant d'acheter Power Up!

         
L'avenir de King of Tokyo

Si de futures extensions et des règles de tournoi ont bel et bien été annoncées dans Power Up!, rien n'est encore sorti à l'heure où ces lignes sont écrites, même si le jeu a déjà fait l'objet de quelques compétitions officielles en  France comme à l'étranger. Une dizaine de cartes spéciales inédites ont été éditées à titre de prix dans les tournois, mais pour l'instant c'est à peu près tout. Peut être Richard Garfield travaille-t-il toujours en secret sur son développement et aurons-nous d'autres surprises dans les années qui viennent, ou peut-être le potentiel participatif de l'entreprise montre-t-il déjà ses limites, auquel cas King of Tokyo demeurera le petit jeu sympathique et sans prétention qu'il est ? Il est néanmoins amusant de noter qu'un mini-culte s'est développé autour du jeu, notamment sous la forme de monstres promotionnels proposés comme lots lors de divers événements ludiques internationaux. Ainsi les américains ont-ils eu droit au "Space Penguin" lors de l'Origine Game Fair 2013, alors que les allemands avaient déjà eu "Brokenbar" l'ours géant à l'occasion de la Spiel Messe 2011 à Essen !


Avec des nouveaux clients comme ça, Tokyo n'a pas fini de rigoler !



  

On commence à voir surgir des monstres artisanaux un peu partout sur le net,
comme ce geek géant ou le fameux "Pouic" du site TricTrac.net, dessiné par Benjamin Raynal lui-même !



11 cartes promotionnelles sont uniquement disponibles en tournoi
        




KING OF TOKYO
Auteur : Richard Garfield
Éditeur : Iello
Date de parution : 2010
Prix public : environ 30,00 €
Âge : à partir de 8 ans (à la rigueur, si vous expliquez les cartes, ça le fait à partir de 6)
Durée d'une partie : environ 20 mn

Les +
Le thème !
Le matériel et les illustrations, très soignés
Des règles simples et accessibles à tous
Des parties rapides et animées

Les -

Un système de jeu qui n'a rien de bien original
Pas beaucoup de stratégie, le facteur chance est déterminant
Aucune différence entre les monstres (à moins d'acheter Power Up!)
Les dés, trop gros et qui roulent mal


         


Dernière édition par SUPERMEGALOSAURUS le 30/08/2013, 11:42; édité 6 fois
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MessagePosté le: 26/08/2013, 23:10    Sujet du message: KING OF TOKYO Répondre en citant

Youtube regorgeant désormais de tutoriaux de toute sorte, en voici un parmi beaucoup d'autres consacré à King of Tokyo.

En plus, il vous fera travailler votre anglais, bande de petits veinards !



 
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Titou.65
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MessagePosté le: 27/08/2013, 14:48    Sujet du message: KING OF TOKYO Répondre en citant

Très bel article. Ça donne envie d’essayé…
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SUPERMEGALOSAURUS
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MessagePosté le: 27/08/2013, 14:58    Sujet du message: KING OF TOKYO Répondre en citant

Merci Titou 

N'hésite pas, c'est un jeu simple et facile à faire partager, même auprès de gens qui n'y connaissent rien en kaiju eiga. C'est également accessible aux enfants, même s'il faut les aider un peu en dessous de 8 ans. Pour 30 euros (et encore, on doit le trouver à moins cher en cherchant bien), c'est un bon investissement.
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SUPERMEGALOSAURUS
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MessagePosté le: 21/11/2013, 20:10    Sujet du message: KING OF TOKYO Répondre en citant

Une nouvelle extension, King of Tokyo Halloween, est disponible !

Elle propose :

- 2 nouveaux personnages : Jack O'Lantern et Boogy Woogy, chacun livré avec ses propres cartes évolution,

- de nouvelles cartes spéciales, les cartes costumes, qui permettent d'affubler vos monstres de tenues ridicules dans la plus pure tradition d'Halloween, et au passage de récupérer de nouvelles capacités spéciales.







Prix public : environ 15,00 €
     
     
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:51    Sujet du message: KING OF TOKYO

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