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LES ZOMBIES
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Savin
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MessagePosté le: 22/02/2015, 20:23    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

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Je vous invite à découvrir ci-dessous quelques courts-métrages sur les zombies :



- CARGO : Un court-métrage de zombie émouvant

Réalisé par Ben Howling et Yolanda Ramke, Cargo raconte l’histoire d’un homme en pleine zombification qui tente de sauver son bébé. Maintes fois traité, le thème des zombies est ici abordé de façon émouvante et assez originale.


Voici la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=gryenlQKTbE#t=258



- TOO LATE : un court-métrage sur la thématique du zombie

Un homme rentre chez lui et se transforme en zombie dans sa salle de bain. Too Late est un court-métrage réalisé par Carlos Puertolas et Rani Naamani.


Voici la vidéo : http://www.koreus.com/video/too-late.html



- DYING LIGHT : Une impressionnante vidéo de parkour peuplée de zombies

Dying Light est un court-métrage explosif mélangeant parkour à la première personne et zombies agiles et surexcités ! Une vidéo impressionnante née de la rencontre entre Mirror’s Edge et The Walking Dead, filmée sur les toits de Cambridge en Angleterre par Scott Bass.


Voici la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=jPhuefvauuk#t=11



- ISOLATED : Un court-métrage d’animation pleins de zombies

Réalisé par Tomas Vergara de Peak Pictures, Isolated est un court métrage d’animation dans lequel nous suivons l’histoire d’Evan, un chauffeur de taxi qui se réveille en pleine nuit dans sa voiture accidentée perdu au beau milieu d’une ville infestée de zombies…


Voici la vidéo : https://vimeo.com/116451815


Dernière édition par Savin le 24/02/2015, 14:49; édité 12 fois
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 23/02/2015, 00:29    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Mes félicitations mon petit Pijalk. Il fallait en effet une sacrée dose de courage pour s’atteler à pareille tâche et tu t’en es sorti avec brio. J’en profite également pour saluer le travail extrêmement méritoire de Q5 et Savin dans cette section du forum, chose que je ne fais pas assez régulièrement.

Le genre « Zombies/Morts-Vivants » s’est tellement étoffé ces dix dernières années qu’il devient très compliqué d’en dresser une liste exhaustive. J’en ai vu énormément au cours des trente dernières années mais la prolifération de films sur le sujet a fait que je m’en suis un peu lassé, au même titre que le film de vampires : j’en peux plus ! J’avais commencé à regarder la saison 1 de The Walking Dead mais, même si l’ai trouvé plutôt sympa, on commence clairement à tourner un peu en rond et je n’ai pas suivi la suite.

Pour compléter cette fiche, je vais néanmoins évoquer certaines œuvres dont une grande part n’est pas de première jeunesse, en plus d’être resté plutôt méconnue du grand public. Quelques films sont axés sur le thème du vaudou, sans qu’il soit forcément question de zombies d’ailleurs. C’est par exemple le cas de Voodoo Woman (Edward L. Cahn, 1957) dans lequel un savant fou exilé dans la jungle tente de combiner le vaudou local à la science moderne pour créer une créature indestructible et complètement soumise à sa volonté. Après quelques tentatives infructueuses sur des natives, il trouve la candidate idéale en la personne d’une femme avide de richesses, menant une expédition.

La même année, Reginald Le Borg réalise Voodoo Island, dans lequel un riche industriel cherche à prouver que l’île qu’il compte exploiter n’est pas sous l’emprise d’une malédiction. Mais il devra assez vite se rendre à l’évidence que le vaudou existe et que l’île abrite une tribu dont les membres sont dotés d’étranges pouvoirs.

Dans Voodoo Man (William Beaudine, 1944) le docteur Richard Marlowe emploie une combinaison de rite vaudou et de suggestion hypnotique pour essayer de réanimer sa belle épouse, plongée dans le coma, en transférant les essences de la vie de plusieurs jeunes filles malchanceuses qu'il a enlevées et emprisonnées dans un cachot sous son manoir.

Plus récemment, Wes Craven a réalisé en 1988 L'Emprise des Ténèbres qui est basé à la fois sur un fait réel et sur un ouvrage documentaire de l'ethnobotaniste canadien Wade Davis, The Serpent and The Rainbow (qui a donné son titre original au film), une étude des pratiques vaudou en Haïti, en particulier le processus de zombification.



















Mais revenons aux années 30 qui voient les débuts cinématographiques du genre. The Scotland Yard Mystery, film anglais réalisé par Thomas Bentley en 1934, a été rebaptisé The Living Dead pour son exploitation américaine. Dans ce film, un savant met au point une formule qui, administrée aux victimes, les plonges dans une espèce de transe qui les rends soumises à sa volonté, tels des zombies.

Si ce film tient plus du genre mystery que de l’horreur pure, c’est également le cas de nombreuses autres productions des années 30 et 40. Après avoir donné le coup d’envoi du genre avec White Zombie, Victor Alperin y revient en 1936 avec La Révolte des zombies (Revolt of the Zombies). Au cours de la première guerre mondiale, un prêtre cambodgien travaillant pour le compte des alliés détient une formule magique permettant de lever une armée de zombie quasi invincible. Mais le prêtre est mystérieusement assassiné. Les alliés envoient alors une équipe internationale à Angkor qui, sous prétexte de recherches archéologiques, va essayer de retrouver le secret du prêtre. Dans ce film, pas question donc de morts-vivants qui déambulent partout mais bien d’une armée de vivants rendus docile par une simple formule.

Le Mort qui Marche (The Walking Dead), film réalisé par Michael Curtiz en 1936 suit le funeste destin de John Ellman, condamné à tort pour meurtre et exécuté. Un scientifique y voit l'opportunité de lui appliquer un nouveau traitement pour ramener les morts à la vie.

En 1943, sort un film important sur le sujet, Vaudou (I Walked with a Zombie) de Jacques Tourneur. Sur une île des Antilles proche d'Haïti, une infirmière est engagée pour s'occuper de la femme d’un richissime planteur. Elle pense que sa patiente a été envoûtée par des rites vaudous et finira par découvrir que c’est en fait un zombie.



















Les années 40 vont également donner jour à quelques comédies sur le sujet dont Le Roi des Zombies (King of the Zombies), réalisé par Jean Yarbrough en 1941. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un avion s'écrase sur une petite île. Les survivants sont accueillis par le Dr. Sangre, un scientifique nazi qui pratique la sorcellerie vaudou pour réveiller les morts. Ce film fera l’objet d’une suite, Revenge of the Zombies (Steve Sekely, 1943) dans lequel la défunte femme d’un scientifique est transformée en zombie par son mari. Mais, capable de résister à la volonté de ce dernier, elle conduit une horde de zombies à ses trousses.

Zombies on Broadway (Gordon Douglas, 1945) est dans la même veine. Deux agents de presse à Broadway ont l'idée d'ouvrir un club autour des zombies. Pour cela ils partent dans les Caraïbes à la recherche de telles créatures, accompagnés d’un professeur expert en zombies et d'une belle chanteuse de cabaret. Très vite, ils sont tous séparés et l’un des agents se retrouve transformé en zombie.

Valley of the Zombies (Philip Ford, 1946) mêle plusieurs genres dont la comédie, le film noir, savants fous, vampires et zombies. L’un des protagonistes de cette petite mais succulente série B utilise le vaudou et la magie noire pour revenir d’entre les morts avant de faire de nombreuses victimes que l’on retrouve vidées de leur sang, substance dont il a besoin pour survivre.



















Zombies of Mora Tau (Edward L. Cahn, 1957), également connu sous le titre The Dead That Walk, narre l’histoire de plongeurs des grands fonds qui tentent de récupérer des diamants dans un navire qui a coulé 60 ans plus tôt au large des cotes africaines. Mais le bateau est maudit et les diamants sont gardés par l’équipage, réduit à l’état de zombies.

En 1959, Jerry Warren mêle à nouveau zombies et savant fou dans Teenage Zombies, un film dans lequel quatre adolescents découvrent accidentellement une île occupée par un savant à la solde d’agents de l’Est, le docteur Myra, qui rêve de transformer toute la population des Etats-Unis en zombies. Prisonniers dans des cages, les ados ne devront leur salut qu’à un gorille dézombifié qui s’en prend aux hommes de main du savant, leur permettant de fuir et d’alerter les autorités.










Quand Zombies et invasion extra terrestre se mêlent, ça donne par exemple l’incroyable Plan 9 From Outer Space (Ed Wood Jr., 1959), considéré comme un des plus mauvais films de tous les temps. Alarmés par la maîtrise balbutiante de l'énergie atomique, des extra terrestres décident de mettre en place le « plan 9 », qui vise à ressusciter les morts pour punir les humains inconscients. D'inquiétants personnages hantent peu à peu les cimetières californiens : goules, femmes vampires et zombies fraîchement déterrés se mettent à harceler les résidences des alentours.

Invisible Invaders, réalisé la même année par Edward L. Cahn (un habitué du genre) raconte comment un savant se voit informé par des aliens que la population terrestre sera annihilée si elle ne capitule pas immédiatement. Pour préparer l’invasion, les aliens se sont glissés dans le corps de personnes récemment décédées.















Le prochain post suivra l’essor du genre à partir des années 60 et au-delà.
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Savin
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MessagePosté le: 23/02/2015, 20:00    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

SKULL.ISLAND a écrit:
J’en profite également pour saluer le travail extrêmement méritoire de Q5 et Savin dans cette section du forum, chose que je ne fais pas assez régulièrement.

Et il ne faut pas oublier T-REX 95 qui a fait également du très bon boulot ! Je te félicite également pour ton excellent travail.


Dernière édition par Savin le 24/02/2015, 14:46; édité 2 fois
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MessagePosté le: 23/02/2015, 20:06    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Merci beaucoup Savin et SKULL pour votre énorme participation au sujet ! Merci pour toutes les infos
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MessagePosté le: 23/02/2015, 20:59    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Merci a toi Savin d'y avoir pensée mais il est vrai que j'ai salement essouffler mon rythme depuis un sacré moment...
Je contais parlé des films Italiens de Lucio Fulsi mais je suis sur que Skull l'a prévu dans la suite.
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 24/02/2015, 01:28    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Dans Le Cadavre qui Tue (Doctor Blood's Coffin), film britannique réalisé par Sidney J. Furie en 1961, des villageois des Cornouailles disparaissent un à un, jusqu'à ce qu'ils soient enfin localisés dans le laboratoire d'un mystérieux médecin qui se livre à de monstrueuses et morbides manipulations. Le docteur se sert en effet de curare pour retirer les cœurs encore palpitants de ses victimes afin de les transférer dans des corps morts et leur redonner vie… Ce film est l’un des premiers à offrir une représentation plus moderne des morts-vivants : pourrissants et violents.

Santo Contra los Zombies, film mexicain de Benito Alazraki de 1962, est le troisième volet de la série des Santo, el enmascarado de plata, le célèbre catcheur. Santo doit affronter un savant fou qui a créé une race de zombies.

I Eat Your Skin (Del Tenney, 1964) voit l’écrivain Tom Harris débarquer sur une île des Caraibes à la recherche de matériel sur les légendes vaudou pour son prochain roman. Il finit par tomber sur le laboratoire secret d’un savant fou qui expérimente un sérum de rajeunissement. En Traitant les indigènes avec du venin de serpent, il réussi à les transformer en zombies et projette de se constituer une armée pour conquérir le monde. A l’origine, le film s’appelait Zombies (Zombie Bloodbath et Voodoo Blood Bath furent aussi pressentis) mais sa sortie eu lieu six ans après sa réalisation et le distributeur le renomma I Eat Your Skin afin de le coupler avec I Drink Your Blood, un autre petit budget réservé au circuit des drive-in et des films d’exploitations.























I Eat Your Skin.


C’est également en 1964 que sort la première adaptation cinématographique du roman de Richard Matheson « Je Suis une Légende ». Coréalisé par Ubaldo Ragona et Sidney Salkow (mais signé de ce dernier) The Last Man on Earth décrit la survivance du docteur Robert Morgan, dernier homme à avoir échappé à une épidémie qui a transformé les autres humains en vampires. Depuis trois ans, toutes ses journées se ressemblent : le jour, les vampires, qui craignent la lumière du soleil, se reposent, pendant que Morgan, armé de pieux de bois, parcourt la ville, repère les refuges des morts-vivants affaiblis comme des zombis, les empale pour ensuite aller brûler leurs corps à la décharge. La nuit, il se réfugie dans sa maison, où sont suspendus miroirs et ail, que les vampires ne supportent pas…

Une seconde adaptation verra le jour en 1971 avec Charlton Eston remplaçant Vincent Price dans le rôle principal. Le film, réalisé par Boris Sagal, s’intitule Le Survivant (The Omega Man) et il est aussi moins fidèle au roman de Matheson que son modèle. À Los Angeles en 1977, Robert Neville, un ex-médecin militaire, est l'un des rares survivants d'une guerre biologique entre l'Union soviétique et la Chine ayant tué la plupart de la population humaine en raison d'une épidémie mondiale qui a suivi, mais contre laquelle il était immunisé grâce à un vaccin expérimental, le 93-B71, qu'il avait fabriqué et s'était lui-même injecté à titre expérimental. Subsistent cependant d'étranges êtres déformés qui se nomment eux-mêmes "La Famille" et dont les séquelles de la guerre ont fait des mutants albinos nocturnes et très sensibles à la lumière.

Le troisième (et dernier ?) remake date de 2007 et a été réalisé par Francis Lawrence avec Will Smith dans le rôle principal. Là encore, de nombreuses libertés ont été prises avec le roman. Je Suis une Légende (I Am a Legend), comme ses prédécesseurs, est moins un film de morts-vivants qu’une histoire de contamination laissant des humains dégénérés et mutants.















Rome Contre Rome (Roma Contra Roma) ou Le Sorcier de l'Arménie (en Belgique) est un film italien réalisé par Giuseppe Vari en 1964 qui ose mélanger peplum et morts-vivants. Le centurion Gaio est envoyé en Asie Mineure pour enquêter sur le vol du trésor d’Arménie et la disparition de nombreux soldats romains. Il trouvera face à lui Adherbal, sorcier despotique dont les terribles pouvoirs lui permettent de contrôler les intempéries, métamorphoser les hommes et surtout, de réveiller les morts. Sous son influence, des spectres de soldats s'extirpent de leurs tombeaux, s'emparent de leurs montures fantomatiques puis descendent la lande à la rencontre de l'armée romaine… Toujours pragmatiques, les américains ont privilégiés le coté fantastique du film en le titrant War of the Zombies.

L’Invasion des Morts-Vivants (The Plague of the Zombies), film britannique réalisé par John Gilling en 1966 constitue la seule incursion du studio Hammer dans le thème des morts-vivants. Dans la campagne des Cornouailles, de nombreuses morts inexpliquées attirent l’attention du professeur Forbes, qui vient de s’installer dans le village. Il découvre qu’une secte secrète pratique des rituels vaudou et utilise des zombies pour extraire l’étain d’une mine. Ce film est également sorti en VHS française sous le titre La Malédiction des Morts Vivants.

Dr Terror's Gallery of Horrors, réalisé en1967 par David L. Hewitt est un film à sketch dont le troisième segment, "Monster Raid," porte sur un homme transformé en zombie après avoir fait une overdose d’une drogue expérimentale. Il revient venger sa mort, causée par sa veuve et son amant, promu nouvel époux. En raison de la similarité du titre avec un film de l’Amicus, Dr. Terror's House of Horrors, le titre fut changé plusieurs fois pour Return from the Past, The Blood Suckers, Alien Massacre, Gallery of Horrors ou encore The Witch's Clock.















The Astro-Zombies, sorti en 1968, est quant à lui réalisé par un spécialiste du bis : Ted V. Mikels. Dans une ville de province aux Etats-Unis, une série de meurtres d’une sauvagerie atroce conduisent le chef de la CIA à soupçonner l’ancien directeur du « Astro Spacelab » d’être parvenu à créer un Astro Man, une sorte de zombie au cerveau défectueux. Le savant a en effet conçu une machine qui lui permet de transférer les mémoires de grands chercheurs dans un seul et même corps. Or son premier essai est un échec car il transfère la mémoire d'un tueur en série dans le corps d'un accidenté de la route qui, devenu incontrôlable, se met à commettre différents meurtres…Cette série Z totalement fauchée et bien nullos est pourtant devenue culte et a connu plusieurs suites : Mark of the Astro-Zombies (2002), Astro-Zombies M3: Cloned (2010) et prochainement Astro-Zombies M4: Invaders From Cyberspace.

La fin des années 60 verra une petite révolution du genre avec la sortie de La Nuit des Morts-Vivants (George Romero, 1969), premier volet d’un cycle après lequel plus rien ne sera comme avant et qui va véritablement donner naissance au film de zombies moderne et bien saignant, même s’il faudra attendre le deuxième opus pour voir les débordements gore auxquels le genre peut difficilement échapper aujourd’hui.

















Dernière édition par SKULL.ISLAND le 25/02/2015, 00:44; édité 1 fois
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MessagePosté le: 24/02/2015, 18:03    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Merci SKULL, tes ajouts sur le sujet sont vraiment extra. Je ne connais pas la quasi totalité des films dont tu parles, c'est vraiment intéressant (dans mon article je n'ai fait qu'évoquer les films connus).
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MessagePosté le: 25/02/2015, 01:15    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant





Durant les années 70, le zombie – ou plus exactement le mort-vivant sanguinolent - est à la mode et la cadence cinématographique s’accélère de façon significative. La décennie commence pourtant timidement avec Night Slaves, un téléfilm américain réalisé en 1970 par Ted Post où un couple, en vacance dans une petite ville provinciale en apparence tranquille, découvre qu’une étrange force transforme les habitants en zombies une fois la nuit tombé, les poussant à quitter la ville pour y revenir à l’aube. Une très belle femme serait derrière ce mystère… Le propos reste sage, on est loin de la tripaille à l’air et des gerbes de sang auxquelles nous sommes habitués mais, dès 1971, l’Europe se réveille et se lance dans une incroyable flopée de productions bien mordantes, inondant un marché jusque là plutôt dominé par les anglo-saxons.

C’est l’espagnol Amando de Ossorio qui ouvre la marche avec une quadrilogie devenue culte, celle des templiers maudits, revenus d’entre les morts pour tourmenter les vivants. La Révolte des Morts-Vivants (La Noche del Terror Ciego, 1971) constitue le premier volet du cycle des Templiers de ce réalisateur. La production va ensuite s’étoffer avec Le Retour des Morts Vivants (El Ataque de los Muertos Sin Ojos, 1973), Le Monde des Morts-Vivants (El Buque Maldito, 1974) et La Chevauchée des Morts-Vivants (La Noche de las Gaviotas, 1975). Un cinquième film, La Renaissance des Morts-Vivants, pourrait voir le jour en 2015.







XIIIe siècle : doté de connaissances occultes, un groupe de templiers, dans sa quête de la vie éternelle, a recours à des sacrifices de jeunes femmes vierges le menant à boire leur sang. Pour leurs actes démoniaques, les templiers sont torturés, massacrés ou brûlés vifs par les villageois en colère. Ils promettent alors de revenir se venger avant que leurs corps soient exposés à la vue de tous et que les corbeaux dévorent les yeux des cadavres, les rendant aveugles à tout jamais… XXe siècle : à la veille de la fête commémorative du massacre des templiers, le bruit court que ceux-ci reviennent de parmi les morts pour mettre leur vengeance à exécution. L’incrédulité suscitée par la rumeur cède bientôt le pas à la terreur quand, dans la campagne environnante, des paysans sont atrocement mutilés…

Les films suivants seront construit sur un même schéma où prend forme la légende des templiers fantômes qui surgissent, sept nuits par an, pour réclamer le sang de leurs victimes, dont ils se repaissent pour régénérer leurs corps décomposés par des centaines d’années enfouis dans le cimetière du diable. En raison de leur passé, De Ossorio sort des sentiers battus de la zombification (vaudou, contamination...) et ajoute une dimension originale et historique à des récits pourtant très conventionnels. Les apparitions des spectres, sous des éclairages très travaillés, donnent lieu à de belles images aux ombres menaçantes tandis que leurs mouvements, tournés au ralenti, ajoutent une dimension onirique à l’ensemble tout en provoquant des scènes franchement surréalistes. D’après le réalisateur, les templiers évoluent dans un espace-temps différent du nôtre ce qui cause cette lenteur infernale, tant de leur part que de celle de leurs montures impressionnantes. De plus, les templiers de Ossorio ont une autre particularité : leurs yeux ayant été crevés lors de leur procès, ils sont aveugles et repèrent leurs victimes grâce au son. Ces dernières, devenues à leur tour des spectres vampiriques, iront grossir les rangs des morts-vivants.







































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MessagePosté le: 25/02/2015, 16:34    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Une Vierge Chez les Morts Vivants (Jesus Franco, 1971) a connu différents montages et fut commercialisé avec des durées et des titres particulièrement variés. Si on le connaît aussi sous le titre "Christina, Princesse de l'Erotisme", il devait pourtant s'appeler, à l'origine, "La Nuit des Etoiles Filantes", des titres plus en rapport avec son véritable propos car, en effet, point de zombies ou de morts vivants dans cette histoire inspirée d'une nouvelle d'un poète et romancier espagnol du 19e siècle, mais plutôt des esprits…

Après avoir affronté des zombies en 1962, Santo revient dans Magie Noire à Haïti (Santo Contra la Magia Negra), un film mexicain de 1972 d'Alfredo B. Crevenna. Santo, l'homme au masque d'argent et agent d'Interpol, arrive a Haïti ou il doit veiller sur un savant, inventeur d'une arme redoutable, dont les deux confrères sont mort dans des circonstances mystérieuses. Alors que le dernier savant meurt à son tour, Santo apprend de Michelle, une prêtresse vaudou, qu’il a été victime de la magie noire. En menant l'enquête, Santo est attaqué par des catcheurs zombifiés envoyés par Dejanira, une sorcière dont les pouvoirs lui permettent de contrôler les esprits.

Le Jardin des Morts (Garden of the Dead ou Tomb of the Undead) est un film d'horreur américain réalisé par John Hayes, sorti en 1972. Sous l'emprise d'une substance toxique, un petit groupe de prisonniers, abattus par leurs gardiens lors d'une tentative d'évasion, reviennent à la vie pour s'en prendre aux vivants. ce moyen métrage d'à peine 60 minutes, sera essentiellement exploité en salles américaines en tant que complément de programme d'une autre réalisation du cinéaste, Les Enfants de Frankenstein, tournée la même année.















En marge de son cycle sur les templiers morts-vivants, Amando de Ossorio réalise en 1973 La Noche de los Brujos, inédit chez nous mais sorti aux Etats-Unis sous les titres The Night of the Witches et Night of the Sorcerers. Une expédition parcours la jungle africaine pour enquêter sur de mystérieuses disparitions d’éléphants dans la région. A la place, le groupe tombe sur une tribu de zombies pratiquant le vaudou dont les membres sortent du sol, s’emparent des femmes et les fouettent avant de leur trancher la tête sur un autel. C’est ensuite sous forme de vampires que les femmes font leur réapparition, à la recherche de nouvelles victimes.

El Espanto Surge de la Tumba est un film espagnol réalisé par Carlos Aured en 1973. Ce film inédit en France se passe pourtant dans notre beau pays. En 1454, le sorcier Alaric de Marnac est décapité et sa maîtresse, Mabille de Lancré, accusée de sorcellerie, vampirisme et lycanthropie, est torturée à mort. Mais, avant de mourir, ils jettent une malédiction sur les descendants de leurs tortionnaires. Des siècles plus tard, les descendants de De Marnac découvrent sa tête enterrée sous le monastère familial. Ils sont aussitôt possédés par l’esprit maléfique de leur aïeul qui en profite pour ramener Mabille à la vie et pratiquer des sacrifices sanglants parmi la population locale. Le film est sorti aux Etats-Unis sous le titre Horror Rises from the Tomb.

Les Orgies Macabres (La Orgía de los Muertos) est encore une production espagnole de 1793 réalisée par José Luis Merino. Au 19e siècle, dans un petit village d’écosse, un étranger vient réclamer son héritage et se trouve confronté à des visions apocalyptiques et des âmes diaboliques. Le village abrite une crypte une secte adorateur du diable et des morts vivants. Ce film sortira sous de nombreux titres aux Etats-Unis dont Beyond the Living Dead, Dracula the Terror of the Living Dead, Return of the Zombies, The Orgy of the Dead, Zombie 3: Return of the Living Dead, The Hanging Woman.












L'affiche allemande de El Espanto Surge de la Tumba.








The Hanging Woman, l'un des nombreux titres américains de La Orgía de los Muertos.




Toujours en 1973, mais en Amérique cette fois-ci, Children Shouldn't Play with Dead Things ou Revenge of the Living Dead est réalisé par Bob Clark. Une troupe de théâtre se rend sur une île déserte réputée pour son cimetière, afin d'y répéter une pièce et plus particulièrement une scène visant à la résurrection des morts, sans se douter que leurs incantations vont réellement fonctionner et réveiller les cadavres du cimetière.

La Invasión de los Muertos, de René Cardona en 1973, est une autre de ces productions mexicaines avec catcheurs masqués. Le professeur Zovek est réclamé par un confrère pour découvrir la signification d’étranges peintures découvertes sur une falaise. Grâce à ses pouvoirs, il réussit à déchiffrer le message qui annonce une tragédie cosmique sur le point de se produire. Peu après, une comète en feu traverse le ciel et provoque la résurrection des morts, qui se mettent aussitôt en quête de chair humaine. Zovek va s’associer avec Blue Demon pour stopper l’invasion…

L’Espagne n’en finit plus de produire des films fantastiques avec des zombies et c’est en 1974 que sort La Rebelión de las Muertas de León Klimovsky. Lorsque sa cousine et meilleure amie est mystérieusement retrouvée assassinée, Elvire Irving, sous le choc, trouve réconfort avec Krisna, un guru indien qui l’héberge chez lui. Malheureusement, le tueur n’a pas fini son travail et les meurtres se multiplient dans l’entourage de Elvire. Et comme si cela ne suffisait pas, le meurtrier utilise la magie vaudou afin de ressusciter ses victimes et de les utiliser comme serviteurs ! Comme s’est souvent le cas avec de petites productions étrangères, les américains ont sorti le film sous différents titres, parmi lesquels : Vengeance of the Zombies / Walk of the Dead / Blood Revenge of the Zombies / Revenge of the Living Dead / The Rebellion of the Dead / The Rebellion of the Dead Women.
















Walk of the Dead, l'un des titres américains de La Rebelión de las Muertas.
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Savin
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MessagePosté le: 25/02/2015, 17:10    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Tu es en forme SKULL.ISLAND !
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MessagePosté le: 25/02/2015, 22:41    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Plus vivant que mort, en tout cas !

Je suis aussi en vacance, ceci expliquant cela... Cool
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MessagePosté le: 26/02/2015, 01:26    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

On prends toujours autant de plaisir à lire tes articles. Continue comme ça !
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MessagePosté le: 26/02/2015, 23:38    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Film sud-africain réalisé par Ray Austin en 1973, House of the Living Dead conte une histoire qui se déroule au XIXe siècle, dans une région rurale d'Afrique du Sud. Lady Marianne vient d'arriver de Londres pour rejoindre Sir Michael, son fiancé. Ils s'installent dans le domaine de Brattling Manor, accueillis par la mère de Michael, une femme autoritaire, qui n'a pas l'air d'apprécier la présence de la jeune femme. Une nuit, Lady Marianne est réveillée par une étrange musique d'orgue et d'inquiétants bruits de pas dans le couloir... Malgré son titre, le film ne contient aucun mort-vivant mais développe quand même une intrigue liée à la pratique du vaudou. Il est également sorti sous les titres Doctor Maniac en Grande Bretagne, Curse of the Dead aux Etats-Unis, et Kill, Baby, Kill pour sa sortie en vidéo.

Après Children Shouldn't Play with Dead Things, dont je parlais juste au dessus, Bob Clark remet le couvert en 1974 avec Le Mort-vivant (Deathdream / Dead of Night). Andy Brooks est parti à la guerre du Viêt Nam. Un soir, ses parents apprennent par un officier la mort de leur fils au combat. Ce dernier revient pourtant un jour au seuil de leur maison. Quelque chose a changé dans son comportement. Des meurtres atroces ont lieu dans la région au moment même de sa réapparition. Le film fut également distribué en VHS française sous le titre Soif de Sang.

Pur produit de la blaxploitation, Sugar Hill, réalisé en 1974 par Paul Maslansky est aussi un film de zombies. A la suite du meurtre brutal de son petit ami, qui refusait de céder face à la mafia locale, Sugar Hill demande l’aide d’une prêtresse vaudou, Mama Maitresse afin d’invoquer Baron Zamedi, le Seigneur des Morts, et d’obtenir vengeance. En échange de son âme, la ténébreuse entité accepte de réveiller une armée de zombies aux ordres de la jeune femme.

Le Massacre des Morts-Vivants (Non si Deve Profanare il Sonno dei Morti), film hispano-italien de Jorge Grau, sorti en 1974, est peut être plus connu sous son nom anglais Let Sleeping Corpses Lie, mais également sous celui de The Living Dead at Manchester Morgue. Dans la campagne anglaise, près de Windermere, des scientifiques expérimentent une nouvelle machine à ultra-sons permettant d'éradiquer les insectes sans se douter que leur invention a également d’autres effets : dans un cimetière voisin, les morts commencent à revenir à la vie...



















La Secte des Morts-Vivants (The Devil's Men ou Land of Minotaur aux États-Unis) est un film d'horreur britannique de 1975 réalisé par Kostas Karagiannis En Grèce, une mystérieuse secte enlève des touristes pour pratiquer sur eux des cultes sataniques. Le prêtre du village, le Père Roche, décide d’aider les victimes et fait appel pour cela à son ami Milo Kaye, un détective privé, pour l'aider à combattre ces forces du mal. Le titre français, racoleur à souhait, ne reflète pas ce film qui n'a aucun rapport avec une histoire de zombies. Ici, point de créatures monstrueuses. A la place, nous avons droit à une secte diabolique qui voue un culte au Dieu Minotaure.

Le Commando des Morts-Vivants (Shock Waves), film américain réalisé par Ken Wiederhorn en 1977 se démarque un peu des autres avec ses zombies nazis amphibies. A la suite d’une collision avec un cargo, un petit bateau de croisière s’échoue sur une île habitée par un ancien officier SS. L’homme est à la tête d'un commando de morts-vivants conçus par la science nazie pour demeurer invulnérables au cœur des batailles. Oublié du monde depuis la fin de la guerre, le commando, qui « vit » dans un navire gisant au fond des eaux, remonte à la surface pour y semer la terreur et massacrer les naufragés.

Les Raisins de la Mort, film d'horreur français réalisé par le regretté Jean Rollin en 1978 est certainement l’un des premiers films de zombies français, voire peut-être le tout premier. Un pesticide répandu sur les vignes d’un domaine du midi de la France cause de graves dommages à la population. Contaminés, les habitants se transforment en véritables zombies, en tueurs sanguinaires… Ce film marque également la première apparition de Brigitte Lahaie dans un film « conventionnel » en dehors du X.

La Terreur des Morts Vivants (Terror, 1978) de Norman J. Warren, malgré son titre français, n’est pas un film de zombies mais plutôt une histoire de sorcellerie et de malédiction ancestrale qui reprend les recettes de l’Exorciste. Le même Norman J. Warren réalisera la même année Le Zombie Venu d’Ailleurs (Prey), également connu sous le nom La Maison Sanglante et qui, là encore, est doté d’un titre français totalement trompeur puisque l’histoire est celle d’un extraterrestre qui, ayant beaucoup de besoins en protéines, est envoyé en éclaireur sur Terre. Il tombe dans une propriété où vivent deux jeunes lesbiennes qui, le croyant blessé, le recueillent.



















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MessagePosté le: 03/03/2015, 03:13    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Dans le magazine Science & Vie Junior n°272 de Mai 2012 consacré aux zombies, un article propose des explications scientifiques sur les maladies qui détériorent leur corps :


Article de Science & Vie Junior n°272 de Mai 2012
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MessagePosté le: 03/03/2015, 22:03    Sujet du message: LES ZOMBIES Répondre en citant

Alors que le début des années 70 a été marqué par une production hispanique assez forte, la fin de la décennie annonce la déferlante à venir des films transalpins sur le sujet. Après avoir dominé le marché du péplum dans les années 50/60 puis celui du western dans les 60/70, l’Italie va connaître un regain d’activité dans les années 80 en surfant sur la vague des succès de l’époque et en produisant d’innombrables copies de Mad Max, Conan, Indiana Jones et consorts. Parmi cette multitude de navets assumés, le film de zombies figure en bonne place et se révèle même souvent moins nanardesque que la majorité des productions fantastiques italiennes.

L’instigateur de cette vague zombie bolognaise est le grand Lucio Fulci qui redynamise le genre avec L'Enfer des Zombies (Zombi 2), sorti en 1979. À la suite de la découverte d'un bateau abandonné naviguant, des policiers montent à bord, mais se font agresser par une créature sanguinaire qui résiste aux balles, puis plonge dans l'eau. La fille du propriétaire du bateau enquête donc avec un journaliste sur une piste qui les mène sur une île tropicale infestée de morts-vivants. Le succès de ce film tient autant au phénomène du film de zombie qui déferlait au début des années 1980 qu'à la violence de ses scènes gores. Violence qui a valu à ce film plusieurs interdictions (notamment en Grande-Bretagne, en Allemagne ou en Norvège).

Avec ses 30 millions de dollars de recettes, le film de Fulci va engendrer une foultitude de projets similaires. La Terreur des Zombies (Zombi Holocaust), réalisé par Marino Girolami (sous le pseudonyme de Frank Martin) en 1979 est de ceux-là. Une série de vols d'organes dans un hôpital new-yorkais conduit les enquêteurs à l'île de Kito, le dieu cannibale, perdue dans l'archipel des Moluques. Ils sont rapidement confrontés à des cannibales puis à des zombies créés par le sinistre Docteur O'Brien. Entièrement fait et produit en Italie, ce film a des douzaines de fins et titres alternatifs comme Doctor Butcher M.D. / Zombies Cannibal Ferox / Carnage / Zombie Carnage / Zombie 3. Il s'inscrit dans la tradition des films de zombies réalisés par George Romero ou Lucio Fulci. Tourné sur le même plateau que L'Enfer des Zombies de Fulci, La Terreur des Zombies en reprend une partie des acteurs, des décors, voir de certains plans…

Virus Cannibale (appelé également L'Enfer des Morts Vivants ou Hell of the Living Dead et dont le titre original est Virus) est un film italo-espagnol réalisé par Bruno Mattei, sorti en 1980. En relatant une prise d'otage faites par des écologistes dans une centrale nucléaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée, une journaliste et son cameraman apprennent que des expériences étranges devant régler le problème de la surpopulation ont lieu dans cette centrale. Ils se rendent alors sur place, accompagnés de quatre soldats d'élite en mission secrète et vont découvrir que ces expériences ont le don de transformer des gens récemment décédés en morts-vivants affamés de chair humaine.

L'Avion de l'Apocalypse (Incubo sulla città contaminata) est un film italo-mexicano-espagnol réalisé par Umberto Lenzi, sorti en 1980. Un avion sorti de nulle part atterrit sur la piste d'aéroport d'une grande ville. Il en sort une horde de zombies aux visages défigurés et assoiffés de sang humain. Commence alors une épidémie incontrôlable… Il s’agit plus là d’une histoire de contaminés que de morts-vivants même si le résultat est exactement le même. Victimes d’une fuite ayant eu lieu dans une station de recherche nucléaire, les contaminés deviennent de terribles monstres à la recherche de sang neuf.



















L’année 1980 voit également le retour de Lucio Fulci derrière la caméra pour Frayeurs (Paura Nella Città dei Morti Viventi). Alors qu'un prêtre se suicide par pendaison dans le cimetière de Dunwich, une jeune femme tombe en profonde catalepsie lors d'une séance de spiritisme. Considérée comme cliniquement morte on s'apprête à l'enterrer dans un cimetière de New-York. Un reporter intrigué par ce décès pour le moins mystérieux se rend sur place avant son inhumation. Les cris provenant du cercueil prouvent que la jeune femme est bel et bien vivante. Après l’avoir secourue, le journaliste apprend que la pendaison du prêtre a eu pour effet d'ouvrir les portes de l'enfer et que les créatures qu’il renferme se déchaîneront sur la terre si les portes ne sont pas refermées avant la Toussaint…

Toujours en 1980, L’un des grands maîtres du gore italien, Joe D’Amato, réalise La Nuit Fantastique des Morts-Vivants (Le Notti Erotiche dei Morti Viventi) où un promoteur immobilier part en bateau avec sa petite amie et un marin, le ténébreux et robuste Larry. Alors que le sexe rythme leur petite croisière, ils arrivent à leur destination : une île mystérieuse que le promoteur en question veut plus ou moins changer en espace touristique. Le lieu est uniquement habité par une jeune femme et un vieil homme, qui ne tarderont pas à ressusciter les morts du coin pour faire fuir le petit groupe...

Le Manoir de la Terreur (Le Notti del Terrore) nous vient une fois de plus d’Italie et a été réalisé par Andrea Bianchi en 1981. Trois couples sont invités à passer la nuit chez un riche industriel. Non loin du manoir, un spéléologue fou réveille une légion de mort-vivants affamés. Les créatures d’outre-tombe s'attaquent aux convives ainsi qu'au propriétaire… Sorti également sous le titre de Zombie 3, le film de Bianchi fait plus que s’inspirer de L’Enfer des Zombies, réalisé deux ans plus tôt, où on retrouve des morts-vivants caractéristiques, grouillants de vers de terre…

L’infatigable Lucio Fulci revient au genre avec L'Au-delà (E tu Vivrai nel Terrore - L'Aldilà), sorti en 1981. Comme dans son précédent film, des créatures de l’Enfer sortent des ténèbres et viennent hanter les vivants grâce à une porte situé sous une ancienne battisse ancestrale.















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