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Wasei Kingu Kongu (1933)/Edo ni Arawareta Kingu Kongu (1938)

 
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SKULL.ISLAND
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MessagePosté le: 24/03/2017, 11:51    Sujet du message: Wasei Kingu Kongu (1933)/Edo ni Arawareta Kingu Kongu (1938) Répondre en citant

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WASEI KINGU KONGU (1933) + EDO NI ARAWARETA KINGU KONGU (1938)

LES “VRAIS-FAUX“ KING KONG JAPONAIS








Wasei Kingu Kongu et Edo ni Arawareta Kingu Kongu sont deux productions japonaises réalisées dans les années 30 et restées confidentielles en dehors de leur pays d’origine jusqu’à ce qu’Internet vienne s’en mêler et les jette en pâture à un monde incrédule. Suscitant à la fois débats passionnés et interrogations légitimes, voire une certaine méfiance, les King Kong japonais d’avant guerre entretiennent un mystère qui n’est pas près d’être totalement éclairci. Après de très succinctes évocations sur notre forum, il était temps de lever une partie du voile qui les entoure.

Mais, avant d’en parler plus en détail, un petit récapitulatif des faits s’impose car leur (re)découverte est assez sinueuse :

C’est depuis une quinzaine d’années seulement qu’ont été exhumé de l’oubli ces deux films dont (presque) personne ne soupçonnait l’existence jusqu’alors. Toutes deux réalisées dans les années 30 au Japon, ces œuvres ont créées la stupéfaction chez les fans de King Kong, à la fois par leur ancienneté, leur révélation tardive (alors qu’on croyait presque tout connaître du gorille géant) mais aussi, et surtout, part le fait qu’elle sont désormais totalement invisibles, réputées perdues à jamais. En effet, d’après les historiens, environ 99% de la production cinématographique japonaise d’avant guerre a été détruite lors des bombardements alliés de la deuxième guerre mondiale. Les deux bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 ont bien évidemment participées de façon considérable à ce triste constat. En l’absence de toute trace d’une copie quelconque, il est donc pour l’instant admis que ces films ont irrémédiablement disparus.

Des sites comme IMDB ou Wikipedia ont été les premiers à les porter à notre connaissance. A l’époque, tout au plus avions nous droit à une maigre fiche technique et une traduction anglaise des titres : Wasei Kingu Kongu (Japanese King Kong) / Edo ni Arawareta Kingu Kongu (King Kong Appears in Edo), pas même un début de pitch. Devant les rares infos dont nous disposions, certains ont même cru à un canular, arguant du fait que ces films n’étaient même pas mentionnés dans les catalogues nippons recensant les sorties de films, en tout cas pas avant 2005 (néanmoins, l’expert en films japonais August Ragone affirme avoir trouvé une trace de Edo ni Arawareta Kingu Kongu dans un pressbook de 1978). De plus, la seule photo disponible alors était d’une taille fort réduite, sans que l’on sache à quel film elle faisait référence. Pour ne rien arranger, de nombreux articles se rapportant à Edo ni Arawareta Kingu Kongu illustraient leurs propos par cette seule photo, entretenant par là une certaine confusion puisque celle-ci se rapportait en fait à Wasei Kingu Kongu. Edo étant l’ancien nom de Tokyo alors que le Japon était encore dans ce qu’on appelle sa période médiévale (qui prit fin vers 1867), beaucoup ont cru que le film se passait donc à cette époque (ce qui est vrai) mais que l’on avait ajouté des immeubles modernes influencés par l’expressionnisme allemand – ou d’inspiration « caligariesque » comme diront certains - pour que Kong puisse les escalader (ce qui est faux).

Un peu plus tard (en 2009), est apparu sur le Net un second document se référant bien cette fois-ci à Edo ni Arawareta Kingu Kongu mais dont le format, de la taille d’un timbre poste, permettait à peine d’apprécier la teneur du film. Il fallut encore attendre de longs mois avant que ce document soit diffusé dans des proportions qui laissaient enfin entrevoir à quoi pouvait ressembler Edo ni Arawareta Kingu Kongu. Bien qu’il en ait l’aspect, le document ne représente pas l’affiche du film mais un encart publicitaire paru en 1938 dans un magazine consacré au cinéma. Sur quatre des six photos qui constituent cette publicité, on remarque que le singe est d’une taille humaine, son gigantisme n’étant apparent que sur les deux photos restantes. Reste à savoir si ces deux clichés reflètent la « réalité » où s’il s’agit d’un montage destiné à faire croire à une créature géante puisque le synopsis officiel, désormais connu, ne fait pas mention d’une telle démesure chez l’animal, comme nous le verrons plus loin. Quoi qu’il en soit, depuis quelques années les informations remontent peu à peu à la surface et il s’avère finalement que ces deux films ne sont pas tout à fait ce que nous pensions, où du moins ce que nous espérions.

Ci-dessous : les images respectives de Wasei Kingu Kongu et Edo ni Arawareta Kingu Kongu telles qu’elles ont été diffusées sur le Net à l’origine. Plutôt frustrant n’est-ce pas ?





WASEI KINGU KONGU
Japon / 1933 / Muet / N&B / 30 mn env.


Réalisation : Torajirô Saitô
Scénario : Akira Fushimi
Photographie : Yoshio Taketomi
Production : Shochiku Studios
Interprètes :
Isamu Yamaguchi (Santa / King Kong)
Nagamasa Yamada (Koichi)
Yasuko Koizumi (Omitsu)
Kotaro Sekiguchi (Seizo)
Takeshi Sakamoto (Yokoshima)







Santa et son ami Koichi sont des vagabonds sans le sous qui survivent en grappillant quelques pièces dans la rue. Santa est éprit de la belle Omitsu dont le père n’apprécie guère qu’elle fréquente un mendiant et brise leur union en cherchant pour sa fille un prétendant plus fortuné.
Désespéré, Santa arpente les rues à la recherche d’un emploi qui lui permettrait de récupérer sa bien aimée. Toutes ses tentatives se soldent par des échecs mais la sortie de King Kong, dont le succès est colossal, lui donne l’inspiration. Il récupère un costume de singe avec l’intention d’interpréter le gorille géant dans un théâtre de vaudeville. Séduit par l’idée, le directeur d’une salle accepte de lui donner sa chance et lui fournit quelques accessoires pour parfaire son numéro : immeubles en carton, avions miniatures, ainsi qu’une poupée sensée représenter la fiancée du roi de Skull Island. Le spectacle rencontre un succès immédiat, permettant à Santa de se rapprocher de son but.
Un jour, alors qu’il est sur scène, il aperçoit dans l’audience Omitsu en compagnie de son nouveau et richissime fiancé. Fou de rage, il saute de la scène et poursuit le couple, semant le chaos dans la ville et emmenant à ses trousses pompiers et chasseurs qui le prennent pour un vrai gorille échappé d’un cirque ou d’un zoo. Finalement, Santa rattrape son rival et l’assomme avant de lui passer le costume de singe, le laissant inconscient dans les rues de tokyo. Peu après, Santa est rejoint par Koichi qui lui annonce que le propriétaire du théâtre est prêt à lui verser une somme conséquente pour sa performance. Grâce à cet apport d’argent, Santa est désormais en mesure d’épouser Omitsu pendant que son ex adversaire est accusé de tous les maux.


Wasei Kingu Kongu est un court-métrage muet d’une trentaine de minutes (3 bobines). Il est sorti au japon le 5 octobre 1933, soit trois semaines à peine après son illustre modèle (King Kong a été distribué sur le sol nippon le 24 septembre par la Shochiku, justement à l’origine de Wasei Kingu Kongu)





L'affiche japonaise de King Kong.





Le logo de la Shochiku.




Son format ainsi que sa date de sortie peuvent laisser supposer qu’il fut réalisé à la hâte pour profiter de la sortie du classique de Shoedsack et Cooper. Selon toute vraisemblance, le film a été fait sans la permission de RKO Pictures, qui possédait les droits du personnage de King Kong à l'époque. Apparemment, les imitations japonaises des succès occidentaux n’étaient pas rares à l’époque. Maenden (1915) de Murayama Kaita par exemple, était une copie du classique d’Edgar Allan Poe “Double Assassinat dans la Rue Morgue” où un singe doté de super pouvoirs reproduisait les meurtres de la Rue Morgue dans un Tokyo contemporain.
Tout ce qui reste aujourd’hui de Wasei Kingu Kongu se résume à deux photos et quelques flyers. Les informations sur le scénario proviennent des magazines Kinema Junpo du 21 octobre 1933 et du numéro de décembre 1934 de Kagaku no Nihon (page 85)









EDO NI ARAWARETA KINGU KONGU
Japon / 1938 / Muet / N&B / 100 mn env.


Réalisation : Sōya Kumagai
Scénario : Daijō Aoyama
Photographie : Yōzō Okuda
Production : Zensho Kinema
Interprètes :
Reizaburo Ichikawa (Toba Hyoei)
Reiko Mishima (Chinami)
Eizaburo Matsumoto (Misato Magonojo)
Fuminori Ôhashi / Ryunosuke Kabayama (le singe)
Shojiro Ogata (Kuroami le bossu)
Noboru Takashima (Kawasaki Yuzuru)
Keinosuke Yashiro (Segawa Kinnosuke)
Shotaro Shiba (Azuma Tetsusaburo)
Shin Taga (Nakazawa Shinjûro)
Ryutaro Hibiki (Matsudaira Izunokami)





Publicité parue dans Kinema Junpo du 14 avril 1938.




L’action se passe à Edo (l’actuelle Tokyo) lors de la période médiévale du Japon. Une nuit, Chinami, la fille de Hyoue Toba, un riche notable, est kidnappée mystérieusement. En proie au désespoir, Hyoue offre une forte récompense à qui ramènera sa fille saine et sauve. Conduites par les hommes de main de Hyoue sous la direction de Yuzuru Kawasaki, les recherches s’organisent pour retrouver la jeune femme. Cependant, un des hommes de Hyoue, Magonojyō Gō, ne participe pas aux recherches puisqu’il s’avère être à l’origine du kidnapping, perpétré par un gorille dressé. La créature, qui servait d’animal de compagnie à Senbei, le père de Magonojyō, est l’instrument de la vengeance de ce dernier qui à un compte à régler avec Hyoue. Le notable voulait en effet forcer Senbei à contrefaire des pièces de monnaie mais, devant son refus, l’avait fait emprisonner et finalement tuer. C'est pourquoi Magonojyō, sous une fausse identité, avait proposé ses services à Hyoue afin de se rapprocher de lui pour se venger. Accompagné du singe, Magonojyō finit par coincer Hyoue et, sous la menace, offre de lui indiquer le lieu où sa fille est retenue captive en échange de l'argent de la récompense. Une fois la transaction accomplie, l’animal emporte alors le notable dans la cave secrète de Magonojyō comme prisonnier mais il devient enragé et tue Hyoue avant d’être mortellement blessé par ses hommes de main. Tandis que tout ceci se produit, Magonojyō quitte la ville avec l'or de son ennemi.

Selon certaines sources, le film a été scindé en deux parties lors de sa sortie. La première, intitulée Edo ni Arawareta Kingu Kongu: Henge no Maki (King Kong Appears in Edo: The Episode of Transformation) est sortie le 31 mars 1938, tandis que la deuxième, Edo ni Arawareta Kingu Kongu: Ōgon no Maki (King Kong Appears in Edo: The Episode of Gold ) a été diffusée une semaine plus tard, le 7 avril 1938. Chaque partie est composée de 5 bobines, représentant environ 50 mn de film. La première eu lieu au cinéma Yûrakukan à Asakusa, Tokyo. Tout comme Wasei Kingu Kongu, Edo ni Arawareta Kingu Kongu est un film muet dont les scènes sont entrecoupées de sous titres. Si, à cette époque, le muet n’avait plus cours aux Etats-Unis et en Europe depuis une dizaine d’années, cela restait encore monnaie courante au Japon, d’autant plus que Zensho (la compagnie productrice) était un studio spécialisé dans les petites productions et séries B, qui ne possédait pas l'équipement pour faire des enregistrements sonores (aucun des 173 films qu'ils ont produit entre 1936 et 1941 n’étaient parlant).

En se basant sur le synopsis officiel et le maigre matériel promotionnel (et en l’absence de toute indication contraire), certains pensent que le singe (qui ressemble plus à un Yéti) est appelé King Kong dans le titre du film seulement, et n’apparaît gigantesque que sur deux photos promotionnelles qui le montrent tenant Chinami dans la paume de sa main ou sur le toit d’une construction, faisant face aux hommes de Hyoue., ce qui amène à penser que Zensho voulait profiter de la ressortie de King Kong en 1938 pour faire passer leur singe comme gigantesque, ce qu’il n’était vraisemblablement pas. Selon une source, des personnes qui auraient vu le film en 1938 ne se rappelaient d’ailleurs pas d’un quelconque gorille géant.

Pourtant, un témoin de choix est venu jeter le trouble sur cette histoire. Le créateur du costume de Godzilla, Ryūnosuke Kabayama (qui plus tard changea son nom pour Fuminori Ohashi), un des premiers spécialiste japonais des effets spéciaux qui participa également à la création de Disneyland et apporta son savoir pour les masques de La Planète des Singes, déclarait dans une interview donnée en 1988 pour SciFiJapan.com : « Le premier modèle pris en compte comme réalisation spéciale artistique dans le cinéma japonais était un gorille géant que j'ai fait pour le film King Kong Appears in Edo il y a 50 ans. C'était aussi le premier film à présenter certains types d'effets spéciaux. » Au vu de cette déclaration, il semble donc y avoir une certaine contradiction sur la taille réelle du singe.

Si on se réfère aux photos de la publicité et au sous titre de la première partie (The Episode of Transformation) on peut éventuellement en déduire que le singe, d’une taille normale, subit une transformation qui l’amènerait à sa taille gigantesque au cours du film. D’après une autre mais unique source (donc à prendre avec des pincettes), c’est sous cette forme qu’il affronterait un bourdon géant puis se retrouverait prisonnier d’un piège tendu par Moloogra (un monstre géant tenant tout à la fois du lion et de la fourmi) où il serait harcelé par une horde d’éphémères qui ne lui laisserait aucun répit. En regardant bien le casting, on s’aperçoit qu’un acteur joue le rôle d’un bossu et, qui dit bossu dit en général savant fou, dont ils sont souvent les assistants préférés. Un savant fou pourrait expliquer le changement de taille du primate mais que ferait pareil individu à une époque médiévale. Et puis je vous l’accorde : tout ceci fait beaucoup de si ! De plus, le coté très Kaiju de cette variante (avec trois monstres géants !) se marie assez mal avec le script décrit plus haut.





Les informations sur le scénario proviennent du magazine Kinema Junpo du 1 mars 1938.





En conclusion, au regard des infos dont nous disposons aujourd’hui, il s’avère finalement que Wasei Kingu Kongu n’est pas un vrai King Kong mais plutôt une comédie dramatique qui rend hommage à sa façon au film de Schoedsack et Cooper. Sur ce forum, il serait plutôt à classer dans le topic Références à Kong dans les films/séries par exemple. Il en va de même pour Edo ni Arawareta Kingu Kongu, qui, s’il semblerait bien présenter un « vrai » gorille (qu’il soit géant ou pas), ne fait pas vraiment partie de la franchise puisqu’il n’aurait de King Kong que le titre. Pire encore : s’il s’avérait finalement que la créature soit d’une taille normale, le film rejoindrait direct la case Faux King Kong alors qu’il paraissait au départ plus prometteur que Wasei Kingu Kongu. Toujours est-il que voilà deux films qui n’ont pas fini de nous faire fantasmer !
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MessagePosté le: 24/03/2017, 14:01    Sujet du message: Wasei Kingu Kongu (1933)/Edo ni Arawareta Kingu Kongu (1938) Répondre en citant

Merci de nous faire découvrir toutes ces productions obscures, Skull.

J'ignorais que King Kong fascinait déjà le pays du Soleil Levant bien avant la Tōhō.
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Pijalk
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MessagePosté le: 24/03/2017, 18:48    Sujet du message: Wasei Kingu Kongu (1933)/Edo ni Arawareta Kingu Kongu (1938) Répondre en citant

Dossier très intéressant Skull, bravo ! Je n'en avais jamais lu d'aussi instructif sur ces deux films perdus
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T-REX 95
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MessagePosté le: 24/03/2017, 19:41    Sujet du message: Wasei Kingu Kongu (1933)/Edo ni Arawareta Kingu Kongu (1938) Répondre en citant

Toutes les connaissances que j'avais de ses deux curieux films depuis ces dernières année ne constituent qu'a peine un quart de ton superbe focus, pour faire simple j'ignorais totalement que leurs résumés respectif avaient été retrouver. Merci SKULL.

Ainsi comme tu le soulignais que ses films ne sont pas ce qu'ont avaient pu imaginer, ses deux métrages font partie des mystères qui une fois percè à jour nous donne le ressenti qu'on aurait préféré qu'il ne le soit pas afin de permettre les fantasme les plus fou.
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Titou.65
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MessagePosté le: 25/03/2017, 01:27    Sujet du message: Wasei Kingu Kongu (1933)/Edo ni Arawareta Kingu Kongu (1938) Répondre en citant

Wow
Un vrai plaisir a lire mon cher Skull et je pèse mes mots. Tu lève une partie du voile sur ces deux métrages fantasmagoriques.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:00    Sujet du message: Wasei Kingu Kongu (1933)/Edo ni Arawareta Kingu Kongu (1938)

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